Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Jean Coutu, ça pogne-tu encore?

Filed under: juin 2017 — happy wife at 12:50 on samedi, juin 24, 2017

 

L’année scolaire est officiellement terminée! Pouliche a tout un tas de nouveaux amis qu’elle invitera tout l’été et aura tout de même SUPER hâte de voir à la rentrée. Pour les avoir vu interagir toute l’année, je ne peux m’empêcher de penser: Mais c’est dont ben facile de se faire des amis à 6 ans! Suffit de s’approcher de la personne ciblée, lui sourire (facultatif, mais un atout) et dire « Tu veux être mon ami? » Puis, tout dépendant de la réponse, nous partons en gambadant vers le carré de sable le plus près pour se construire notre château de rêve et s’inventer des histoires de chevaliers. 

Pourtant, je vis complètement le contraire. Pas que je suis seule, au contraire. Je suis entourée de ma famille que j’adore et de quelques amis proches avec qui je traîne depuis 25 ans et qui me connaissent mieux que mon propre époux. La vie étant ce qu’elle est, ces gens habitent tous plus loin les uns que les autres, nos horaires concordent peu et nous avons de la difficulté à nous voir sur une base régulière. En ce qui concerne ma ville, mon quartire, mon habitat naturel, je ne réussis pas ou je ne sais pas trop comment me faire des « nouveaux » amis. 

Déjà, où ça se trouve, des amis? Est-ce que c’est comme pour trouver l’amour? On se met cute, on allume notre radar dans les pubs, les épiceries, etc. et on attend de trouver LE prospect sur qui jeter notre dévolu? Est-ce qu’il y a une application style Tinder pour se faire des amis habitant dans un rayon de 50KM et moins dont je n’aurais pas entendu parlé? Est-ce qu’au Jean Coutu, on trouve vraiment de tout, même un ami?

Et, on fait comment? Je me vois mal approcher un illustre inconnu disant: « Tu veux être mon ami? » Puis, l’amener de force dans le carré de sable le plus près.

Blague à part, il est vrai que l’aspect rencontre reste le plus grand défi pour ma part. Et lorsque je rencontre finalement une personne intéressante, intelligente, qui partage certaines de me valeurs et qui ne me tape sur les nerfs (ça arrive pas souvent!), il y a toujours un petit fond d’insécurité qui m’envahit. Parce qu’il y a de fortes chances que le sentiment ne soit pas réciproque. Par peur de rejet, je choisis de me taire et de laisser cette personne passer.

De plus, tous semblent avoir des tas d’amis déjà. Nous sommes tous occupés par notre quotidien, notre marmaille, nos activités. Personnellement, j’ai de la difficulté à trouver des moments qui concordent dans nos horaires pour voir mon petit cercle social. Je me vois donc mal m’imposer dans la vie de quelqu’un déjà débordé. Puis avec le peu de temps libre dont nous disposons, je ne voudrais pas être la mauvaise amie qui refuse toutes les invitations. Me retrouver dans la position inverse où la personne n’est que très rarement disponible pourrait aussi être décevant. Par peur de déception, je choisis de me taire et de laisser cette personne passer. 

Les craintes, les inquiétudes, les peurs, ça nous ferme toutes les portes. Celles de l’amitié y comprises. La prochaine fois que je vais au Jean Coutu, je tenterai d’adopter une attitude d’ouverture!

Je suis curieuse (et je cherche des idées!) Vous avez rencontré vos nouveaux amis dans quel contexte, vous autres?

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Dans l’ancien temps…

Filed under: mai 2017 — happy wife at 11:37 on mercredi, mai 24, 2017

Je ne sais pas si c’est parce que je suis entourée de gens qui pensent un peu comme moi (qui se ressemble s’assemble), mais il y a définitivement une vague de changement ces derniers temps. Dans ma vie, celle de mes proches et de mes « amis » sur les réseaux sociaux. 

