Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Supermom, mon oeil!

Filed under: janvier 2017 — happy wife at 11:58 on mercredi, janvier 18, 2017

Quand tu deviens maman, bien des mots changent de définition ou des nuances s’ajoutent. Un qui me vient en tête est « productivité. » Parce que pré progénitures, une journée productive incluait le ménage complet de la maison en plus de laver les murs, cirer le plancher et polir l’argenterie pour ensuite faire les courses et cuisiner un gigot d’agneau en cuisant mon pain maison et le lavage (t’sais quand on faisait juste une brassée par semaine.) Le tout maquillée, coiffée, habillée dans des vêtements flatteurs et sentant la rose avec des yeux reposés. 

Maintenant, ma définition d’une journée VRAIMENT productive constitue à réussir à prendre une douche et passer l’aspirateur sans être interrompue par Bébé Doux qui pleure. En même temps, je passe mes journées collée avec mes enfants, même si je pue parce que je n’ai pas eu le temps de me glisser sous la douche… Je ne suis pas à plaindre!

 

The happiest of wives

Keep up! Tu ralentis le groupe…

Filed under: novembre 2016 — happy wife at 4:29 on mardi, novembre 15, 2016

J’ai une déclaration importante à faire: Bateau que mes enfants sont lents! Puis, on dirait qu’ils le font exprès, les p’tits mauzus. Si ce n’est pas un qui doit ABSOLUMENT trouver son autocollant de Spiderman avant de quitter la maison pour une raison de vie ou de mort, c’est le plus jeune qui remplit sa couche (et son cache-couche, et son pantalon, et son habit d’hiver, alouette!) LA seconde où toute la tribu était prête à franchir le seuil de la porte. Quoi? C’est pareil chez vous!?! 

En plus, ils ont un sensor intégré qui sonne dès que les parents sont pressés, ces petites bêtes-là. (Oui, oui!) L’alarme retentit dans leur tête et répète en boucle d’une voix calme et apaisante: « Prend ton temps. Va moins vite. Savoure chaque seconde que la vie t’apporte. » Pendant ce temps-là, qu’est-ce qu’on fait nous, parents? On regarde l’heure avancé terriblement rapidement et répétant ad nauseam d’une voix stressée et anxieuse: « Dépêche-toi! » 

Le fameux « dépêche-toi »… Qu’est-ce qu’on peut le répéter dans une semaine, que dis-je, dans une journée! J’ai déjà fait le décompte un matin de semaine où Pouliche était particulièrement dans la lune et relaxe. Joyeux Papa et moi l’avons répété dans son intégralité ou selon les variantes inspirées du moment « Va plus vite. » « Tu perds du temps. » 17 fois. D-I-X-S-E-P-T-F-O-I-S!!! En un seul matin… Là, c’est dans ma tête qu’une alarme a sonné. Quelque chose nous échappe, c’est certain. Puis, je me suis imagé tout le stress que nous imposions à un si petit être. Je visualisais les muscles de son cou se tendre un peu plus à chaque répétition. Je pouvais voir une pré-adolescente anxieuse qui regarde sa montre toutes les 8 secondes. J’anticipais la catastrophe. 

Est-ce que mes enfants doivent absolument tenir un rythme de vie effréné comme le nôtre? Est-ce que c’est que je souhaite leur imposer? Non. En suivant leur rythme naturel, bien que plus lent, ils apprennent tellement plus. Je crois que c’est plutôt à nous de ralentir. Prendre le temps nécessaire pour chaque chose. Je pense qu’à ce niveau, nos enfants en ont beaucoup à nous apprendre. Chaque fois qu’on a envie de leur dire de se dépêcher, leurs actions nous proposent de ralentir. Mettons qu’on prend 10 minutes de plus pour s’habiller, le cadet aura le temps de boutonner lui-même sa chemise (langage sortie et tout!)

Avez-vous remarqué aussi qu’ils ne font qu’une chose à la fois? Et qu’ils y mettent toute leur attention? Peut-être une autre piste à suivre… Je dis ça de même. 

Nous, adultes, disons souvent que le temps passe trop vite, qu’on manque de temps, que la vie passe devant nous. (Je sais que tu te reconnais!) Et si c’était nous qui allions trop vite pour la vie? Encore une fois, je dis ça de même. On jase là… Nous sommes pressés, anxieux, impatients. Il y a définitivement quelque chose qui cloche. Observons nos enfants qui tentent désespérément de nous faire ralentir. Peut-être qu’ils possèdent une piste de solution…

 

The happiest of wives

F**k les encouragements!

