Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Dans l’ancien temps…

Filed under: mai 2017 — happy wife at 11:37 on mercredi, mai 24, 2017

Je ne sais pas si c’est parce que je suis entourée de gens qui pensent un peu comme moi (qui se ressemble s’assemble), mais il y a définitivement une vague de changement ces derniers temps. Dans ma vie, celle de mes proches et de mes « amis » sur les réseaux sociaux. 

Une tendance à reculer. C’est-à-dire, prendre du recul. Observer nos choix quotidiens, notre train de vie, nos dépenses, nos consommations, notre empreinte écologique, etc. Ensuite viennent les changements. Les plus populaires (de mes observations aucunement significatives); consommer moins, vivre plus simplement, cuisiner plus, faire pousser nos légumes dans un potager, faire du yoga, de la méditation, de l’introspection. De plus, plusieurs femmes souhaitent, rêvent, et les plus courageuses réalisent ce désir, être maman à la maison. 

Je vois tout ça passer sous mes yeux. Je participe au mouvement aussi. Des torrents de mamans #comblées, qui ont une fournée de muffins #homemade et #vegan qui refroidissent sur le comptoir pendant que les enfants #mavie jouent avec des jouets en bois #écologiques. 

J’exagère. Puis, je fais tout ça. Seulement, ça me ramène en arrière. #backtothefuture « Dans l’ancien temps », lorsque ce n’était pas un choix de faire son pain et de prendre soin de notre marmaille en attendant le retour du mâle avec le souper prêt et chaud sur la table. Je ne peux m’empêcher de me demander; qu’est-ce qui s’est passé entre ces deux époques?

Tout un tas d’avancements pour les droits de la femme. Ouverture d’esprit. Égalité des sexes. Femmes sur le marché du travail. Des années lumières parcourues en quelques décénies. 

Mais chaque avantage a son inconvénient. Le syndorme de la super maman est apparu. Sentir la pression d’être une maman parfaite, une ménagère parfaite, une employée parfaite, une épouse parfaite. La charge qu’une femme peut déposer sur ses épaules pour satisfaire les critères qu’elle s’impose est imprésionnante. Louis Cyr, tu peux aller te rhabiller!

Ce retour aux sources qui semble grandir en popularité est, à mon humble avis, essentiel pour notre santé mentale. Parce qu’au final, l’équation est simple. Tu consommes moins, tu dépenses moins. Tu dépenses moins, tu travailles moins. Tu travailles moins, tu as plus de temps avec ta famille, tu es moins stressé. #monopinion

Ce qui est beau de notre époque, c’est qu’on a le choix. Si tu as envie de travailler 80 heures par semaine parce que tu trippes sur ta job, tu peux faire ce choix là. Si tu as envie d’être maman à la maison, choisis ce style de vie. Si tu as envie de faire un peu des deux, enweye dont!

Je sais pas pour toi, mais je ne retournerais pas dans l’ancien temps pour tout l’or du monde. #sansjugement

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$ Money, Money $

Filed under: janvier 2017 — happy wife at 11:12 on lundi, janvier 30, 2017

J’avais envie de raconter ma dernière escapade à la caisse populaire. T’sais, quand tu y vas pour autre chose que passer au guichet automatique. Quand il faut que tu t’assois dans un bureau avec un employé. Quand il faut que tu dévoiles ton salaire. T’sais, ce moment-là. 

Donc, je suis assise dans le bureau beige, sur une chaise grise en face d’une employée un peu verte (elle avait besoin de vacances.) L’employée me pose tout un paquet de questions pour remplir mon dossier. Puis, vient le moment fatidique: « Quel est votre salaire annuel brut? »

Fait que je lui dis. (Non, tu ne le sauras pas. ;)) Elle a un moment d’hésitation. Elle n’entre pas le montant dans l’ordinateur. Elle me regarde sans dire un mot. Comme je connais assez personnellement mon chèque de paie, je sais bien que j’ai pas fait d’erreur alors j’attends. Finalement, elle perd au jeu du silence et me dit: « Non. (Ça part mal.) Je vous ai demandé le montant brut. Ça, ce doit être le montant net. » 

Ben non, fille! Je gagne des peanuts, qu’est-ce que tu veux que je te dise! Je sais que je vis modestement, mais je pense que je regarderai pas à la dépense pis je vais t’acheter un peu de tact. Ah, pis je te gâte! J’ajoute un truck de professionnalisme. 

