Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Le petit tab(&;?(*?*&;$

Filed under: juillet 2015 — happy wife at 8:40 on lundi, juillet 6, 2015

Les sujets tabous ne me font pas peur! Aujourd’hui, on cite l’église, on offusque les baby-boomers, on SACRE!!! Yes monsieur. Je parle de religion drette là. Je suis folle de même! Je réfléchis à l’impact de la religion, ou plutôt de la laïcité, sur l’éducation de nos enfants. Et sur leur langage. Les fameux mots « pas beaux », ceux qu’on interdit à nos petits. Ceux aussi qu’ils utilisent dans notre dos (ou dans notre face, pour nous faire réagir…)

Je vous mets en contexte (profitez-en, c’est gratuit!) Joyeux papa utilise les mots d’église à toutes les sauces. Je vous donne des exemples (gratuit aussi!) Il les conjugue, comme les verbes: En écoutant le hockey « Il l’a ***é dans le net. » Il l’utilise comme un nom: « On se donnait des bines sur l’épaule. Il m’en donné une *** » Ou comme expression couramment utilisée: « Je m’en ***. » Très fréquemment, Joyeux papa remplace les adjectifs par un juron bien senti: « Le ***, il m’a joué un tour. »

Je pense que ça suffit, vous en avez eu pour votre argent. 😉 Bref, les blasphèmes sont abondants sous notre toit. Même pas besoin d’être de mauvaise humeur ou de s’être cogné le petit orteil sur le coin de la table. (Dans ces moments-là, il enfile les jurons like they’re going out of style!) Bon, j’avoue, il n’y a pas que Joyeux papa qui sacre chez nous. J’en utilise un, une fois de temps en temps (beaucoup trop souvent à mon goût). Ça sort tout seul!

Par contre ce qui me pousse à réfléchir sur le sujet, c’est lorsque Pouliche utilise ces « pas beaux mots ». Automatiquement, nous la réprimandons et lui interdisons d’employer ce genre de langage. Mais dans le fond là, dans le fin, fin fond bien loin, si elle connait ces mots, c’est parce qu’elle nous entend les dire. Pourquoi c’est correct pour nous et pas pour elle? Et surtout, qu’est-ce qu’elles ont de si mauvais, ces paroles?

 

Parce que, maintenant qu’elle manie l’art d’argumenter comme un politicien, Pouliche questionne les interdits. « Pourquoi je ne peux pas dire ce mot, maman? » Ma réponse beaucoup trop simple et peu satisfaisante « Parce que ce n’est pas bien de dire ces mots-là. Ce sont des sacres. » Ce à quoi la petite curieuse répond « C’est quoi, des sacres? »

Boum! C’est quoi, des sacres? LA colle, toi chose! Même lorsque j’étais enfant, le concept de mots reliés à l’église, et donc sacrés, était très abstrait et peu relié à mon vécu. De nos jours dans une société de plus en plus laïque et dans laquelle les églises et leur ameublement s’effacent, comment expliquer à ses enfants le concept de jurons reliés à la religion?

Pipi, caca et autres, ça c’est facile. Ce sont des mots de toilette. Point barre. En plus, mes les adultes en rient. C’est comme moins grave. Mais la religion…. Je ne suis pas pratiquante, je ne suis pas trop certaine de croire en Dieu et tous ses miracles et je n’ai pas enseigné les saints écrits à ma fille. Pour l’instant, ma réponse reste la même, simplement parce que je n’ai pas trouvé mieux. Donc, les sacres ce sont des mots « pas beaux » qu’il ne faut pas utiliser, même les adultes ne devraient pas les utiliser. Mais on le fait quand même… Je sais, ça ne fait pas de sens. Comme le café ou les boissons gazeuses. Ce n’est pas bon pour toi, Pouliche. Non, ce n’est pas bon pour moi non plus. Pourquoi j’en boit? Parce que sans caféine, je dors au lieu de jouer avec toi! Pour les jurons, je n’ai pas encore trouvé d’excuse autre que c’est vulgaire. Tout aussi peu satisfaisant et abstrait pour un enfant. Et le auparavant populaire « ça fait de la peine au petit Jésus » aura pas ben, ben d’impact sur ma fille. Ça réponse serait surement « C’est qui le petit Jésus? » Et Dieu sait que je n’ai pas envie de me lancer dans cette explication maintenant!

Bien que ce ne soit pas accepté socialement, je me questionne sur l’utilisation des blasphèmes… Si l’église et ce qu’elle contient ne veut rien dire de significatif pour mon enfant, est-ce que c’est encore mal d’utiliser les mots proscrits? Ou si ceux-ci deviennent simplement des adages populaires? Pas que je tienne à ce que mes enfants les utilisent. On jase là! Parce qu’un tabernacle, franchement, même moi je ne suis pas certaine de ce que c’est. Allez imaginer ce que sa représente pour une poupoune de 4 ans. Sommes-nous rendus ailleurs concernant les jurons? Est-ce rendu tellement banal et si peu significatif que nous n’avons plus d’excuse valable pour les interdire? Je n’ai pas de réponse. Mais je trouve que c’est un pensez-y bien. Alors, pensez -y bien en ***! 😉 

 

The happiest of wives

 

 

En plus, ils parlent tout croche!