Filed under: novembre 2016 — happy wife at 10:29 on mercredi, novembre 2, 2016

Oui, je l’ai dit. Au yâble les encouragements. Je ne sais pas qui est le champion qui est arrivé avec la théorie que c’est bien d’encourager nos enfants dans leurs forces et qu’il est impératif d’utiliser le renforcement positif, mais je dis bullcrap! Évidemment, on y a cru pour un temps. On a voulu bien faire, élever notre Pouliche sur le sens du monde, la pousser vers son plein potentiel de développement. Ce que personne nous a mentionné, c’est qu’il y a un revers à cette médaille. 

Pouliche était très verbo-motrice dès son plus jeune âge. Une p’tite wise qui apprend à la vitesse de l’éclair. On s’est dit: « Encourageons-la à se développer en ce sens. Montrons-lui à argumenter, à s’expliquer, à poser des questions. Faisons notre possible pour qu’elle devienne une adulte dégourdie. » GROSSE ERREUR! Ce que ça a donné: une fillette de 18 mois qui me dit sur un ton sans équivoque dans la période d’apprentissage à la propreté 

« Pourquoi je ferais pipi dans le pot? Je peux faire pipi quand je veux dans ma pull-up! » 

Ouin… Logique indéniable. J’ai vu dans cet épisode un flash dans le futur de ce qu’auront l’air les argumentations de l’adolescente qu’elle sera. On n’est pas sortis du bois!

Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Je suis certaine qu’à la lecture de ce billet, vous avez une tonne de moments qui pop dans votre mémoire où vous vous êtes dit « pourquoi je l’ai aidé à développer cette habileté? » Pour stimuler son développement au maximum de son potentiel? Pour assurer son avenir? Pour qu’il devienne la meilleure personne possible? 

Faut vraiment peser les pours et les contres avant d’encourager son enfant dans ses forces!  😉 

The happiest of wifes

Parent fit

Filed under: octobre 2016 — happy wife at 11:29 on mardi, octobre 4, 2016

Que tu sois la moman qui a porté petit poupon 9 longs mois et qui a conservé le « mou de ventre » comme un trophée ou que tu sois le popa qui a accompagné la moman durant ses cravings en mangeant des nachos à 3 heures de matin, ce que tu souhaites maintenant c’est ressembler à Victoria ou David Beckham. (You wish!) Ou, tout simplement, conserver une shape dont tu n’as pas honte. Mais parce que t’as pas trop envie de te soumettre à une diète hypotoxique qui consiste à ne manger que ce qui est tombé tout seule de l’arbre en le faisant bouillir dans des larmes de licorne et que tu n’as définitivement pas le temps d’aller exhiber tes bourrelets, aussi microscopiques soient-ils, au gym avec les body builders, que te reste-t-il?

Tu me connais! Tu sais que je ne crois pas aux problèmes, il n’y a que des solutions! Et, ça tombe bien, j’ai LA solution à ton problème existentiel du moment; Ta vie quotidienne avec enfant. L’air de rien, tu t’es monté un fichu beau programme d’entrainement en enfantant. Tu m’cré pas? Va mettre tes joggings pis check ça, parent fit en devenir:

  • Installe-toi sur le dessus de ton électroménager préféré (laveuse, sécheuse) et commence à plier du linge. Échappe les plus menus articles derrière le dit électroménager. Étire toi de tout ton long pour aller les chercher dans la poussière et es toiles d’araignée. Voilà! Étirement des bras, jambes et dos: Check!
  • Ramasse les traineries une à la fois, en faisant des squats. Ok, ça va te prendre une éternité pour saisir tous les blocs, crayons, figurines, voitures, restant de biscuit, stickers et autre cochonnerie, mais tu auras des fesses et des cuisses de fer!