Je suis au courant que l’argent mène le monde. J’ai juste choisi d’essayer de pas laisser l’argent mener MON monde. Et je n’en suis pas peu fière! J’ai choisi de moins travailler. J’ai choisi un métier moins payant, mais où je m’épanouie, même si mes diplômes ne me servent pas. Je suis plus présente auprès de ma famille. Je confectionne tout ce que mes dix doigts et ma créativité me permettent de fabriquer au lieu d’acheter. Je magasine dans les friperies et je fais des échanges avec mes amis. Mes enfants n’ont pratiquement pas de vêtements neufs, et ils ne s’en portent pas plus mal. Je cuisine CONSTAMMENT et j’adore le faire. Il faut dire que je mange constamment aussi…

Je prends du temps pour faire, pour vivre, pour être. C’est comme ça que j’ai envie de vivre, en étant investie dans chaque moment. En n’étant moins stressée, moins pressée, mais avec moins de moyens. C’est qui je suis. Pour moi, c’est naturel, je n’ai pas à la forcer. Je pense que c’est la clé. Si tu dois fournir des efforts monumentaux pour vivre dans ton train de vie, ça devrait sonner une petite cloche. Que tu vives avec moins ou que tu vives dans le luxe, si t’es pas heureux, ça vaut pas la peine. 

Finalement, tous ces mots juste pour dire que le jugement fasse à nos choix de vie, c’est poche. Tiens toi le pour dit! 😉

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Supermom, mon oeil!

Filed under: janvier 2017 — happy wife at 11:58 on mercredi, janvier 18, 2017

Quand tu deviens maman, bien des mots changent de définition ou des nuances s’ajoutent. Un qui me vient en tête est « productivité. » Parce que pré progénitures, une journée productive incluait le ménage complet de la maison en plus de laver les murs, cirer le plancher et polir l’argenterie pour ensuite faire les courses et cuisiner un gigot d’agneau en cuisant mon pain maison et le lavage (t’sais quand on faisait juste une brassée par semaine.) Le tout maquillée, coiffée, habillée dans des vêtements flatteurs et sentant la rose avec des yeux reposés. 

Maintenant, ma définition d’une journée VRAIMENT productive constitue à réussir à prendre une douche et passer l’aspirateur sans être interrompue par Bébé Doux qui pleure. En même temps, je passe mes journées collée avec mes enfants, même si je pue parce que je n’ai pas eu le temps de me glisser sous la douche… Je ne suis pas à plaindre!

 

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Keep up! Tu ralentis le groupe…

Filed under: novembre 2016 — happy wife at 4:29 on mardi, novembre 15, 2016

J’ai une déclaration importante à faire: Bateau que mes enfants sont lents! Puis, on dirait qu’ils le font exprès, les p’tits mauzus. Si ce n’est pas un qui doit ABSOLUMENT trouver son autocollant de Spiderman avant de quitter la maison pour une raison de vie ou de mort, c’est le plus jeune qui remplit sa couche (et son cache-couche, et son pantalon, et son habit d’hiver, alouette!) LA seconde où toute la tribu était prête à franchir le seuil de la porte. Quoi? C’est pareil chez vous!?! 

En plus, ils ont un sensor intégré qui sonne dès que les parents sont pressés, ces petites bêtes-là. (Oui, oui!) L’alarme retentit dans leur tête et répète en boucle d’une voix calme et apaisante: « Prend ton temps. Va moins vite. Savoure chaque seconde que la vie t’apporte. » Pendant ce temps-là, qu’est-ce qu’on fait nous, parents? On regarde l’heure avancé terriblement rapidement et répétant ad nauseam d’une voix stressée et anxieuse: « Dépêche-toi! » 

Le fameux « dépêche-toi »… Qu’est-ce qu’on peut le répéter dans une semaine, que dis-je, dans une journée! J’ai déjà fait le décompte un matin de semaine où Pouliche était particulièrement dans la lune et relaxe. Joyeux Papa et moi l’avons répété dans son intégralité ou selon les variantes inspirées du moment « Va plus vite. » « Tu perds du temps. » 17 fois. D-I-X-S-E-P-T-F-O-I-S!!! En un seul matin… Là, c’est dans ma tête qu’une alarme a sonné. Quelque chose nous échappe, c’est certain. Puis, je me suis imagé tout le stress que nous imposions à un si petit être. Je visualisais les muscles de son cou se tendre un peu plus à chaque répétition. Je pouvais voir une pré-adolescente anxieuse qui regarde sa montre toutes les 8 secondes. J’anticipais la catastrophe. 

