Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

J’étais un parent parfait… Jusqu’à ce que j’ai des enfants!

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 12:32 on mardi, novembre 3, 2015

Parce que je vous aime bien, chers lecteurs, et que je souhaite ardemment vous aider à déculpabiliser face au rôle de parent, je me lance dans l’autodérision aujourd’hui. Je me montre sous un nouveau jour. J’exhibe ma vulnérabilité pis toute le kit. J’expose les idées toutes plus utopiques les unes que les autres que j’entretenais lorsque nous avons choisi de fonder une famille, Joyeux Papa et moi. Et pour le plaisir, je vais aussi présenter la réalité. Juste pour me remettre dans’face à quel point j’imaginais un monde remplis de licornes et d’arc-en-ciel avant d’avoir à subvenir aux besoins de Pouliche. Alors, tirez-vous une bûche! Je sens qu’on va bien se bidonner…

 

  • La malbouffe, je vais éviter ça à mes enfants autant que possible. EXIT le McDo. / Joyeux Papa a fait manger une croquette de poulet à Pouliche vers 18 mois et ce fut le coup de foudre…. Et parfois le vendredi après une semaine de fou, j’apprécie le congé de cuisine et le sourire de la famille lorsqu’ils aperçoivent le sac brun, jaune et rouge.
  • Je suis éducatrice dans la vie. J’en gère 10, 5 jours par semaine. / Mais les 10 ont tous 4 ans et demi, je ne les aime pas de façon viscérale et je les vois venir lorsqu’ils s’essaient. Pouliche connait mes points faibles mieux que n’importe qui, malheureusement…
  • C’est pas vrai que je vais me laisser aller. C’est primordial de prendre du temps pour soi. / Et c’est exactement ce que je fais. Je prends du temps pour moi et JE DORS!!! Plus de temps pour le make up ou les brushings.
  • Pas question qu’elle joue sur mon cellulaire! / Jusqu’à ce qu’on ait à attendre 3 heures dans une clinique médicale. Je me suis laissée tenter. Que voulez vous? La chair est faible et les regards réprobateurs des vieilles madames m’ont fait peur.
  • Je suis certaine que je vais trouver le temps d’entretenir la maison durant les siestes. / Hum, les nuits sont aussi blanches que les dents de la fille dans la pub de Colgate… Durant les siestes de Pouliche, au risque de me répéter, JE DORS! La maison ressemble à une chambre d’hôtel où serait passé Motley Crue avec des enfants.

  • Bien sur que nous continuerons à faire des sorties en amoureux! / Wrong! Entre le prix du billet de cinéma, le coût du baril de popcorn en combo avec un 4 litres de Pepsi et le tarif de la petite gardienne qui pourrait s’acheter un char de l’année avec son salaire annuel, ajouté à l’heure tardive à laquelle termine le film, ben on reste chez nous! En pyjama, collés sur le divan à regarder Netflix.
  • C’est pas si compliqué, l’heure du dodo: Suffit d’établir une routine stable. / Oui, c’est compliqué et pas que l’heure du dodo. Chaque source de conflit, de confrontation et de bisbille devient un véritable casse-tête. Parce qu’on est fatigués, parce qu’on a notre journée dans le corps et la crise de pleurs dans le c… Parce que la routine y est pour beaucoup, mais ce n’est pas un remède miracle.

  •  Évidemment, nous en voulons plus qu’un! / Ok, pas si évident au final. Entre le manque de sommeil, les dents qui poussent, le boulot qui recommence, les congés de maladie, les tâches ménagères, la (sur)vie de couple et le semblant de vie sociale, ça peut être un peu épeurant d’imaginer volontairement recommencer ce tour de manège là.

Là n’est cité que quelques exemples des conceptions de la maternité que je me faisais. Boy! J’étais dans le champ. Où sont les licornes? La seule idée que j’entretenais et qui s’est réalisée est la suivante: Cet enfant-là sera une source intarissable d’amour et de joie. Aussi quétaine que ça puisse paraître, on l’aime la Pouliche! Même dans les crises de bacon, même durant les nuits blanches, même lorsque nous restons à la maison le vendredi soir. On n’est pas parfait, loin de là. Mais la perfection, c’est ennuyant, non?

The happiest of wives

Mon enfant me déçoit…

Filed under: avril 2015 — happy wife at 2:14 on lundi, avril 6, 2015

Ouf! La mère indigne, toi chose! Mais vous savez bien que je n’ai choisi ce titre que pour attirer l’œil, appâter les curieux et vous permettre d’émettre un jugement… Malgré l’aspect accrocheur de ce titre (ma foi, l’auteure a du talent) et toute la fiction qui peut être injectée dans les billets, il est vrai qu’un aspect en particulier dans le développement de ma fille me déçoit. Je sens que votre oreille m’est offerte, que j’ai toute votre écoute alors, je m’épanche!