Une tendance à reculer. C’est-à-dire, prendre du recul. Observer nos choix quotidiens, notre train de vie, nos dépenses, nos consommations, notre empreinte écologique, etc. Ensuite viennent les changements. Les plus populaires (de mes observations aucunement significatives); consommer moins, vivre plus simplement, cuisiner plus, faire pousser nos légumes dans un potager, faire du yoga, de la méditation, de l’introspection. De plus, plusieurs femmes souhaitent, rêvent, et les plus courageuses réalisent ce désir, être maman à la maison. 

Je vois tout ça passer sous mes yeux. Je participe au mouvement aussi. Des torrents de mamans #comblées, qui ont une fournée de muffins #homemade et #vegan qui refroidissent sur le comptoir pendant que les enfants #mavie jouent avec des jouets en bois #écologiques. 

J’exagère. Puis, je fais tout ça. Seulement, ça me ramène en arrière. #backtothefuture « Dans l’ancien temps », lorsque ce n’était pas un choix de faire son pain et de prendre soin de notre marmaille en attendant le retour du mâle avec le souper prêt et chaud sur la table. Je ne peux m’empêcher de me demander; qu’est-ce qui s’est passé entre ces deux époques?

Tout un tas d’avancements pour les droits de la femme. Ouverture d’esprit. Égalité des sexes. Femmes sur le marché du travail. Des années lumières parcourues en quelques décénies. 

Mais chaque avantage a son inconvénient. Le syndorme de la super maman est apparu. Sentir la pression d’être une maman parfaite, une ménagère parfaite, une employée parfaite, une épouse parfaite. La charge qu’une femme peut déposer sur ses épaules pour satisfaire les critères qu’elle s’impose est imprésionnante. Louis Cyr, tu peux aller te rhabiller!

Ce retour aux sources qui semble grandir en popularité est, à mon humble avis, essentiel pour notre santé mentale. Parce qu’au final, l’équation est simple. Tu consommes moins, tu dépenses moins. Tu dépenses moins, tu travailles moins. Tu travailles moins, tu as plus de temps avec ta famille, tu es moins stressé. #monopinion

Ce qui est beau de notre époque, c’est qu’on a le choix. Si tu as envie de travailler 80 heures par semaine parce que tu trippes sur ta job, tu peux faire ce choix là. Si tu as envie d’être maman à la maison, choisis se style de vie. Si tu as envie de faire un peu des deux, enweye dont!

Je sais pas pour toi, mais je ne retournerais pas dans l’ancien temps pour tout l’or du monde. #sansjugement

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$ Money, Money $

Filed under: janvier 2017 — happy wife at 11:12 on lundi, janvier 30, 2017

J’avais envie de raconter ma dernière escapade à la caisse populaire. T’sais, quand tu y vas pour autre chose que passer au guichet automatique. Quand il faut que tu t’assois dans un bureau avec un employé. Quand il faut que tu dévoiles ton salaire. T’sais, ce moment-là. 

Donc, je suis assise dans le bureau beige, sur une chaise grise en face d’une employée un peu verte (elle avait besoin de vacances.) L’employée me pose tout un paquet de questions pour remplir mon dossier. Puis, vient le moment fatidique: « Quel est votre salaire annuel brut? »

Fait que je lui dis. (Non, tu ne le sauras pas. ;)) Elle a un moment d’hésitation. Elle n’entre pas le montant dans l’ordinateur. Elle me regarde sans dire un mot. Comme je connais assez personnellement mon chèque de paie, je sais bien que j’ai pas fait d’erreur alors j’attends. Finalement, elle perd au jeu du silence et me dit: « Non. (Ça part mal.) Je vous ai demandé le montant brut. Ça, ce doit être le montant net. » 

Ben non, fille! Je gagne des peanuts, qu’est-ce que tu veux que je te dise! Je sais que je vis modestement, mais je pense que je regarderai pas à la dépense pis je vais t’acheter un peu de tact. Ah, pis je te gâte! J’ajoute un truck de professionnalisme. 