Est-ce que mes enfants doivent absolument tenir un rythme de vie effréné comme le nôtre? Est-ce que c’est que je souhaite leur imposer? Non. En suivant leur rythme naturel, bien que plus lent, ils apprennent tellement plus. Je crois que c’est plutôt à nous de ralentir. Prendre le temps nécessaire pour chaque chose. Je pense qu’à ce niveau, nos enfants en ont beaucoup à nous apprendre. Chaque fois qu’on a envie de leur dire de se dépêcher, leurs actions nous proposent de ralentir. Mettons qu’on prend 10 minutes de plus pour s’habiller, le cadet aura le temps de boutonner lui-même sa chemise (langage sortie et tout!)

Avez-vous remarqué aussi qu’ils ne font qu’une chose à la fois? Et qu’ils y mettent toute leur attention? Peut-être une autre piste à suivre… Je dis ça de même. 

Nous, adultes, disons souvent que le temps passe trop vite, qu’on manque de temps, que la vie passe devant nous. (Je sais que tu te reconnais!) Et si c’était nous qui allions trop vite pour la vie? Encore une fois, je dis ça de même. On jase là… Nous sommes pressés, anxieux, impatients. Il y a définitivement quelque chose qui cloche. Observons nos enfants qui tentent désespérément de nous faire ralentir. Peut-être qu’ils possèdent une piste de solution…

 

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F**k les encouragements!

Filed under: novembre 2016 — happy wife at 10:29 on mercredi, novembre 2, 2016

Oui, je l’ai dit. Au yâble les encouragements. Je ne sais pas qui est le champion qui est arrivé avec la théorie que c’est bien d’encourager nos enfants dans leurs forces et qu’il est impératif d’utiliser le renforcement positif, mais je dis bullcrap! Évidemment, on y a cru pour un temps. On a voulu bien faire, élever notre Pouliche sur le sens du monde, la pousser vers son plein potentiel de développement. Ce que personne nous a mentionné, c’est qu’il y a un revers à cette médaille. 

Pouliche était très verbo-motrice dès son plus jeune âge. Une p’tite wise qui apprend à la vitesse de l’éclair. On s’est dit: « Encourageons-la à se développer en ce sens. Montrons-lui à argumenter, à s’expliquer, à poser des questions. Faisons notre possible pour qu’elle devienne une adulte dégourdie. » GROSSE ERREUR! Ce que ça a donné: une fillette de 18 mois qui me dit sur un ton sans équivoque dans la période d’apprentissage à la propreté 

« Pourquoi je ferais pipi dans le pot? Je peux faire pipi quand je veux dans ma pull-up! » 

Ouin… Logique indéniable. J’ai vu dans cet épisode un flash dans le futur de ce qu’auront l’air les argumentations de l’adolescente qu’elle sera. On n’est pas sortis du bois!

Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Je suis certaine qu’à la lecture de ce billet, vous avez une tonne de moments qui pop dans votre mémoire où vous vous êtes dit « pourquoi je l’ai aidé à développer cette habileté? » Pour stimuler son développement au maximum de son potentiel? Pour assurer son avenir? Pour qu’il devienne la meilleure personne possible? 

Faut vraiment peser les pours et les contres avant d’encourager son enfant dans ses forces!  😉 

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Parent fit

Filed under: octobre 2016 — happy wife at 11:29 on mardi, octobre 4, 2016

Que tu sois la moman qui a porté petit poupon 9 longs mois et qui a conservé le « mou de ventre » comme un trophée ou que tu sois le popa qui a accompagné la moman durant ses cravings en mangeant des nachos à 3 heures de matin, ce que tu souhaites maintenant c’est ressembler à Victoria ou David Beckham. (You wish!) Ou, tout simplement, conserver une shape dont tu n’as pas honte. Mais parce que t’as pas trop envie de te soumettre à une diète hypotoxique qui consiste à ne manger que ce qui est tombé tout seule de l’arbre en le faisant bouillir dans des larmes de licorne et que tu n’as définitivement pas le temps d’aller exhiber tes bourrelets, aussi microscopiques soient-ils, au gym avec les body builders, que te reste-t-il?