 J’ai la vague impression que vous avez besoin d’une petite mise en contexte. Tout d’abord, j’ai toujours été orgueilleuse, du genre « surtout, dis-moi pas que je suis pas game. » Cet orgueil, que je tente de contrôler au travers les années (échec navrant jusqu’à présent, BTW), m’a donc amené à repousser mes limites, à faire aussi bien sinon mieux que LES gars qui visent LES filles, comme si nous étions tous pareils selon notre genre. J’ai aussi développé une sensibilité aux différences et un respect des limites de chacun. Alors, les phrases typiquement stéréotypées telles que « Tu lances comme une fille. » ou le classique « Les gars, ça ne pleure pas » me font l’effet des ongles qui glissent le long d’un tableau noir.

Ceci étant dit, imaginez cette personne un peu extrême décrite ci-haut lorsqu’elle commence à travailler dans le milieu des CPE. Hum, excuse-moi mais si petit Joshua veut se déguiser en princesse et mini Marie veut se rouler dans la bouette en jouant à Spiderman, so be it! Que j’en voie pas un venir brimer ces petits êtres dans leur imagination, leur créativité et leurs intérêts sous prétexte que ça ne rentre pas dans leur description de tâches de garçon ou de fille! J’ai déjà été tentée de mettre une affiche à l’entrée de mon local: Danger! Prenez garde à l’éducatrice.

Maintenant, essayez de deviner ce qui s’est produit quand cette femme opiniâtrée a eu un enfant, une jolie petite fille toute rose… Bah, pas grand chose de différent des autres mères au final. (Je sens la déception jusqu’ici.) Honnêtement, je traite ma fille comme toutes les autres mamans traitent leurs enfants: avec amour et attention, je fais de mon mieux.

Par contre, j’ai mis un point d’honneur à lui offrir toutes, je dis bien toutes les possibilités. Des dinosaures aux voitures en passant par les super-héros et les poupées, les princesses et les blocs, des vêtements multicolores, rose et mauve inclus, etc. De plus, nous tentons d’éviter d’utiliser des stéréotypes sexuels dans notre discours. Je crois sincèrement qu’on met tout en place pour notre enfant se sente libre de choisir ses activités et ses jeux selon SES intérêts et non en ayant en tête les pressions sociales.

C’est là que ça se complique. C’est là que la fameuse déception embarque dans l’histoire… Malgré tous les efforts déployés, ma fille choisit quand même les princesses et le rose. Major fail! Moi qui rêvais d’élever LA fillette qui ne jure que par sa figurine de Hulk et qui joue au soccer (parlant de clichés….). Bien sur, je me raisonne en me disant que si elle fait ces choix, c’est parce qu’elle suit ses intérêts personnels. On peut donc dire que nous avons atteint notre objectif jusqu’à maintenant. Alors, pourquoi ce sentiment d’échec? Pourquoi, lorsqu’elle choisit à tous les matins la robe rose avec des cœurs, je me dis « où est-ce que j’ai fait un erreur? »

Hypothèse en vue, lecteurs scientifiques, soyez aux aguets! Après une très longue auto-analyse (10 minutes, c’est un très long moment pour soi-même quand on est mère), j’en suis venue à la conclusion que toutes ces années de lutte contre les stéréotypes sexuels ont développé chez moi une nouvelle souche: le stéréotype antisexuel (nom en construction, pas de jugement!). Je veux tellement prouver à la planète entière qu’il est possible d’être une fille sans tomber dans le cliché que j’aurais envie d’interdire tout ce qui est associé au genre féminin alors qu’il n’y a rien de mal dans le fait d’aimer jouer aux poupées. Dans ma petite famille, je tente de me rappeler les années où je travaillais comme éducatrice et où je prônais l’approche démocratique dans le jeu. Si l’enfant veut jouer aux princesses 24/7, c’est correct. Je dois mettre mes jugements de côtés. Encore plus de travail personnel à l’horizon. Mais ça ne finit jamais, le travail sur soi!

Pour conclure, je tiens quand même à souligner le succès, jusqu’à présent, de notre éducation libre de clichés associés aux genres. (Proud mommy alert!) Notre fille est un petit être entier qui suit ses intérêts et fait les choix qui lui conviennent à elle, selon sa personnalité. Elle n’a pas à faire de compromis dans cet aspect de sa vie. Elle peut porter une petite robe à fleurs ET jouer aux pompiers en grimpant partout. Un de mes exemples préférés de ce que je tente d’illustrer ici remonte à l’été dernier. Notre fillette est venue avec nous se choisir un vélo. Son choix s’est arrêté sur un vélo de Spiderman (son idole). Puis, vient le temps d’acheter un casque. Vous devinez? Un casque mauve avec des fleurs roses. Tous ses intérêts et ses goûts à elle réunis dans  une seule et même visite au Canadian Tire.

Somme toute, je crois que je vais continuer à être une maman qui donne tout l’amour qu’elle possède à sa famille et qui fait de son mieux. Ça fait de beaux et de bons enfants. Oubliez donc le titre, mon enfant ne me déçoit pas du tout!

The happiest of wives

 

 
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