  • En ce qui concerne le cardio, rien de plus facile. Ta course effrénée du matin. Ta course effrénée du 4 à 7, Ta course effrénée pour habiller les petits l’hiver (t’sais que ça approche, vois-le comme un bonus à ton programme!)
  • Muscu: Toutes ces fois où tu soulèves ton enfant en poche de patate pour, soi-disant, le faire rire mais au fond, tu veux juste te rendre plus vite à destination. Tous les jeux qui comportent un moyen de transport dans le titre; l’avion, la fusée, l’hélicoptère, le cheval. Sans oublier les crises qui se transforment en combat de boxe où ta progéniture se débat comme si le fait de devoir embarquer dans le bain équivalait à se rendre à l’abattoir. Overall body work
  • Le bain n’est pas à sous-estimer. Un véritable cours d’aérobic comme le chante Charlebois. L’enfant se fait aller dans la baignoire comme un vrai petit Nemo, se souciant peu de tous tes efforts pour le savonner sans lui enfoncer malencontreusement la barre de savon dans l’oeil ou un doigt dans le nez. Tenter de rattraper ton kid qui cours nu dans la maison pour se « sécher à l’air. » Finalement, essuyer, à quatre pattes, le plancher, les murs, la toilette après le carnage. Avoue que tu ne l’avais pas vu sous cet angle…

Normalement, on inclut une période de repos (communément connu sous l’appellation cool down) à la fin d’une période d’entrainement. Mais toi, t’es un parent et le repos, ça fait longtemps que t’as mis une croix la dessus! Donc, après le bain quand t’as enfin réussis à endormir les petits à coups de Au clair de la lune et de caresses dans les cheveux, va plier du linge! T’auras jamais été aussi en forme de toute ta vie!

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C’est pas grand chose…

Filed under: juillet 2016 — happy wife at 2:28 on lundi, juillet 11, 2016

C’est le temps des vacances. L’école a pris fin il y a quelques semaines. Les grands de la garderie quitteront sous peu pour le merveilleux monde de l’école primaire. Tout ça rime avec une chose: les cadeaux de fin d’année. Nous souhaitons offrir quelque chose de significatif, quelque chose que l’éducateur utilisera, qui lui fera plaisir. Quelque chose qui souligne notre reconnaissance pour tout le travail que cette personne a accompli auprès de nos petits trésors. C’est beaucoup de critères. L’objectif est élevé et, souvent, le budget est restreint. 

Ceci dit, s’il y a bien une chose que je déteste entendre lorsqu’une personne offre un présent, peu importe l’occasion, c’est : « C’est pas grand chose… » Assume-toi, batinse! Tu as pris du temps pour choisir ou confectionner ton « pas grand chose » en pensant à la personne à qui tu l’offres, en te disant que tu crois sincèrement que ça lui fera plaisir?That’s it. C’est tout ce que ça prend. Une bonne intention et un sourire. Non mais, vraiment, c’est tu assez plate recevoir un cadeau de la part d’une p’tite face tristounette qui semble dire : « Ah finalement, ouvre-le pas. Ça vaut pas la peine. » 

Plus en profondeur, dans quelle société de consommation évoluons-nous si le fait d’offrir une pensée à quelqu’un pour souligner une fête ou le remercier de son travail n’est pas suffisant? En plus, il faudrait ré-hypothéquer notre maison pour lui acheter le Pandora au complet! C’est une autre affaire, ça, acheter. Cuisine des biscuits, gosse une sculpture dans l’bois, fabrique du savon, offre du temps, une activité, whatever! Parce que ce qui est important dans le fond, c’est que la personne sache que tu as pris du temps pour elle. 

Et, à l’autre bout du bâton, soyons reconnaissants. SINCÈREMENT reconnaissants. Dans ma carrière, j’ai travaillé dans des services de garde d’école privée huppée ainsi que dans des CPE de quartier défavorisé. J’en ai vu de toutes les couleurs. Je crois que le présent qui m’a le plus touché fut un panier des fruits et légumes du jardin d’une famille immigrante avec tous les sourires et la reconnaissance du monde dans les yeux lorsqu’ils me l’ont offert. Parce qu’ils ont pris de leurs ressources pour me témoigner leur appréciation. Parce qu’ils y ont mis leur coeur.

Par contre, je ne reviendrai jamais d’un événement survenu à la fin juin dans l’école privée. Les parents ont gâté les éducatrices de cadeaux lors de la fête de fin d’année, je n’avais jamais vu ça (quartier défavorisé.) Lorsque la fête fut terminée et que tous les parents eurent quittés, les éducatrices se rassemblent pour jaser. Et c’est là le début de la fin. Les filles se mettent à énumérer leurs cadeaux et à comparer. (Comportement humain typique en amérique du nord) Et ça chiale. « C’est la famille la plus riche de l’école! Ils m’ont donné un bracelet fait à la main! Voir si ça a du bon sens! » Pour ne relater qu’un seul commentaire…

T’sais, ça se peut que tu reçoives des cadeaux qui te plaisent moins, dans la vie. Mais l’important, c’est pas de reconnaitre l’effort que la personne a fait pour toi? L’important, c’est pas le message derrière la patente dans le sac multicolore avec du papier de soie qui dépasse? 