Tu me connais! Tu sais que je ne crois pas aux problèmes, il n’y a que des solutions! Et, ça tombe bien, j’ai LA solution à ton problème existentiel du moment; Ta vie quotidienne avec enfant. L’air de rien, tu t’es monté un fichu beau programme d’entrainement en enfantant. Tu m’cré pas? Va mettre tes joggings pis check ça, parent fit en devenir:

  • Installe-toi sur le dessus de ton électroménager préféré (laveuse, sécheuse) et commence à plier du linge. Échappe les plus menus articles derrière le dit électroménager. Étire toi de tout ton long pour aller les chercher dans la poussière et es toiles d’araignée. Voilà! Étirement des bras, jambes et dos: Check!
  • Ramasse les traineries une à la fois, en faisant des squats. Ok, ça va te prendre une éternité pour saisir tous les blocs, crayons, figurines, voitures, restant de biscuit, stickers et autre cochonnerie, mais tu auras des fesses et des cuisses de fer!

  • En ce qui concerne le cardio, rien de plus facile. Ta course effrénée du matin. Ta course effrénée du 4 à 7, Ta course effrénée pour habiller les petits l’hiver (t’sais que ça approche, vois-le comme un bonus à ton programme!)
  • Muscu: Toutes ces fois où tu soulèves ton enfant en poche de patate pour, soi-disant, le faire rire mais au fond, tu veux juste te rendre plus vite à destination. Tous les jeux qui comportent un moyen de transport dans le titre; l’avion, la fusée, l’hélicoptère, le cheval. Sans oublier les crises qui se transforment en combat de boxe où ta progéniture se débat comme si le fait de devoir embarquer dans le bain équivalait à se rendre à l’abattoir. Overall body work
  • Le bain n’est pas à sous-estimer. Un véritable cours d’aérobic comme le chante Charlebois. L’enfant se fait aller dans la baignoire comme un vrai petit Nemo, se souciant peu de tous tes efforts pour le savonner sans lui enfoncer malencontreusement la barre de savon dans l’oeil ou un doigt dans le nez. Tenter de rattraper ton kid qui cours nu dans la maison pour se « sécher à l’air. » Finalement, essuyer, à quatre pattes, le plancher, les murs, la toilette après le carnage. Avoue que tu ne l’avais pas vu sous cet angle…

Normalement, on inclut une période de repos (communément connu sous l’appellation cool down) à la fin d’une période d’entrainement. Mais toi, t’es un parent et le repos, ça fait longtemps que t’as mis une croix la dessus! Donc, après le bain quand t’as enfin réussis à endormir les petits à coups de Au clair de la lune et de caresses dans les cheveux, va plier du linge! T’auras jamais été aussi en forme de toute ta vie!

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Élever une guerrière

Filed under: septembre 2016 — happy wife at 3:52 on mardi, septembre 6, 2016

En résumé, ma fille apprend la vie en nous regardant aller. Nous sommes loin (comme très loin) d’être parfaits, mais on travaille fort. On se tourne la langue 75 fois dans la bouche avant de lâcher une phrase du type: « Calme-toi. On dirait que t’as du sable dans le vagin. » On la laisse explorer ce qui l’intéresse, que ça soit catégorisé pour filles ou non. On fait notre possible… Et quand je pense à l’avenir de notre Pouliche, je la vois déjà défoncer des portes pour obtenir ce qu’elle veut, probablement en talons hauts (c’est qu’elle est coquette.) Toi, comment tu vois ta mini-guerrière dans le futur?

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Maman est malade.