Je suis au courant que l’argent mène le monde. J’ai juste choisi d’essayer de pas laisser l’argent mener MON monde. Et je n’en suis pas peu fière! J’ai choisi de moins travailler. J’ai choisi un métier moins payant, mais où je m’épanouie, même si mes diplômes ne me servent pas. Je suis plus présente auprès de ma famille. Je confectionne tout ce que mes dix doigts et ma créativité me permettent de fabriquer au lieu d’acheter. Je magasine dans les friperies et je fais des échanges avec mes amis. Mes enfants n’ont pratiquement pas de vêtements neufs, et ils ne s’en portent pas plus mal. Je cuisine CONSTAMMENT et j’adore le faire. Il faut dire que je mange constamment aussi…

Je prends du temps pour faire, pour vivre, pour être. C’est comme ça que j’ai envie de vivre, en étant investie dans chaque moment. En n’étant moins stressée, moins pressée, mais avec moins de moyens. C’est qui je suis. Pour moi, c’est naturel, je n’ai pas à la forcer. Je pense que c’est la clé. Si tu dois fournir des efforts monumentaux pour vivre dans ton train de vie, ça devrait sonner une petite cloche. Que tu vives avec moins ou que tu vives dans le luxe, si t’es pas heureux, ça vaut pas la peine. 

Finalement, tous ces mots juste pour dire que le jugement fasse à nos choix de vie, c’est poche. Tiens toi le pour dit! 😉

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Supermom, mon oeil!

Filed under: janvier 2017 — happy wife at 11:58 on mercredi, janvier 18, 2017

Quand tu deviens maman, bien des mots changent de définitions ou des nuances s’ajoutent. Un qui me vient en tête est « productivité. » Parce que pré progénitures, une journée productive incluait le ménage complet de la maison en plus de laver les murs, cirer le plancher et polir l’argenterie pour ensuite faire les courses et cuisiner un gigot d’agneau en cuisant mon pain maison et le lavage (t’sais quand on faisait juste une brassée par semaine.) Le tout maquillée, coiffée, habillée dans des vêtements flatteurs et sentant la rose avec des yeux reposés. 

Maintenant, ma définition d’une journée VRAIMENT productive constitue à réussir à prendre une douche et passer l’aspirateur sans être interrompue par Bébé Doux qui pleure. En même temps, je passe mes journées collée avec mes enfants, même si je pue parce que je n’ai pas eu le temps de me glisser sous la douche… Je ne suis pas à plaindre!

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Keep up! Tu ralentis le groupe…

Filed under: novembre 2016 — happy wife at 4:29 on mardi, novembre 15, 2016

J’ai une déclaration importante à faire: Bateau que mes enfants sont lents! Puis, on dirait qu’ils le font exprès, les p’tits mauzus. Si ce n’est pas un qui doit ABSOLUMENT trouver son autocollant de Spiderman avant de quitter la maison pour une raison de vie ou de mort, c’est le plus jeune qui remplit sa couche (et son cache-couche, et son pantalon, et son habit d’hiver, alouette!) LA seconde où toute la tribu était prête à franchir le seuil de la porte. Quoi? C’est pareil chez vous!?! 

En plus, ils ont un sensor intégré qui sonne dès que les parents sont pressés, ces petites bêtes-là. (Oui, oui!) L’alarme retentit dans leur tête et répète en boucle d’une voix calme et apaisante: « Prend ton temps. Va moins vite. Savoure chaque seconde que la vie t’apporte. » Pendant ce temps-là, qu’est-ce qu’on fait nous, parents? On regarde l’heure avancé terriblement rapidement et répétant ad nauseam d’une voix stressée et anxieuse: « Dépêche-toi! » 