Les cadeaux, c’est cool, ça fait plaisir, ça fait un petit v’lour. Ça nous fait sentir spécial et apprécié. Je pense qu’il serait temps de se recentrer sur ses émotions et oublier le price tag. La vraie valeur du présent, c’est celle que TU lui accordes. Toi, qu’est-ce que t’en penses? 

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Vivre ses passions

Filed under: juin 2016 — happy wife at 10:55 on mardi, juin 7, 2016

Ce weekend, je regardais Pouliche cuisiner de délicieux biscuits choco-framboise avec minutie, attention et amour. Elle veut devenir pâtissière, notre Pouliche. Je l’observais donc, mesurer chaque ingrédient avec précision, battre les oeufs avec vigueur, goûter les pépites de chocolat avec gourmandise. J’étais impressionnée, hypnotisée. Pour cette grande fillette de 5 ans, cuisiner est une véritable passion. C’était MA-GNI-FI-QUE à voir. 

Suite à cet instant de bonheur à espionner mon enfant, j’ai eu comme un p’tit down. Parce que réalistement, quelles sont les chances que Pouliche devienne la prochaine Cake Boss? Encore plus probablement, on peut prévoir un ou des éventuels  changements de passion au fil des années. Parce qu’enfant, tu veux devenir pompier ou ballerine. Puis, tu veux devenir chanteur ou avocat. Puis, tu découvres le cheerleading ou le football. Finalement, t’as pas la cote R nécessaire pour des études en médecine pis tu fais des sciences humaines au Cégep de ta région pour finir dans une job qui paye les factures, mais qui est bien loin de ta passion. 

Aussi sombres soient ses pensées, je réalise que plusieurs personnes vivent leurs passions au quotidien, mais un très, très petit nombre de personnes chanceuses et travaillantes vivent DE leur passion. Il y a là toute une différence. Pouliche devra, un jour, faire des choix comme nous l’avons tous fait. Est-ce que je continue les cours de chant dans l’espoir d’un jour devenir la prochaine Céline Dion ou je m’inscris en chimie au Cégep pour un avenir plus certain? Est-ce que je continue de donner des ateliers de peinture pour une bouchée de pain et d’accumuler des tonnes de jobs d’appoint pour survivre en attendant qu’on découvre mon talent ou je deviens comptable pour payer mes comptes et pouvoir aller dans l’sud deux fois par année? 

*À noter que mon cerveau associe « passion » avec « art. » Mais, t’sais, tu peux être passionné par n’importe quoi là. Soit pas barré!

Entendons-nous qu’il faut avoir le feu sacré et une volonté de fer pour passer par-dessus tous les obstacles et les rejets qui peuvent nous barrer le chemin vers nos passions, alors que c’est si simple de faire un DEP et de trouver du travail à 18 ans jusqu’à la retraite. Pas de soucis, ou presque. Pas de casse-tête. Personne à convaincre. 

Évidemment, je m’interroge: Comme parent, quel modèle donnes-tu? Je vis mes passions au quotidien. Je pratique et j’enseigne le yoga, j’écris, je dessine, je cuisine. Ceci dit, ça ne paye pas les factures. Alors je travaille. J’aime bien ce que je fais, mais pas de passion à l’horizon. C’est dull, non? Pas exactement ce que je souhaite voir Pouliche reproduire. Mais c’est la réalité.

Peut-être que c’est de la surprotection, mais je n’ai pas envie que mes enfants voient cette réalité comme la seule issue possible à la vie d’adulte. Je veux qu’ils rêvent. Je veux qu’ils croient que tout est possible. Je veux qu’ils travaillent d’arrache-pied pour atteindre LEURS objectifs. Je veux qu’ils aient du plaisir dans tout ce qu’ils entreprennent. Je veux que leurs choix représentent leur personnalité et leurs désirs, et non pas une obligation. Je veux qu’ils se cherchent, qu’ils aient tous les outils nécessaires pour se trouver. 