Filed under: avril 2015 — happy wife at 9:15 on lundi, avril 27, 2015

Je ne vous annonce rien en disant que les enfants ont ce don de nous faire rire dans toutes sortes de situation. Ils illuminent nos journées par leurs actions, leurs idées et, surtout, leurs paroles. Ces paroles, imaginées dans leurs petites têtes, ne font pas trop de sens pour nous et notre pensée adulte plate et sans éclat. Les enfants font des généralisations, des associations, ils inventent des mots, reproduisent de leur mieux ce qu’ils ont entendu. Couramment appelés des mots d’enfants, les phrases qui surgissent de leurs esprits sont source d’hilarité générale et ces moments finissent toujours par un « Awww cute! »

Par contre, dans le feu de l’action, on prend peu le temps de noter ces paroles qui valent leur pesant d’or (oui, oui, je vous inclus tous, même si c’est peut-être juste moi le problème). Un des moyens que j’ai trouvé, c’est d’en publier quelques-uns tout droit sortis de la bouche de Pouliche sur les réseaux sociaux. Ainsi, je peux retourner les lire lorsque j’ai besoin d’un petit remontant et qu’il n’est pas encore 17h. De plus, j’en fait profiter tout le monde, même les gens sans enfant qui s’en foutent éperdument et qui ne prennent pas le temps de lire la publication. (J’imagine qu’ils sont sans enfants pour être insensible à des paroles aussi adorables.) Et oui, toujours en train de me bercer dans mes illusions, je continue de croire que TOUT LE MONDE sans exception lit les quelques mots drôlement prononcés par ma fille et rit en faire pipi dans leurs bobettes!

Donc aujourd’hui, je veux vous gâter (ok, et me gâter un peu…). J’écris un tout petit billet tout joliment rempli de mots d’enfants. Yay!

**Attention aux fuites, je pense qu’on va rire…**

Parfois, les futurs adultes font de grandes découvertes qu’ils désirent partager avec nous, adultes du présent:

  • « Quand on vole quelque chose, la police nous envoie en prisoignon. » (Ça doit puer là-bas!)
  • « Oh! Maman l’automne fait tomber les feuilles. Les arbres vont être nu fesse! » (Ouh! Dirty!)
  • « Ma peau est douce comme du sapin (satin). » (Odeur fraîche oui, mais pour le confort, on repassera.)
  • « Le lait pousse dans la vache. » (Comment contredire cet enfant?)
  • « Regarde sa queue en tournichon (tire-bouchon). » (Presque…)
  • Un enfant veut du popcorn mais c’est beaucoup trop difficile à prononcer. Qu’à cela ne tienne, il a la solution: « Je peux avoir des boules de cinéma? »

Il arrive aussi que des questions cocasses et rigolotes (bien que ce ne soit pas l’intention au départ) surgissent dans leurs mignons esprits tous neufs:

  • « Maman, dehors ce matin, il a pleuré hein? » (En effet. Comme maman quand elle a vu que c’est la 8e journée en ligne qu’il « pleure » dehors…)
  • « Grand-maman, quand tu étais petite, avais-tu un dinosaure? » (Question légitime, ici! Même adulte, je serais tentée de la demander à ma grand-mère.)
  • « Pour dîner est-ce que je peux manger du pâté AU chinois? » (Malheureusement, je n’ai pas réussi à trouver de chinois à temps pour en faire un pâté pour l’heure du lunch… Better luck next time!)

 

Et, roulement de tambour, voici un des mots d’enfant préférés que ma fille a dit en jouant aux poupées avec moi:

Pouliche: Dit bonne nuit. Mon bébé va dormir dans sa cage. 
Happy wife (légèrement surprise): Dans une cage???
Pouliche: Ben oui maman, le lit avec les barres qu’il peut pas sortir! (Vous savez, la bassinette…)

Que j’en vois un se retenir d’exprimer à quel point cette association est mignonne! Allez la faire lire à votre entourage, je sais que vous en brûlez d’envie. Allez-y, je vous attends!

 

Bien. Ils ont rit eux aussi, hein? C’est certain. Les mots d’enfant, ça réchauffe le cœur de n’importe qui, même de ceux qui ne veulent pas l’admettre!

Ceci dit, ces adorables tournures de phrases ne viennent pas toutes de ma progéniture. J’ai pigé sur le web aux adresse suivantes – où il y a PLEIN d’autres exemples – pour garnir ce itsy, bisty, teenie, weenie, tout petit, petit texte (comme les bikinis de la chanson populaire que vous aurez en tête pour les prochaines heures):

http://naitreetgrandir.com/blogue/drole-de-famille/2011/02/02/mots-d-enfants/

http://yoopa.ca/famille/familles-daujourdhui/les-meilleurs-mots-denfants

http://www.educatout.com/outils/phrases-enfants/index.html

 

Alors, ma gang de lecteurs d’amour, j’ai envie d’en lire des mots d’enfants fraîchement cueillis dans votre entourage, histoire de me bidonner. De plus, si ces mots sont en commentaires sur le blogue, je pourrai toujours venir les relire à attendant le happy hour!

Tant qu’à y être, je vous invite à faire comme moi et bombarder les réseaux sociaux des paroles rigolotes de vos enfants. Aidez-moi à répandre la bonne nouvelle, soit que les petits sont une source intarissable de franche rigolade quand on laisse parler son cœur d’enfant.

The happiest of wives

 
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