Le fameux « dépêche-toi »… Qu’est-ce qu’on peut le répéter dans une semaine, que dis-je, dans une journée! J’ai déjà fait le décompte un matin de semaine où Pouliche était particulièrement dans la lune et relaxe. Joyeux Papa et moi l’avons répété dans son intégralité ou selon les variantes inspirées du moment « Va plus vite. » « Tu perds du temps. » 17 fois. D-I-X-S-E-P-T-F-O-I-S!!! En un seul matin… Là, c’est dans ma tête qu’une alarme a sonné. Quelque chose nous échappe, c’est certain. Puis, je me suis imagé tout le stress que nous imposions à un si petit être. Je visualisais les muscles de son cou se tendre un peu plus à chaque répétition. Je pouvais voir une pré-adolescente anxieuse qui regarde sa montre toutes les 8 secondes. J’anticipais la catastrophe. 

Est-ce que mes enfants doivent absolument tenir un rythme de vie effréné comme le nôtre? Est-ce que c’est que je souhaite leur imposer? Non. En suivant leur rythme naturel, bien que plus lent, ils apprennent tellement plus. Je crois que c’est plutôt à nous de ralentir. Prendre le temps nécessaire pour chaque chose. Je pense qu’à ce niveau, nos enfants en ont beaucoup à nous apprendre. Chaque fois qu’on a envie de leur dire de se dépêcher, leurs actions nous proposent de ralentir. Mettons qu’on prend 10 minutes de plus pour s’habiller, le cadet aura le temps de boutonner lui-même sa chemise (langage sortie et tout!)

Avez-vous remarqué aussi qu’ils ne font qu’une chose à la fois? Et qu’ils y mettent toute leur attention? Peut-être une autre piste à suivre… Je dis ça de même. 

Nous, adultes, disons souvent que le temps passe trop vite, qu’on manque de temps, que la vie passe devant nous. (Je sais que tu te reconnais!) Et si c’était nous qui allions trop vite pour la vie? Encore une fois, je dis ça de même. On jase là… Nous sommes pressés, anxieux, impatients. Il y a définitivement quelque chose qui cloche. Observons nos enfants qui tentent désespérément de nous faire ralentir. Peut-être qu’ils possèdent une piste de solution…

 

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Élever une guerrière

Filed under: septembre 2016 — happy wife at 3:52 on mardi, septembre 6, 2016

En résumé, ma fille apprend la vie en nous regardant aller. Nous sommes loin (comme très loin) d’être parfaits, mais on travaille fort. On se tourne la langue 75 fois dans la bouche avant de lâcher une phrase du type: « Calme-toi. On dirait que t’as du sable dans le vagin. » On la laisse explorer ce qui l’intéresse, que ça soit catégorisé pour filles ou non. On fait notre possible… Et quand je pense à l’avenir de notre Pouliche, je la vois déjà défoncer des portes pour obtenir ce qu’elle veut, probablement en talons hauts (c’est qu’elle est coquette.) Toi, comment tu vois ta mini-guerrière dans le futur?

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Maman est malade.

Filed under: août 2016 — happy wife at 1:41 on lundi, août 22, 2016

L’autre soir, j’avais une date. Avec Joyeux Papa. Pour notre anniversaire de mariage. On avait vraiment envie de dépenser une fortune, alors on est allé au cinéma! Nous avons visionné Mères indignes. (C’était drôle.) Sans vouloir brûler de punch, c’est une gang de momans qui se tannent d’en faire trop, d’être au-delà des besoins de tous les membres de leur famille tout en menant une carrière florissante et font le party

Tu te demandes où se trouve le lien entre une comédie romantique un peu vulgaire et une mère malade? Je te comprends. Parfois, les liens qui se font dans les méandres de mon cerveau sont un peu boiteux. Je vais tenter de faire un tracer plus clair de mes réflexions vaseuses.