À bien y penser, tu feras bien le travail que tu voudras, Pouliche. Tu vivras tes passions ou tu vivras de tes passions. On s’en fout. Sois heureuse. 

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Objectif: pas le top.

Filed under: mai 2016 — happy wife at 2:22 on jeudi, mai 12, 2016

Reste environ une centaine de belles journées d’été avant que Pouliche ne commence la grande aventure de l’école primaire, des bulletins et des notes dans l’agenda. Crise d’anxiété, évidemment. 100 jours, c’est peu pour décider quel genre de parent-scolaire on veut être. Parce que tu veux pas te tromper, t’sais. 

J’ai toujours ben pris une décision: Ma fille, ni mes enfants futurs s’il y en a, ne seront pas les meilleurs, dans RIEN. S’ils le deviennent, ce sera à force de travail, de passion et de plaisir. Tu capotes, hein? Quelle mère indigne! Alors, je me livre. Je dois être honnête, la décision s’est un peu basée sur mon éducation. (Je ne suis pas la première mère indigne.) J’ai eu le privilège d’avoir des parents qui ne m’ont jamais laissée gaspiller mon potentiel, ni mon talent. Ils m’ont poussée à donner le meilleur de moi-même et à me dépasser. Le plus important; ne pas me comparer à PERSONNE. JAMAIS. Ils ont choisi d’élever un humain, une personne et non une performance. Merci, c’est très apprécié. 

Vous comprendrez donc que je vais essayer de répéter le pattern. Déjà à 5 ans, notre jolie Pouliche a essayé plein de choses plus diverses les unes que les autres, choisissant au gré de ses intérêts les activités de la saison: natation, soccer, ballet, karaté, cirque, cuisine, gymnastique et j’en passe. Notre demande est la suivante; Terminer la session à laquelle tu es inscrite et faire de ton mieux à chaque cours. Point. Jamais nous ne l’avons poussée à devenir Micheal Phelps, Zénadine Zidane, Anik Bissonnette, Jackie Chan, Guy Laliberté, Jean Soulard ou Nadia Comaneci. 

Plus tard, elle souhaitera poursuivre un rêve? On va l’encourager. Elle se découvrira plusieurs passions et chassera plusieurs petits rêves en même temps? Go for it

Je souhaite, à travers cette méthode, lui fournir l’espace nécessaire pour s’épanouir, apprendre à persévérer et mettre des efforts et du travail dans ce qui lui tient à coeur. J’espère aussi que ça lui permettra de se découvrir en tant que plus si petit humain et de respecter son propre rythme et ses limites.

Finalement, je crains un peu cette rentrée scolaire. J’ai peur que le milieu un peu trop rigide à mon goût de l’école brise toute cette belle magie et ce puissant sentiment de bien-être qui émane de sa petite personne. J’ai peur que les comparaisons fassent tout de même leur chemin dans son esprit. Que les notes inscrites au bulletin viennent saboter tous les efforts qu’elle aura mis dans ses projets scolaires. Mais, comme dirait moman; on travsera l’pont quand on s’ra rendu! En attendant, soi toi-même Pouliche. C’est ainsi que tu es la meilleure. 

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Pinterest fait honte à notre désordre.

Filed under: mars 2016 — happy wife at 8:16 on dimanche, mars 27, 2016
Entendons-nous, les parents souhaitent tout le bonheur du monde pour leurs enfants d’amour. Et souvent, on se fend en quatre à part de ça pour les aider à s’approcher du dit bonheur. Pis on est ben contents de fournir tous ces efforts-là. 
Alors comme à peu près tous les parents, je pense ben, je passe parfois mes soirées entières à fouiller sur Pinterest pour alimenter mon imagination, trouver des nouvelles solutions ou des activités plaisantes.
QUOI?!? T’es pas abonné à Pinterest? Qu’est-ce t’attends? Vas-y tu suite. Tu vas voir, t’auras jamais eu aussi honte de ta déco de maison ou des gâteaux de fête que t’as cuisinés! (Je parle pour moi. Chez vous, c’est super bien décoré.)
Blagues à part, je cherche souvent de nouvelles façons de ranger la salle de jeux de façon pratique et atteignable pour Pouliche. Parce que je n’en peux plus de marcher sur des morceaux de Légo en allant faire pipi la nuit! Et que je souhaite (un peu) inculquer de bonnes habitudes aux enfants en leur donnant comme consigne de ranger après avoir utilisé. 
La recherche « Playroom organization » sur Pinterest m’emmène vers des petits paradis de salles de jeux, toi. Pleins de bonnes idées, pis toute. À croire qu’il n’y a jamais de crayons de cire qui traînent sur la table du salon ou de petites voitures sur les comptoirs de cuisine. C’est beau, c’est beau sans bon sens. Mais…
 

