Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Un avion déchire le soir.

Filed under: février 2016 — happy wife at 12:18 on jeudi, février 11, 2016

Ben oui, toi! Je pars en voyage dans l’sud! Avec Joyeux Papa, Pouliche et Nièce favorite. Belle aventure en perspective, n’est-ce pas?

Seul petit bémol: L’sud, ça implique plage, piscine, jeux d’eau et…. COSTUME DE BAIN. Yuk! Me pavaner dans un itsy bitsy teenie weenie, tout petit, petit, bikini rouge et jaune à p’tits pois dans ma cours arrière avec pour seuls témoins mon mari, ma fille et mon chien, ça ne me cause aucun problème ou complexe. J’exhibe mes défauts, ma peau molle, mes vergetures et ma cellulite à longueur d’été (t’sais, le deux semaines qu’il faut chaud, au Québec) sur la confortable chaise longue sur la terrasse chez moi. 

Mots clés: CHEZ MOI. Si nous allons nous baigner chez des amis, à la piscine publique ou à la plage, je ressort la bonne vieille camisole-costume-de-bain et les shorts en tissu de maillot. Je suis quasiment plus habillée pour patauger que pour sortir de la maison… C’est que ce n’est pas évident d’accepter notre corps de maman qui a porté le miracle de la vie et le dit miracle a laissé certaines traces de son passage. 

Un moment donnée, fait savoir mettre ses limites. Alors, j’ai choisis de renvoyer la culpabilité et les complexes chez leur mère! Ce n’est pas vrai que je vais quitter notre contrée glaciale en plein mois de février vers une destination chaude et ensoleillée pour passer la semaine vêtue comme si je sortais des années ’20. 

Il faut dire que je venais tout juste de terminer le livre de Guylaine Guay: C’est bon d’être moi. Livre dans lequel l’auteure écrit avec tant de passion que ça traverse les pages et sa confiance et amour de soi nous éclabousse au passage. Gonflée à bloc que j’étais par la perspective d’une semaine excitante en famille et l’opportunité de magasiner « pour une bonne raison » (NOT), nous sommes partis, Joyeux Papa et moi, explorer les ressources des boutiques pour me dénuder à un prix de fou. (Un bikini, ça coûte cher!) 

Crée-moé, crée-moé pas, quelque part dans un Bikini Village, je me suis trouvée belle en bikini. C’est démontrer à quel point la personne qui porte le plus de jugement sur mon apparence physique, c’est moi. C’est prouver qu’un état d’esprit positif, un lâcher-prise sur les défauts et les complexes, ça fait toute la différence. Bien sur, je relate ici une expérience de magasinage. Ça peut sembler banal ou superficiel. Mais mettons qu’on généralise. On jase là. Disons qu’on arrête d’éviter certaines expériences par peur de se faire juger. Imaginons qu’on accepte de se trouver belle telle qu’on est. Tolérons l’idée saugrenue géniale qu’on peut, même qu’on devrait s’aimer et se dire tous les jours « C’est bon d’être moi. » Soudainement, les priorités, les vraies, reprennent leurs places. Fantastique, right?

Merci Guylaine Guay, tu m’as aidée à trouver un super costume de bain pour m’étendre sur le sable blanc des Bahamas! (Joyeux Papa te remercie aussi 😉 ) Je t’en dois une. 

The happiest of wives

Mon enfant me déçoit…

Filed under: avril 2015 — happy wife at 2:14 on lundi, avril 6, 2015

Ouf! La mère indigne, toi chose! Mais vous savez bien que je n’ai choisi ce titre que pour attirer l’œil, appâter les curieux et vous permettre d’émettre un jugement… Malgré l’aspect accrocheur de ce titre (ma foi, l’auteure a du talent) et toute la fiction qui peut être injectée dans les billets, il est vrai qu’un aspect en particulier dans le développement de ma fille me déçoit. Je sens que votre oreille m’est offerte, que j’ai toute votre écoute alors, je m’épanche!

 J’ai la vague impression que vous avez besoin d’une petite mise en contexte. Tout d’abord, j’ai toujours été orgueilleuse, du genre « surtout, dis-moi pas que je suis pas game. » Cet orgueil, que je tente de contrôler au travers les années (échec navrant jusqu’à présent, BTW), m’a donc amené à repousser mes limites, à faire aussi bien sinon mieux que LES gars qui visent LES filles, comme si nous étions tous pareils selon notre genre. J’ai aussi développé une sensibilité aux différences et un respect des limites de chacun. Alors, les phrases typiquement stéréotypées telles que « Tu lances comme une fille. » ou le classique « Les gars, ça ne pleure pas » me font l’effet des ongles qui glissent le long d’un tableau noir.

