Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

C’est pour quand le prochain?

Filed under: mai 2015 — happy wife at 8:44 on lundi, mai 11, 2015

Petit retour aux sources aujourd’hui (sources vieilles d’un mois et demi). Je chiale! Il faut bien accepter sa vraie nature. Et dans ma forêt intime, celle qui crée ma fantastique personnalité (Je ne suis pas juste chialeuse, je suis très humble aussi. Vous l’aviez remarqué?), il y a une grande part de haine envers les règles sociales non-écrites que certains ont oublié de lire (ou de « non-lire »).

Je vais me concentrer sur les incursions dans ma bulle oh! combien précieuse concernant la vie familiale, bien que nous savons tous qu’elles surviennent plus souvent qu’à leur tour, même sans enfant. Vous avez déjà rencontré un de ces personnes dans la rue, au magasin, au restaurant, au parc ou tout autre endroit qui n’est PAS votre maison donc, où vous ne l’avez PAS invitée, qui agit avec vous comme de vieilles connaissances et qui s’en permet? Je vous vois tous et toutes opiner du bonnet. J’assume que tout le monde comprend ce que je veux dire. Sinon, vous êtes bien chanceux! (Mais vous pouvez lire quand même. Vous allez voir, c’est très bon!)

Ce récit débute lorsque je suis tombée enceinte. (Hein! Hein! Vous êtes tous surpris!) Je suis une de ces chanceuses qui a développé sa bedaine sur le tard. J’ai donc, eu la paix longtemps. Mis à part durant les cours prénataux. Toutes ces questions d’inconnus « Savez-vous le sexe? Je pense que ça va être une fille. » (WTF?) « T’es due pour quand? » « As-tu des nausées? » Et ainsi de suite. Je me suis dit, naïvement, que c’était circonstanciel. Que les mamans et quelques papas du groupe étaient curieux. Le plus souvent, ils me posaient la question pour, finalement, y répondre même si je ne la renvoyais pas. (Je sais. J’ai fait le test.)

Soudain, Ze bedaine a fait irruption autour du 7e mois. Là, j’ai découvert que j’étais devenue un lieu public. Le touchage de mon ventre rond « pour la chance » sans demander la permission, évidemment. Souvent, je n’avais droit à aucun avertissement. Juste la surprise de me faire taponner par un étranger. Les questions intimes et les anecdotes toutes aussi intimes que je ne souhaite pas entendre du tout. Les jugements « Vous voulez pas savoir le sexe? Vraiment » Et, la pire selon moi: « Tu dois être du pour bientôt!? Regarde-moi le ventre, toi! » Hum… Pas avant 2 mois… Toi, t’as des grosses fesses, BTW. Eh non, malheureusement ce n’est que mon imagination qui parle. Je suis trop bien élevée pour répondre de la sorte (Merci maman). Alors, je me questionne sur la pensée collective de notre société (Attention, enjeu POLITIQUE, ici). Pourquoi la population se donne-t-elle le droit de faire invasion dans la vie privée d’une femme juste parce qu’elle est enceinte? Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable? J’ai eu le goût de me terrer dans ma chambre, sous les couvertures jusqu’à ce que le petit miracle se pointe le bout du nez.

Erreur! Ça déculpe, ce manque de savoir-vivre là, lorsqu’un tout petit mignon poupon fait son apparition dans le vrai monde. Allez les doigts dans la poussette, et que je te chatouille les orteils, et que je te mets un doigt dans le nez en visant ta joue. EILLE! Garde tes microbes pour toi, je vais garder les miens pour moi. (Là, je pouvais être un peu moins polie et mettre ça sur le dos du post-partum.) Au-delà des attouchements (oui, oui. Vous avez bien lu.), il y a aussi les jugements du genre « Oh! Ce qu’elle est dodue! Elle doit boire VRAIMENT beaucoup de lait…? » « Tu ne l’allaites pas…? » « Tu fais du portage…? » Notez que c’est toujours dit sous forme de question, pour éviter la confrontation, mais les points de suspension à la fin de la phrase vous trahissent! Il y a aussi ceux qui s’essayent « Quel joli garçon! » Wrong! C’est une fille, même si son chandail est vert. Pourquoi la population se donne-t-elle le droit de faire irruption dans la bulle d’un fragile poupon? Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable de juger les choix des parents sous prétexte qu’ils sont différents? Des envies d’ermite me sont apparues. Je nous imaginais tous les trois seuls, dans un shack dans le fond d’un bois. Mais bon, mon conjoint, appelons le joyeux papa, a refusé ma solution avec comme seule raison: « Tu capotes! » Remarquez qu’il n’avait peut-être pas tort.

Puis, un jour, ton enfant grandit et est capable de faire les yeux qui veulent dire « je ne te connais pas, laisse-moi tranquille ». Les gens font des sourires, envoient parfois la main mais, le plus souvent, le laisse aller en paix. Ah! Soulagée en observant ces comportements sociaux plus acceptables, je me dis que c’est le début d’un temps nouveau. Nous voilà devenus des oiseaux. Mais le répit fût de courte durée puisque LA question, vraisemblablement incontournable à toute conversation avec une mère, a fait son apparition rapidement. Vous me voyez venir? Allez, tous ensemble: « C’est pour quand, le prochain? » On peut-tu procréer comme on veut? Toutes les mères l’ont entendue maintes et maintes fois. Même les mères de famille nombreuse se le font demander après le 19e enfant. Quelle question inadéquate. Surtout que les gens qui la posent ne s’attendent pas toujours à une réponse franche. Ils sont donc pris de court et fortement mal à l’aise lorsqu’on leur répond qu’il n’y en aura pas d’autres. (Ça, c’est mon petit plaisir malsain. J’adore les malaises.) Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable de demander aux parents leurs intentions de copuler? Le shack à refait son apparition dans mon esprit. Joyeux papa toujours contre l’idée, je me suis dit que, peut-être si j’en faisais mention dans un billet sur mon blogue, ça changerait les choses.

