Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Toute la vérité, rien que la vérité… Je le jure?

Filed under: avril 2015 — happy wife at 10:44 on lundi, avril 13, 2015

« Moi, quand j’étais jeune… »

Combien de fois avons-nous entendu cette introduction? Par nos parents qui veulent nous enseigner une leçon, nos amis qui veulent raconter une anecdote savoureuse, les grands-parents qui souhaitent dédramatiser une situation en la comparant à ce qu’ils ont vécu.

Récemment, j’ai plutôt reçu la question « Toi, maman, quand tu étais petite… » Maintenant qu’on se connait un peu, vous devinez que j’ai commencé à réfléchir et à me questionner, ou en bon français, je me suis fait aller le hamster. Et le questionnement suscité en moi par cette toute petite phrase sortie d’une toute petite bouche a mené à une prise de conscience, ou une claque dans la face : JE NE VEUX PAS RÉVÉLER CERTAINES VÉRITÉS À MON ENFANT. Pas maintenant, pas plus tard, pas jamais!

Pour vrai de vrai, y a-t-il un parent qui peut jurer n’avoir jamais menti à son enfant ou omis une vérité soit parce qu’il en avait honte ou pour éviter que sa progéniture suive ses pas? Non? Personne? C’est bien ce que je croyais.

Alors qu’on s’évertue à enseigner à nos enfants l’importance de dire la vérité et que c’est oh! combien vilain de mentir, voilà que je me retrouve à planifier les mensonges et omissions futures que je dirai à ma fille… Léger manque de constance. Pas trop fière, la p’tite mère. Tout ça, c’est sans parler des mensonges populaires auxquels nous adhérons pour « créer de la magie » (Oui, oui! Je dénonce le Père Noël et tout autre personnage fictif!)

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, je racontais ces anecdotes en détails à mon entourage pour les faire réagir ou les faire rire ou, encore, pour provoquer un échange d’opinion. Et, aujourd’hui, avec une petite pouliche de 4 ans qui court dans ma maison, une certaine pudeur s’empare de moi face à ces situations. Situations, mentionnons-le, que j’ai vécues et je ne m’en suis pas plus mal tirée. Jusqu’à maintenant, je peux même aller jusqu’à dire que je n’ai pas de regrets. Alors, pourquoi vouloir éviter d’exposer les oreilles chastes et pures de ma fille à ces expériences?

C’est que, voyez-vous, je peux déjà visualiser, au mot près, le genre de conversations qui découleront de certaines de mes expériences de vie. Quoi? Est-ce que je vous entends me demander un exemple concret tiré de mon vécu? Bon… d’accord. À la demande générale, voici un extrait d’une conversation future entre une mère et sa fille, inspiré du passé de votre auteure préférée:

Pouliche (qui a maintenant 14 ans): Mom, faudrait que tu signes ce formulaire là, please. Je vais me faire tatouer un signe chinois quelconque qui veut dire paix, même si, au fond, ça veut peut-être dire asperge et qui va matcher avec le tattoo de ma BFF. Elle, il va être écrit « amour » en sanskrit. (notez ici, la formulation sous forme d’affirmation. Pas de question fermée. Elle est intelligente et sais que cela mènerait à un simple non.)

 Happy wife: Ma chérie, je doute de ton choix. Un tatouage, c’est permanent. Je crois que tu devrais prendre le temps d’y réfléchir encore, pour être bien certaine de ton choix.

Pouliche: Mais moooom, ça fait déjà full longtemps que j’y pense! En plus, les parents de ma BFF ont déjà dit oui, EUX.  

Happy wife (qui souhaite mettre un terme à cette douloureuse conversation avant que ça ne devienne laid): Écoute ma belle, je ne pense pas que c’est une bonne idée. On s’en reparle quand tu auras plus réfléchit et que tu seras un peu plus vieille. (voilà ma future erreur #2)

Pouliche: Ah come on! T’avais mon âge quand t’as eu ton premier tattooBOOM!

Ma future erreur #1 étant d’avoir mentionné, un jour, l’âge auquel je me suis fait tatouer la première fois. Et maintenant, je n’ai plus aucun pouvoir, j’ai dévoilé mon jeu. Échec et mat. Voilà Pouliche qui court se faire tatouer « asperge » dans le cou. Et moi, qui pleure dans mon lit parce que je suis une mauvaise mère.

Wo minute! Je me laisse emporter. Tout cela n’est que dans mon imagination. Je sèche mes larmes à l’instant, chers lecteurs. Mais le dilemme est toujours présent. Qu’est-ce que je raconte à mon enfant et qu’est-ce que je garde pour moi? J’ai toujours été une grande fan de la vérité. L’honnêteté prend une trop grande place dans mon système de valeurs pour que je raconte des menteries à propos de mon vécu.

Peut-être serait-il temps de revoir une expression très utilisée: Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Dans notre future conversation, je répondrai à Pouliche: Fais ce que je dis, pas ce que j’ai fait.

Futur problème réglé! (S’il-vous-plaît, dites-moi que c’est aussi simple que ça…)

Je vous laisse là-dessus, pendant que je me berce dans mes illusions et que je suis plutôt satisfaite de mes futures capacités d’adaptation.

The happiest of wives

 

 
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