Mis à part l’aspect divertissement, le film m’a fait réfléchir à propos d’un thème que j’avais enterré depuis longtemps sous un tas d’autres préoccupations. De voir toutes ces mamans qui travaillent à temps plein et qui gardent leurs maisons si propres que Madame Blancheville est jalouse, en cuisinant tous les repas et collations (sans agent de conservation, de sucre, de gras trans et tout ce qui pourrait donner un bon goût de casse-croûte) et qui font partie de tous les conseils scolaires, groupes de parents et autres regroupement pour assurer le bien-être de nos trésors dans leur milieu éducatif (avant de se rebeller) m’a épuisée. Juste à relire cette phrase, je suis à bout de souffle. 

Je crois que le tableau dépeint au début du film est, sommes toute, réaliste. Malgré tous les discours « pro lâcher-prise » et « vive la délégation », je pense sincèrement que toutes les mamans ont le syndrome de la SuperMaman. 

Nous souhaitons toutes faire de notre mieux pour notre famille et donner tout ce que nous avons pour eux, quite à s’oublier et à s’épuiser. La clé du lien douteux se trouve ici: Je suis une personne avec une maladie diagnostiquée depuis 5 ans. Je t’épargne tous les détails médicaux plates; je suis épuisée en permanence, je perds tranquillement ma dextérité et toutes les articulations de mon corps auraient besoin d’une shot de Jig-A-Loo. 

Je suis une maman malade. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir le syndrome de la SuperMaman. De me réveiller avant tout le monde pour faire du yoga, de cuisiner un déjeuner chaud à ma famille et des lunchs santés, travailler toute la journée pour ensuite courir au parc tout l’après-midi avec Pouliche, puis revenir concocter un délicieux souper avec plein de fibres et de vitamines. Faire les devoirs et la routine bain-dents-dodo pour finalement faire la vaisselle, ranger la cuisine, passer le balai, ramasser les traineries, plier une brassée de lavage et honorer le lit conjugal avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée, épuisée à l’idée de recommencer le lendemain. 

Puisque je vis dans le déni, je continue à porter tout ça sur mes épaules malgré les difficultés de la maladie et les effets secondaires des médicaments, avec le sourire en plus. Mais le film m’a rappelé que j’avais, jadis, moi aussi pris la décision de déléguer et de lâcher-prise. Non pas pour faire la fête, mais pour prendre du temps pour me reposer et ainsi, assurer plus de temps de qualité avec ma famille. Décision que j’ai vite relégué aux oubliettes parce que… Ben parce que je suis une SuperMaman. Ou parce que je souhaite en être une. 

Malheureusement pour mes ambitions de super héroine, le body parle plus fort et parfois, je ne peux plus être SuperMan. Je ne suis que Clark Kent. Un être humain avec ses faiblesses et ses incapacités. Et Pouliche est intelligente et pose des questions. Il a fallu lui expliquer que maman est malade. Que non, toutes les mamans ne sont pas comme ça. Que oui, je vais avoir besoin d’aide. Etc., etc. #pénible

Dans les moments Clark Kent, je me sens faible, impuissante, « indigne » et coupable. Parce qu’il m’est impossible d’être la meilleure maman au monde. T’sais la version qui a huit bras et qui ne dort pas parce qu’elle n’en a pas besoin. J’ai l’impression de manquer à mon devoir. Et comme toute femme contrôlante qui se respecte, je ne tolère pas très bien le fait de ne pas être en contrôle de la situation. Puis être vulnérable devant ses enfants, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’estime de soi… En tant que maman, nous vivons toutes avec un peu (ou beaucoup) de culpabilité. Mais celle de la maman malade, selon moi, c’est un niveau au-dessus. Parce qu’il s’agit d’un fardeau que j’impose à tous mes proches. C’est là, ça va rester et c’est dérangeant. Deal with it, lil’ mama!

Pour moi, être une mère malade c’est être forcée de penser à soi-même une fois de temps en temps (plus souvent que ce que la SuperMaman en moi considère acceptable), de laisser aller certains aspects de la vie qui peuvent sembler majeurs, mais qui sont en fait superflus, être obligée de déléguer et accepter que les choses ne soient pas faites à ma façon, montrer une facette de soi fragile et vulnérable à ses enfants et son mari et accepter leur aide, leur amour et leur empathie. Dis comme ça, c’est presque sain! 