Ceci étant dit, imaginez cette personne un peu extrême décrite ci-haut lorsqu’elle commence à travailler dans le milieu des CPE. Hum, excuse-moi mais si petit Joshua veut se déguiser en princesse et mini Marie veut se rouler dans la bouette en jouant à Spiderman, so be it! Que j’en voie pas un venir brimer ces petits êtres dans leur imagination, leur créativité et leurs intérêts sous prétexte que ça ne rentre pas dans leur description de tâches de garçon ou de fille! J’ai déjà été tentée de mettre une affiche à l’entrée de mon local: Danger! Prenez garde à l’éducatrice.

Maintenant, essayez de deviner ce qui s’est produit quand cette femme opiniâtrée a eu un enfant, une jolie petite fille toute rose… Bah, pas grand chose de différent des autres mères au final. (Je sens la déception jusqu’ici.) Honnêtement, je traite ma fille comme toutes les autres mamans traitent leurs enfants: avec amour et attention, je fais de mon mieux.

Par contre, j’ai mis un point d’honneur à lui offrir toutes, je dis bien toutes les possibilités. Des dinosaures aux voitures en passant par les super-héros et les poupées, les princesses et les blocs, des vêtements multicolores, rose et mauve inclus, etc. De plus, nous tentons d’éviter d’utiliser des stéréotypes sexuels dans notre discours. Je crois sincèrement qu’on met tout en place pour notre enfant se sente libre de choisir ses activités et ses jeux selon SES intérêts et non en ayant en tête les pressions sociales.

C’est là que ça se complique. C’est là que la fameuse déception embarque dans l’histoire… Malgré tous les efforts déployés, ma fille choisit quand même les princesses et le rose. Major fail! Moi qui rêvais d’élever LA fillette qui ne jure que par sa figurine de Hulk et qui joue au soccer (parlant de clichés….). Bien sur, je me raisonne en me disant que si elle fait ces choix, c’est parce qu’elle suit ses intérêts personnels. On peut donc dire que nous avons atteint notre objectif jusqu’à maintenant. Alors, pourquoi ce sentiment d’échec? Pourquoi, lorsqu’elle choisit à tous les matins la robe rose avec des cœurs, je me dis « où est-ce que j’ai fait un erreur? »

Hypothèse en vue, lecteurs scientifiques, soyez aux aguets! Après une très longue auto-analyse (10 minutes, c’est un très long moment pour soi-même quand on est mère), j’en suis venue à la conclusion que toutes ces années de lutte contre les stéréotypes sexuels ont développé chez moi une nouvelle souche: le stéréotype antisexuel (nom en construction, pas de jugement!). Je veux tellement prouver à la planète entière qu’il est possible d’être une fille sans tomber dans le cliché que j’aurais envie d’interdire tout ce qui est associé au genre féminin alors qu’il n’y a rien de mal dans le fait d’aimer jouer aux poupées. Dans ma petite famille, je tente de me rappeler les années où je travaillais comme éducatrice et où je prônais l’approche démocratique dans le jeu. Si l’enfant veut jouer aux princesses 24/7, c’est correct. Je dois mettre mes jugements de côtés. Encore plus de travail personnel à l’horizon. Mais ça ne finit jamais, le travail sur soi!

Pour conclure, je tiens quand même à souligner le succès, jusqu’à présent, de notre éducation libre de clichés associés aux genres. (Proud mommy alert!) Notre fille est un petit être entier qui suit ses intérêts et fait les choix qui lui conviennent à elle, selon sa personnalité. Elle n’a pas à faire de compromis dans cet aspect de sa vie. Elle peut porter une petite robe à fleurs ET jouer aux pompiers en grimpant partout. Un de mes exemples préférés de ce que je tente d’illustrer ici remonte à l’été dernier. Notre fillette est venue avec nous se choisir un vélo. Son choix s’est arrêté sur un vélo de Spiderman (son idole). Puis, vient le temps d’acheter un casque. Vous devinez? Un casque mauve avec des fleurs roses. Tous ses intérêts et ses goûts à elle réunis dans  une seule et même visite au Canadian Tire.

Somme toute, je crois que je vais continuer à être une maman qui donne tout l’amour qu’elle possède à sa famille et qui fait de son mieux. Ça fait de beaux et de bons enfants. Oubliez donc le titre, mon enfant ne me déçoit pas du tout!

The happiest of wives

 

 
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