Filed under: août 2016 — happy wife at 1:41 on lundi, août 22, 2016

L’autre soir, j’avais une date. Avec Joyeux Papa. Pour notre anniversaire de mariage. On avait vraiment envie de dépenser une fortune, alors on est allé au cinéma! Nous avons visionné Mères indignes. (C’était drôle.) Sans vouloir brûler de punch, c’est une gang de momans qui se tannent d’en faire trop, d’être au-delà des besoins de tous les membres de leur famille tout en menant une carrière florissante et font le party

Tu te demandes où se trouve le lien entre une comédie romantique un peu vulgaire et une mère malade? Je te comprends. Parfois, les liens qui se font dans les méandres de mon cerveau sont un peu boiteux. Je vais tenter de faire un tracer plus clair de mes réflexions vaseuses.

Mis à part l’aspect divertissement, le film m’a fait réfléchir à propos d’un thème que j’avais enterré depuis longtemps sous un tas d’autres préoccupations. De voir toutes ces mamans qui travaillent à temps plein et qui gardent leurs maisons si propres que Madame Blancheville est jalouse, en cuisinant tous les repas et collations (sans agent de conservation, de sucre, de gras trans et tout ce qui pourrait donner un bon goût de casse-croûte) et qui font partie de tous les conseils scolaires, groupes de parents et autres regroupement pour assurer le bien-être de nos trésors dans leur milieu éducatif (avant de se rebeller) m’a épuisée. Juste à relire cette phrase, je suis à bout de souffle. 

Je crois que le tableau dépeint au début du film est, sommes toute, réaliste. Malgré tous les discours « pro lâcher-prise » et « vive la délégation », je pense sincèrement que toutes les mamans ont le syndrome de la SuperMaman. 

Nous souhaitons toutes faire de notre mieux pour notre famille et donner tout ce que nous avons pour eux, quite à s’oublier et à s’épuiser. La clé du lien douteux se trouve ici: Je suis une personne avec une maladie diagnostiquée depuis 5 ans. Je t’épargne tous les détails médicaux plates; je suis épuisée en permanence, je perds tranquillement ma dextérité et toutes les articulations de mon corps auraient besoin d’une shot de Jig-A-Loo. 

Je suis une maman malade. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir le syndrome de la SuperMaman. De me réveiller avant tout le monde pour faire du yoga, de cuisiner un déjeuner chaud à ma famille et des lunchs santés, travailler toute la journée pour ensuite courir au parc tout l’après-midi avec Pouliche, puis revenir concocter un délicieux souper avec plein de fibres et de vitamines. Faire les devoirs et la routine bain-dents-dodo pour finalement faire la vaisselle, ranger la cuisine, passer le balai, ramasser les traineries, plier une brassée de lavage et honorer le lit conjugal avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée, épuisée à l’idée de recommencer le lendemain. 

Puisque je vis dans le déni, je continue à porter tout ça sur mes épaules malgré les difficultés de la maladie et les effets secondaires des médicaments, avec le sourire en plus. Mais le film m’a rappelé que j’avais, jadis, moi aussi pris la décision de déléguer et de lâcher-prise. Non pas pour faire la fête, mais pour prendre du temps pour me reposer et ainsi, assurer plus de temps de qualité avec ma famille. Décision que j’ai vite relégué aux oubliettes parce que… Ben parce que je suis une SuperMaman. Ou parce que je souhaite en être une. 

Malheureusement pour mes ambitions de super héroine, le body parle plus fort et parfois, je ne peux plus être SuperMan. Je ne suis que Clark Kent. Un être humain avec ses faiblesses et ses incapacités. Et Pouliche est intelligente et pose des questions. Il a fallu lui expliquer que maman est malade. Que non, toutes les mamans ne sont pas comme ça. Que oui, je vais avoir besoin d’aide. Etc., etc. #pénible

Dans les moments Clark Kent, je me sens faible, impuissante, « indigne » et coupable. Parce qu’il m’est impossible d’être la meilleure maman au monde. T’sais la version qui a huit bras et qui ne dort pas parce qu’elle n’en a pas besoin. J’ai l’impression de manquer à mon devoir. Et comme toute femme contrôlante qui se respecte, je ne tolère pas très bien le fait de ne pas être en contrôle de la situation. Puis être vulnérable devant ses enfants, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’estime de soi… En tant que maman, nous vivons toutes avec un peu (ou beaucoup) de culpabilité. Mais celle de la maman malade, selon moi, c’est un niveau au-dessus. Parce qu’il s’agit d’un fardeau que j’impose à tous mes proches. C’est là, ça va rester et c’est dérangeant. Deal with it, lil’ mama!