La conclusion de cette réflexion est positive, malgré le côté sombre de la maladie chronique. Que ce soit pour faire un peu le party, pour penser à soi ou pour amener ses enfants à être plus autonomes, être une « mère indigne » à ses heures, c’est bien. T’es-tu retrouvé dans le labyrinthe de mes pensées entre un film populaire et la maladie? J’espère que oui!

Trouver l’équilibre entre la SuperMaman, ma propre personnalité et la Mère Indigne devient mon objectif de vie. Toi? T’es une mère indigne, parfois?

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Objectif: pas le top.

Filed under: mai 2016 — happy wife at 2:22 on jeudi, mai 12, 2016

Reste environ une centaine de belles journées d’été avant que Pouliche ne commence la grande aventure de l’école primaire, des bulletins et des notes dans l’agenda. Crise d’anxiété, évidemment. 100 jours, c’est peu pour décider quel genre de parent-scolaire on veut être. Parce que tu veux pas te tromper, t’sais. 

J’ai toujours ben pris une décision: Ma fille, ni mes enfants futurs s’il y en a, ne seront pas les meilleurs, dans RIEN. S’ils le deviennent, ce sera à force de travail, de passion et de plaisir. Tu capotes, hein? Quelle mère indigne! Alors, je me livre. Je dois être honnête, la décision s’est un peu basée sur mon éducation. (Je ne suis pas la première mère indigne.) J’ai eu le privilège d’avoir des parents qui ne m’ont jamais laissée gaspiller mon potentiel, ni mon talent. Ils m’ont poussée à donner le meilleur de moi-même et à me dépasser. Le plus important; ne pas me comparer à PERSONNE. JAMAIS. Ils ont choisi d’élever un humain, une personne et non une performance. Merci, c’est très apprécié. 

Vous comprendrez donc que je vais essayer de répéter le pattern. Déjà à 5 ans, notre jolie Pouliche a essayé plein de choses plus diverses les unes que les autres, choisissant au gré de ses intérêts les activités de la saison: natation, soccer, ballet, karaté, cirque, cuisine, gymnastique et j’en passe. Notre demande est la suivante; Terminer la session à laquelle tu es inscrite et faire de ton mieux à chaque cours. Point. Jamais nous ne l’avons poussée à devenir Micheal Phelps, Zénadine Zidane, Anik Bissonnette, Jackie Chan, Guy Laliberté, Jean Soulard ou Nadia Comaneci. 

Plus tard, elle souhaitera poursuivre un rêve? On va l’encourager. Elle se découvrira plusieurs passions et chassera plusieurs petits rêves en même temps? Go for it

Je souhaite, à travers cette méthode, lui fournir l’espace nécessaire pour s’épanouir, apprendre à persévérer et mettre des efforts et du travail dans ce qui lui tient à coeur. J’espère aussi que ça lui permettra de se découvrir en tant que plus si petit humain et de respecter son propre rythme et ses limites.

Finalement, je crains un peu cette rentrée scolaire. J’ai peur que le milieu un peu trop rigide à mon goût de l’école brise toute cette belle magie et ce puissant sentiment de bien-être qui émane de sa petite personne. J’ai peur que les comparaisons fassent tout de même leur chemin dans son esprit. Que les notes inscrites au bulletin viennent saboter tous les efforts qu’elle aura mis dans ses projets scolaires. Mais, comme dirait moman; on travsera l’pont quand on s’ra rendu! En attendant, soi toi-même Pouliche. C’est ainsi que tu es la meilleure. 

