Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Maman est malade.

Filed under: août 2016 — happy wife at 1:41 on lundi, août 22, 2016

L’autre soir, j’avais une date. Avec Joyeux Papa. Pour notre anniversaire de mariage. On avait vraiment envie de dépenser une fortune, alors on est allé au cinéma! Nous avons visionné Mères indignes. (C’était drôle.) Sans vouloir brûler de punch, c’est une gang de momans qui se tannent d’en faire trop, d’être au-delà des besoins de tous les membres de leur famille tout en menant une carrière florissante et font le party

Tu te demandes où se trouve le lien entre une comédie romantique un peu vulgaire et une mère malade? Je te comprends. Parfois, les liens qui se font dans les méandres de mon cerveau sont un peu boiteux. Je vais tenter de faire un tracer plus clair de mes réflexions vaseuses.

Mis à part l’aspect divertissement, le film m’a fait réfléchir à propos d’un thème que j’avais enterré depuis longtemps sous un tas d’autres préoccupations. De voir toutes ces mamans qui travaillent à temps plein et qui gardent leurs maisons si propres que Madame Blancheville est jalouse, en cuisinant tous les repas et collations (sans agent de conservation, de sucre, de gras trans et tout ce qui pourrait donner un bon goût de casse-croûte) et qui font partie de tous les conseils scolaires, groupes de parents et autres regroupement pour assurer le bien-être de nos trésors dans leur milieu éducatif (avant de se rebeller) m’a épuisée. Juste à relire cette phrase, je suis à bout de souffle. 

Je crois que le tableau dépeint au début du film est, sommes toute, réaliste. Malgré tous les discours « pro lâcher-prise » et « vive la délégation », je pense sincèrement que toutes les mamans ont le syndrome de la SuperMaman. 

Nous souhaitons toutes faire de notre mieux pour notre famille et donner tout ce que nous avons pour eux, quite à s’oublier et à s’épuiser. La clé du lien douteux se trouve ici: Je suis une personne avec une maladie diagnostiquée depuis 5 ans. Je t’épargne tous les détails médicaux plates; je suis épuisée en permanence, je perds tranquillement ma dextérité et toutes les articulations de mon corps auraient besoin d’une shot de Jig-A-Loo. 

Je suis une maman malade. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir le syndrome de la SuperMaman. De me réveiller avant tout le monde pour faire du yoga, de cuisiner un déjeuner chaud à ma famille et des lunchs santés, travailler toute la journée pour ensuite courir au parc tout l’après-midi avec Pouliche, puis revenir concocter un délicieux souper avec plein de fibres et de vitamines. Faire les devoirs et la routine bain-dents-dodo pour finalement faire la vaisselle, ranger la cuisine, passer le balai, ramasser les traineries, plier une brassée de lavage et honorer le lit conjugal avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée, épuisée à l’idée de recommencer le lendemain. 

Puisque je vis dans le déni, je continue à porter tout ça sur mes épaules malgré les difficultés de la maladie et les effets secondaires des médicaments, avec le sourire en plus. Mais le film m’a rappelé que j’avais, jadis, moi aussi pris la décision de déléguer et de lâcher-prise. Non pas pour faire la fête, mais pour prendre du temps pour me reposer et ainsi, assurer plus de temps de qualité avec ma famille. Décision que j’ai vite relégué aux oubliettes parce que… Ben parce que je suis une SuperMaman. Ou parce que je souhaite en être une. 

Malheureusement pour mes ambitions de super héroine, le body parle plus fort et parfois, je ne peux plus être SuperMan. Je ne suis que Clark Kent. Un être humain avec ses faiblesses et ses incapacités. Et Pouliche est intelligente et pose des questions. Il a fallu lui expliquer que maman est malade. Que non, toutes les mamans ne sont pas comme ça. Que oui, je vais avoir besoin d’aide. Etc., etc. #pénible

Dans les moments Clark Kent, je me sens faible, impuissante, « indigne » et coupable. Parce qu’il m’est impossible d’être la meilleure maman au monde. T’sais la version qui a huit bras et qui ne dort pas parce qu’elle n’en a pas besoin. J’ai l’impression de manquer à mon devoir. Et comme toute femme contrôlante qui se respecte, je ne tolère pas très bien le fait de ne pas être en contrôle de la situation. Puis être vulnérable devant ses enfants, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’estime de soi… En tant que maman, nous vivons toutes avec un peu (ou beaucoup) de culpabilité. Mais celle de la maman malade, selon moi, c’est un niveau au-dessus. Parce qu’il s’agit d’un fardeau que j’impose à tous mes proches. C’est là, ça va rester et c’est dérangeant. Deal with it, lil’ mama!

Pour moi, être une mère malade c’est être forcée de penser à soi-même une fois de temps en temps (plus souvent que ce que la SuperMaman en moi considère acceptable), de laisser aller certains aspects de la vie qui peuvent sembler majeurs, mais qui sont en fait superflus, être obligée de déléguer et accepter que les choses ne soient pas faites à ma façon, montrer une facette de soi fragile et vulnérable à ses enfants et son mari et accepter leur aide, leur amour et leur empathie. Dis comme ça, c’est presque sain! 