Pour moi, être une mère malade c’est être forcée de penser à soi-même une fois de temps en temps (plus souvent que ce que la SuperMaman en moi considère acceptable), de laisser aller certains aspects de la vie qui peuvent sembler majeurs, mais qui sont en fait superflus, être obligée de déléguer et accepter que les choses ne soient pas faites à ma façon, montrer une facette de soi fragile et vulnérable à ses enfants et son mari et accepter leur aide, leur amour et leur empathie. Dis comme ça, c’est presque sain! 

La conclusion de cette réflexion est positive, malgré le côté sombre de la maladie chronique. Que ce soit pour faire un peu le party, pour penser à soi ou pour amener ses enfants à être plus autonomes, être une « mère indigne » à ses heures, c’est bien. T’es-tu retrouvé dans le labyrinthe de mes pensées entre un film populaire et la maladie? J’espère que oui!

Trouver l’équilibre entre la SuperMaman, ma propre personnalité et la Mère Indigne devient mon objectif de vie. Toi? T’es une mère indigne, parfois?

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L’enfant 2

Filed under: août 2016 — happy wife at 3:28 on mardi, août 2, 2016

Chez nous, on a pris une décision. On a choisi de faire nos enfants sur le long terme. Alors que l’enfant 1 a 6 ans, l’enfant 2 apparait. D’un côté « principes et valeurs » et tout ce que tu voudras ben, nous voulions que chaque bébé ait toute l’attention qu’il mérite et que l’aîné comprenne mieux ce qui se passe au sein de sa famille lorsque petit nouveau ferait sa venue au monde. D’un côté « life happens« , j’ai été malade après la naissance de l’enfant 1 et ai dû prendre une montagne de médicaments qui mettaient mon système reproducteur sur pause durant quelques années. Quand bien même qu’on aurait voulu passer l’étape des couches une fois pour toute et faire un deuxième, troisième, quatrième bébé avant d’avoir accouché du précédent, on était un peu mal pris…

Maintenant je vois la vie avec une paire de lunettes bien  différente. Maintenant, j’apprécie tout ce que Pouliche sait faire toute seule. Maintenant, je me rends compte à quel point j’étais libre avec l’enfant 1 et seulement l’enfant 1. Surtout, je réalise que j’aime ça avoir la vie dure. Parce qu’après tout, on le voulait ce deuxième bébé-là.

Si je croyais être fatiguée avec ma première qui, parfois, joue le matin au lieu de venir me réveiller, j’étais bien naive. Si je chialais lorsque Pouliche et Joyeux Papa laissaient trainer leurs jouets, bas, vestes et autres objets non identifiés au travers de la maison, aujourd’hui je ne vois même plus le sol. Entre les jouets, tapis d’éveil, doudous et toutous qui servent maintenant de couvre-plancher, les piles de vêtements sales et ceux propres-que-je-dois-plier-dès-que-j’ai-deux-minutes, j’avais oublié le nombre de vêtements qui se salissent une fois porté par un poupon et les taches indélébiles que produit la salive de bébé. 

Tu as un enfant? Tu penses en faire un autre? Fille, viens prendre un verre avec moi que je te rafraichisse la mémoire: Se lever à huit reprises en 5 heures, boire son café froid (quand tu trouves le temps de le boire), utiliser des lingettes humides pour nettoyer ABSOLUMENT tout, les couches qui débordent jusque dans les cheveux, le plus grand qui décide de performer un concert d’opéra au moment précis où l’enfant 2 allait enfin fermer les yeux pour une petite sieste d’après-midi.

Toi aussi, tu avais oublié tout ça? Et voilà! Ça explique pourquoi on a décidé de façon consentante d’enfanter une seconde fois. La mémoire sélective, qu’ils disent. Je ne veux pas te décourager, juste que tu sois bien informée. Parce que je tiens à ta santé mentale (surtout depuis que j’ai perdu la mienne dans une montagne de linge sale.)