Mais je me rends compte que j’apprécie qu’il y ait des dessins sur mon frigo et des dinosaures dans le corridor. J’aime les traîneries qui ne sont qu’une preuve supplémentaire qu’on s’amuse à la maison, même en dehors de la salle de jeux. J’aime que la plupart des meubles de la salle de jeux sont de seconde main et qu’on les a retapés en famille. Ça ajoute du « vrai », il me semble, qu’il y ait un grand bonhomme mauve et vert avec 3 doigts peint avec passion par Pouliche lors de la séance de « retapage » sur le côté de la petite bibliothèque. C’est plus personnel, plus familial, plus chaleureux… Non? 

Of course, il n’y aura jamais un journaliste qui viendra frapper à ma porte pour prendre des photos de notre intérieur (de maison, je parle) et faire un reportage sur la beauté de la chose. Personne non plus ne jalousera notre salle de jeux en fouillant sur Pinterest. Tant pis! On l’apprécie, notre bordel. On y fabrique des souvenirs. 

Excusez le désordre - mes enfants sont making memories - style tableau noir - lettrage vintage - avec drapeaux banderoles colorées
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Transporter le CPE sous notre toit

Filed under: février 2016 — happy wife at 10:31 on jeudi, février 18, 2016

Évidemment, à la garderie Pouliche est un ange sage comme une image à l’auréole brillant. Elle est serviable, calme et généreuse. Tout pour faire mentir sa mère, quoi! Gros clash avec la bibitte à batterie de la maison. Les questionnements arrivent: Qu’est-ce qu’ils font à la garderie qui amène les enfants (peut-être que c’est juste la mienne) à être plus attentifs? Comment gèrent-ils les crises? Qu’est-ce que je fais de pas correct à la maison? Quels trucs et techniques sont mis en place là-bas que je pourrais voler et appliquer chez nous?

En partant, l’intervention démocratique est un must avec pouliche. Résultats: réduction du nombre de crise et de séances obstinage du style « C’est moi qui va gagner, tu vas voir! » On prône l’autonomie aussi, à la garderie. Traduction: Pouliche s’arrange toute seule pendant que je lis deux pages consécutives de mon roman policier. Assez winner comme concept.

Blague à part (presque), voici les trucs qui fonctionnent le mieux chez moi:

  1. Rangement avec pictogrammes (ça, ce sont les p’tites images collées un peu partout dans le local de votre progéniture.) Images d’auto sur le bac des voitures. Une boîte du magasin à 1 dollar avec des crayons dessus pour ranger… (roulement de tambour) LES CRAYONS! Chaque chose a sa place. Pouliche n’a qu’à jeter un coup d’œil pour savoir où ranger le jouet qu’elle tient dans ses mains. Ah! L’autonomie. On serait fous de s’en passer!
  2. Renforcement positif. Parce que c’est si facile de réprimander, de chicaner, de donner des conséquences. Ceci dit, dans le tourbillon du quotidien pressé on oublie que récompenser, ça porte des fruits bien plus juteux que de punir. Pourtant, c’est si simple! Souligner les bons coups, dire à notre enfant que nous sommes fiers de son choix, complimenter un bon comportement, proposer une activité spéciale avec maman (genre faire de la pâte à modeler ensemble avant le dodo) au terme d’une journée particulièrement agréable. En bref: donner plus d’attention positive que négative à nos petits. Parce que, dans la vie, on récolte ce que l’on sème. 
  3. Jouer, jouer, jouer. Simplement parce que répéter une consigne 2000 fois, ce n’est PAS efficace. Ça met moman de mauvaise humeur et les répercussions sont désagréables. Si on changeait notre approche? On fait une course pour s’habiller le matin. On chante en rangeant la chambre. On se transforme en espions le matin où on veut laisser Joyeux papa dormir. Il n’y a pas de limite. Laissez aller votre imagination! Et remarquez à quel point les routines vous sembleront plus agréables. 
  4. Le concept d’aide-éducatrice. C’est qui le génie qui a eu cette idée brillante que je le frenche? Il suffit que je demande son aide à Pouliche pour une tâche trrrès importante que je ne peux tout simplement pas accomplir sans elle (clin d’œil) pour qu’elle s’active. Comme quoi tout est dans la présentation! 
  5. Le jeu autonome. Non, Pouliche ne joue pas tout le temps seule. Ceci dit, la salle de jeux est aménagée pour qu’elle ait la possibilité de le faire. Les jeux sont à sa hauteur, il y a une diversité de jouets pour satisfaire les intérêts, tout ce qu’il faut pour bricoler sur une étagère basse. Tout est en place pour qu’elle puisse jouer à son goût, sans avoir besoin de me demander quoi que ce soit. 