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Définitivement une « tite-mère »

Filed under: mars 2016 — happy wife at 11:57 on mercredi, mars 2, 2016
Bon, bon, bon. Pouliche est grande, pas de bébé dans notre environnement. Malgré cela, j’ai comme conservé certaines manies de maman ou habitudes parentales. Nommons-les des réflexes de tite-mère, pour l’occasion. Quand je regarde tout ça avec un peu de recul, ça fait presque peur. À la limite de la démence, je pense ben. 
J’exagère, vous dites? Laissez-moi vous en citer quelques-unes:
 
– Commençons par le classique: Je brasse mon panier d’épicerie lorsque je ne marche pas. Et je vous ai aussi toutes vu faire, gang de mamans! On est là, toutes seules au IGA ou avec nos grands enfants qui courent dans les allées, à faire avancer et reculer le panier pendant qu’on lit les ingrédients sur la boîte de céréales. 
– Je demande à Joyeux Papa: « Veux-tu faire un ti-pipi avant de partir? »
 
– Même chez nos amis sans enfants (où tout est propre et bien rangé et harmonisé et épuré), je regarde minutieusement où je pose les pieds pour éviter de marcher sur un bloc Légo ou un petit soldat vert. 
– Je coupe TOUS les aliments en tous petits minis morceaux, même dans mon assiette. Même au restaurant en amoureux… 
L’eau qui coule, ça chatouille. Brosse, Brosse, Brosse. Il fait noir, noir, noir. À la garderie comme à la maison, copains copines nous rangeons et toutes les autres chansons du répertoire « faciliter les moments de routines avec les enfants » jouent en boucle dans ma tête (parfois à voix haute) lorsque je fais moi-même, toute seule, les dites routines. 
– Lors d’une soirée entre amis (t’sais pas d’enfants), je me surprends à dire « surveille ton langage » si un adulte qui est capable de faire ses propres choix de vie utilise des mauvais mots.
 
Pour ne nommer que quelques-uns de ces réflexes (parce que j’en passe vraiment beaucoup!), je pense que j’ai officiellement intégré le titre de tite-mère. Et vous, quelles sont vos manies de moman (ou de popa, pas de discrimination)? Vous vivez des épisodes de démence parentale, vous aussi?
 
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D’hier à aujourd’hui: la survie de la mère moderne.

Filed under: janvier 2016 — happy wife at 8:52 on mercredi, janvier 20, 2016

Dans mon entourage (très petit, tsé parce que je suis pas endurable), je remarque un retour en arrière.

Les momans disent plutôt « un retour aux sources. » Plus de télé, plus de purées, plus de couches jetables, que des jouets en bois, écologiques, locaux, sécuritaires, sans teinture. Je les trouve admirables, ces momans qui font des choix qui me semblent bien difficiles et laborieux. Maintenant que vous commencez à me connaître, vous savez que cette constatation m’a faite réfléchir un ti-brin. J’ai pensé aux mamans d’antan. Celles qui restaient à la maison et lavaient le plancher à quatre pattes avec une brosse dans une main en allaitant le plus jeune. Voici ce qui ressort de ma réflexion: MAN! Comment elles ont fait pour passer au travers sans s’arracher tous les cheveux de la tête?

Il y a, aujourd’hui, des services essentiels qui ont été inventés pour nous faciliter la vie à nous, pauvres parents débordés. Par exemple, le service à l’auto. Combien de fois ça vous est arrivé d’aller chercher les enfants à la course au service de garde parce que votre réunion a duré une éternité et de décider de passer dans une chaîne de fast-food presque pas connue pour cueillir le souper au (très) grand bonheur des 8 enfants assis à l’arrière de votre minivan? Trop souvent, me répondrez vous. Les mamans d’avant, elles faisaient comment?

Elles ont fait comment pour survivre à la vie de famille sans les mini-carottes, les fromages enveloppés individuellement en format collation, la section « repas préparés » à l’épicerie, le service de garde scolaire, la taille ajustable des pantalons pour enfants qui ont de très longues jambes et une toute petite taille, les lecteurs DVD intégrés dans la minivan. Hell! Comment s’en sont-elles sorties sans minivan??? 

Malgré toutes ces inventions géniales, on trouve encore le moyen de chialer… Je trouve que quand on se compare, on se console (un peu).

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