Qu’est-ce qu’il nous reste? Sourire. Profiter de tous ces moments qui passent si vite (et qu’on oublie, apparamment.) Parce que tu les aimes, tes enfants. Si jamais ton utérus te rappelle pour un troisième service, prends le temps de relire ton journal intime des premiers 15 mois après l’arrivée de l’enfant 2. Juste pour être certaine que tu sais dans quoi tu t’embarques. 

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C’est pas grand chose…

Filed under: juillet 2016 — happy wife at 2:28 on lundi, juillet 11, 2016

C’est le temps des vacances. L’école a pris fin il y a quelques semaines. Les grands de la garderie quitteront sous peu pour le merveilleux monde de l’école primaire. Tout ça rime avec une chose: les cadeaux de fin d’année. Nous souhaitons offrir quelque chose de significatif, quelque chose que l’éducateur utilisera, qui lui fera plaisir. Quelque chose qui souligne notre reconnaissance pour tout le travail que cette personne a accompli auprès de nos petits trésors. C’est beaucoup de critères. L’objectif est élevé et, souvent, le budget est restreint. 

Ceci dit, s’il y a bien une chose que je déteste entendre lorsqu’une personne offre un présent, peu importe l’occasion, c’est : « C’est pas grand chose… » Assume-toi, batinse! Tu as pris du temps pour choisir ou confectionner ton « pas grand chose » en pensant à la personne à qui tu l’offres, en te disant que tu crois sincèrement que ça lui fera plaisir?That’s it. C’est tout ce que ça prend. Une bonne intention et un sourire. Non mais, vraiment, c’est tu assez plate recevoir un cadeau de la part d’une p’tite face tristounette qui semble dire : « Ah finalement, ouvre-le pas. Ça vaut pas la peine. » 

Plus en profondeur, dans quelle société de consommation évoluons-nous si le fait d’offrir une pensée à quelqu’un pour souligner une fête ou le remercier de son travail n’est pas suffisant? En plus, il faudrait ré-hypothéquer notre maison pour lui acheter le Pandora au complet! C’est une autre affaire, ça, acheter. Cuisine des biscuits, gosse une sculpture dans l’bois, fabrique du savon, offre du temps, une activité, whatever! Parce que ce qui est important dans le fond, c’est que la personne sache que tu as pris du temps pour elle. 

Et, à l’autre bout du bâton, soyons reconnaissants. SINCÈREMENT reconnaissants. Dans ma carrière, j’ai travaillé dans des services de garde d’école privée huppée ainsi que dans des CPE de quartier défavorisé. J’en ai vu de toutes les couleurs. Je crois que le présent qui m’a le plus touché fut un panier des fruits et légumes du jardin d’une famille immigrante avec tous les sourires et la reconnaissance du monde dans les yeux lorsqu’ils me l’ont offert. Parce qu’ils ont pris de leurs ressources pour me témoigner leur appréciation. Parce qu’ils y ont mis leur coeur.

Par contre, je ne reviendrai jamais d’un événement survenu à la fin juin dans l’école privée. Les parents ont gâté les éducatrices de cadeaux lors de la fête de fin d’année, je n’avais jamais vu ça (quartier défavorisé.) Lorsque la fête fut terminée et que tous les parents eurent quittés, les éducatrices se rassemblent pour jaser. Et c’est là le début de la fin. Les filles se mettent à énumérer leurs cadeaux et à comparer. (Comportement humain typique en amérique du nord) Et ça chiale. « C’est la famille la plus riche de l’école! Ils m’ont donné un bracelet fait à la main! Voir si ça a du bon sens! » Pour ne relater qu’un seul commentaire…

T’sais, ça se peut que tu reçoives des cadeaux qui te plaisent moins, dans la vie. Mais l’important, c’est pas de reconnaitre l’effort que la personne a fait pour toi? L’important, c’est pas le message derrière la patente dans le sac multicolore avec du papier de soie qui dépasse? 

Les cadeaux, c’est cool, ça fait plaisir, ça fait un petit v’lour. Ça nous fait sentir spécial et apprécié. Je pense qu’il serait temps de se recentrer sur ses émotions et oublier le price tag. La vraie valeur du présent, c’est celle que TU lui accordes. Toi, qu’est-ce que t’en penses? 

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