Inspirant tout ça, non? Observez bien, la prochaine fois que vous déposerez votre enfant au service de garde. Volez leurs idées sans remords! De toute façon, ils n’ont pas de copy rights.

Vous, quels trucs fonctionnent bien pour vos mousses?

The happiest of wives

Louanger l’ennui

Filed under: janvier 2016 — happy wife at 8:25 on lundi, janvier 11, 2016

C’est qu’ils sont occupés, nos enfants! La garderie, l’école, les cours de danse, le soccer, la natation, les leçons de violon, les fêtes d’amis, le hockey, alouette! Ils ont un agenda plus chargé que celui des parents. Parce qu’on ne veut pas qu’ils s’ennuient. On fait ça pour bien faire. On veut qu’ils bougent, qu’ils socialisent, qu’ils s’amusent, qu’ils essaient des trucs différents. 

Tout le monde s’accorde pour dire que la mission du parent, c’est, entre autres, d’outiller l’enfant pour qu’il puisse fonctionner en société et devenir indépendant. Malgré que tous prônent l’autonomie dans la routine quotidienne (comme s’habiller seul, ranger ses jouets, etc.), l’autonomie dans le jeu est comme tombée dans une craque du plancher, on dirait. 

Je ne vous apprends rien en citant un des principes de base du développement: L’enfant apprend par le jeu. Par l’entremise du jeu, l’enfant découvre ses intérêts, ses forces et ses difficultés. Il façonne sa personnalité. Qu’advient-il de cet apprentissage primordial si l’enfant est habitué, dès son plus jeune âge, à être booké ben dur? Comment découvrir ses préférences s’il y a toujours une stimulation extérieure pour combler l’ennui? Quels outils développera-t-il si le matériel auquel il a accès, en aussi grande quantité soit-il, n’a qu’une seule façon d’être utilisé? 

Les enfants sont trop occupés à faire, ils n’ont plus le temps d’apprendre à être. Après tout, ne rien avoir à faire (je veux dire rien pantoute) est le meilleur moyen de réfléchir, de créer, d’imaginer, de découvrir le champ des possibles et de trouver un p’tit quelque chose à faire! Il suffit de penser à cette capacité extraordinaire qu’on les petits à se créer un monde imaginaire en utilisant les coussins, chaises, tabourets et couvertures d’une pièce. Pas de jeux éducatifs, pas de jouets qui coûtent aussi cher qu’un paiement de char. Juste de l’imagination, du temps et les meubles sur place. Impressionnant, non?

Un autre truc qui me saute aux yeux lorsque je pense à ce « manque » d’ennui, c’est la résolution de problème. Personne ne va s’obstiner sur le fait qu’il est impossible d’être toujours satisfait, parfaitement bien et 100% heureux d’être content. L’ennui, c’est une rupture dans notre manière de faire, qu’on soit grand ou petit. Ça cause un certain malaise, une insatisfaction. Ça pousse aussi à réfléchir, à trouver une solution. Quand on a 5 ans, la solution sera sûrement de chanter des classiques de Noël à tue-tête en pleine canicule. Reste que la solution vient de mon petit moi. Pas d’un adulte qui me propose une activité, pas d’un écran de Ipad. Juste de ma tête. Sensationnel, hein?

Mesdames et messieurs, jeunes et moins jeunes, ennuyons-nous! Réapprenons à ne rien faire. Retrouvons cette disponibilité envers nous-mêmes. Permettons-nous d’être simplement, ne serait-ce que quelques minutes dans une journée complètement folle. Offrons-nous cette liberté de l’esprit. Je pense que pas mal de bonnes choses peuvent en ressortir…

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