Donc, en attendant que ce texte face le tour de la Terre, ou le tour du Québec, je m’amuse à créer des malaises en répondant parfois trop franchement aux questions, selon moi, déplacées des gens qui se croient tout permis vis à vis ma famille. Parfois, j’insère un élément perturbateur, un mensonge éhonté le plus souvent, juste pour voir apparaitre les regards réprobateurs des poseurs de questions. Et je m’amuse, mais je m’amuse au dépend de la population!

Je terminerai en disant ceci: Toi, lecteur, si le chapeau te fait… 😉

The happiest of wives

Welcome to my world!

Filed under: mars 2015 — happy wife at 9:57 on lundi, mars 23, 2015

En cette journée froide de mars, je décide de me lancer et de créer un blogue sur la vie familiale des temps modernes. Pourquoi? Pourquoi pas!

Si quelques parents complexés peuvent en tirer un petit brin de bonheur, ce sera mission accomplie! N’ayez aucune inquiétude, je ne crois pas que vous trouverez ici une nouvelle vision de la maternité ou un angle fraîchement découvert. « Toute du vieux stock » Du réchauffé. Juste une maman qui tente de trouver l’équilibre et qui espère réchauffer quelques cœurs au passage.

Alors, commençons avec un grand boom, une montée de lait, un billet de pur chialage. Vous êtes prêts? C’est parti!

 

 

Désolée messieurs, j’ai bien cherché une image d’homme avec huit bras qui tient aussi un bébé mais, ça semble être le fardeau de la femme aux yeux de la société et des dessinateurs. Je vous le concède, je n’ai pas cherché bien longtemps. Et je tiens à souligner le travail exceptionnel de plusieurs papas de ce monde qui se démènent pour occuper une grande place dans la vie familiale. Mais la question reste: Pourquoi? Pourquoi, dans mon esprit de jeune femme libérée qui croit à l’égalité des sexes, je me retrouve toujours à en prendre beaucoup trop sur mes frêles épaules simplement parce que « c’est mon rôle »? Je me dois de cuisiner santé, sinon c’est mauvais pour toute la famille. Je me dois de garder la maison propre et bien rangée, sinon les gens pourraient me juger (drame). Je me dois de performer dans tous les aspects de ma vie, sinon… Je me dois de conserver un corps svelte, sinon… Sinon, sinon, sinon…

Depuis que je suis mère, je pense que mon rôle, s’est de me sentir coupable. Me sentir coupable lorsque mon conjoint m’aide avec les tâches ménagères parce que lui aussi, travaille fort toute la journée et a envie de se reposer. Me sentir coupable lorsque je n’ai pas envie de cuisiner et que je sers du Kraft Dinner à ma fille (bien qu’elle ADORE). Me sentir coupable lorsque j’ai plus envie de regarder la télé que de jouer aux dinosaures. Me sentir coupable lorsque je suis malade parce que, franchement, quelle maman à le temps d’être malade?

Je me retrouve donc, depuis bientôt cinq ans, à jongler les diverses responsabilités, activités, tâches, etc. telle une artiste du Cirque du Soleil et à me sentir coupable hum… TOUT LE TEMPS! Pourtant, je mets tous les moyens à ma disposition pour calmer se sentiment désagréable et envahissant qui semble s’être déclenché la seconde où j’ai donné la vie. Partage des tâches pour alléger la routine quotidienne, yoga, vélo stationnaire au sous-sol pour ne pas avoir à aller au gym et devoir laisser ma famille seule durant 1h30 (ouin…), me faire croire que je m’entraîne pour ma bonne santé et non pas pour le look, méditation en tentant de focaliser mon attention sur la notion de lâcher prise.

Tiens, parlons-en, du lâcher prise! Quossé ça?? Un concept inventé pour être sur qu’on n’en finisse jamais avec la culpabilité? Je ne me sens pas déjà assez mal, en plus, je suis incapable d’atteindre le sentiment de « lâcher prise ». Pendant la méditation, je fais des listes. Durant le cours de natation de pouliche, je pense aux dossiers urgents au boulot lundi. Je la cherche encore LA mère qui a lâché prise. Cette mère là devrait donner des cours, faire des conférences, écrire des livres (ou un blogue), partager son secret, quelque chose! Ceci dit, en bonne girouette que je suis, je crois qu’il y a un grand avantage à toute cette pression qu’on s’impose… Qu’on se le dise, il n’y a pas plus efficace qu’une mère qui se sent coupable! Ça marche aux toasts avec ces femmes là. Biberon, sac à couches: Pas l’temps de niaiser. Et, malgré le dix roues de chialage que je viens de pondre, les mères collectionnent les petits bonheurs à tous les jours, qu’elles soient culpabilisées ou non (awww, cute!).

Finalement, la réflexion que je porte aujourd’hui est bien peu originale (je vous avais prévenu!). Par contre, en prenant le temps de l’écrire et d’y injecter un peu d’humour, je me sens libérée et j’ai presque lâché prise en rédigeant ce billet (mais je dois passer acheter du lait et des œufs en allant chercher la petite). L’important, c’est que je vise le plaisir au quotidien avec ma famille et si le manque de rangement dans ma maison vous dérange, invitez-moi chez vous! 😉

The happiest of wives

 
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