La conclusion de cette réflexion est positive, malgré le côté sombre de la maladie chronique. Que ce soit pour faire un peu le party, pour penser à soi ou pour amener ses enfants à être plus autonomes, être une « mère indigne » à ses heures, c’est bien. T’es-tu retrouvé dans le labyrinthe de mes pensées entre un film populaire et la maladie? J’espère que oui!

Trouver l’équilibre entre la SuperMaman, ma propre personnalité et la Mère Indigne devient mon objectif de vie. Toi? T’es une mère indigne, parfois?

The happiest of wives

Welcome to my world!

Filed under: mars 2015 — happy wife at 9:57 on lundi, mars 23, 2015

En cette journée froide de mars, je décide de me lancer et de créer un blogue sur la vie familiale des temps modernes. Pourquoi? Pourquoi pas!

Si quelques parents complexés peuvent en tirer un petit brin de bonheur, ce sera mission accomplie! N’ayez aucune inquiétude, je ne crois pas que vous trouverez ici une nouvelle vision de la maternité ou un angle fraîchement découvert. « Toute du vieux stock » Du réchauffé. Juste une maman qui tente de trouver l’équilibre et qui espère réchauffer quelques cœurs au passage.

Alors, commençons avec un grand boom, une montée de lait, un billet de pur chialage. Vous êtes prêts? C’est parti!

 

 

Désolée messieurs, j’ai bien cherché une image d’homme avec huit bras qui tient aussi un bébé mais, ça semble être le fardeau de la femme aux yeux de la société et des dessinateurs. Je vous le concède, je n’ai pas cherché bien longtemps. Et je tiens à souligner le travail exceptionnel de plusieurs papas de ce monde qui se démènent pour occuper une grande place dans la vie familiale. Mais la question reste: Pourquoi? Pourquoi, dans mon esprit de jeune femme libérée qui croit à l’égalité des sexes, je me retrouve toujours à en prendre beaucoup trop sur mes frêles épaules simplement parce que « c’est mon rôle »? Je me dois de cuisiner santé, sinon c’est mauvais pour toute la famille. Je me dois de garder la maison propre et bien rangée, sinon les gens pourraient me juger (drame). Je me dois de performer dans tous les aspects de ma vie, sinon… Je me dois de conserver un corps svelte, sinon… Sinon, sinon, sinon…

Depuis que je suis mère, je pense que mon rôle, s’est de me sentir coupable. Me sentir coupable lorsque mon conjoint m’aide avec les tâches ménagères parce que lui aussi, travaille fort toute la journée et a envie de se reposer. Me sentir coupable lorsque je n’ai pas envie de cuisiner et que je sers du Kraft Dinner à ma fille (bien qu’elle ADORE). Me sentir coupable lorsque j’ai plus envie de regarder la télé que de jouer aux dinosaures. Me sentir coupable lorsque je suis malade parce que, franchement, quelle maman à le temps d’être malade?

Je me retrouve donc, depuis bientôt cinq ans, à jongler les diverses responsabilités, activités, tâches, etc. telle une artiste du Cirque du Soleil et à me sentir coupable hum… TOUT LE TEMPS! Pourtant, je mets tous les moyens à ma disposition pour calmer se sentiment désagréable et envahissant qui semble s’être déclenché la seconde où j’ai donné la vie. Partage des tâches pour alléger la routine quotidienne, yoga, vélo stationnaire au sous-sol pour ne pas avoir à aller au gym et devoir laisser ma famille seule durant 1h30 (ouin…), me faire croire que je m’entraîne pour ma bonne santé et non pas pour le look, méditation en tentant de focaliser mon attention sur la notion de lâcher prise.

Tiens, parlons-en, du lâcher prise! Quossé ça?? Un concept inventé pour être sur qu’on n’en finisse jamais avec la culpabilité? Je ne me sens pas déjà assez mal, en plus, je suis incapable d’atteindre le sentiment de « lâcher prise ». Pendant la méditation, je fais des listes. Durant le cours de natation de pouliche, je pense aux dossiers urgents au boulot lundi. Je la cherche encore LA mère qui a lâché prise. Cette mère là devrait donner des cours, faire des conférences, écrire des livres (ou un blogue), partager son secret, quelque chose! Ceci dit, en bonne girouette que je suis, je crois qu’il y a un grand avantage à toute cette pression qu’on s’impose… Qu’on se le dise, il n’y a pas plus efficace qu’une mère qui se sent coupable! Ça marche aux toasts avec ces femmes là. Biberon, sac à couches: Pas l’temps de niaiser. Et, malgré le dix roues de chialage que je viens de pondre, les mères collectionnent les petits bonheurs à tous les jours, qu’elles soient culpabilisées ou non (awww, cute!).

Finalement, la réflexion que je porte aujourd’hui est bien peu originale (je vous avais prévenu!). Par contre, en prenant le temps de l’écrire et d’y injecter un peu d’humour, je me sens libérée et j’ai presque lâché prise en rédigeant ce billet (mais je dois passer acheter du lait et des œufs en allant chercher la petite). L’important, c’est que je vise le plaisir au quotidien avec ma famille et si le manque de rangement dans ma maison vous dérange, invitez-moi chez vous! 😉

The happiest of wives

 
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