Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Conjuguer « fatigue » au présent et au futur

Filed under: avril 2015 — happy wife at 9:50 on lundi, avril 20, 2015

Dormir… J’ai l’impression que ma définition d’une bonne nuit de sommeil a bien changée entre le moment où j’étais une étudiante sans enfant et le moment fatidique où je suis devenue maman. Et je ne parle même pas de la période poupon où le bambin dort une heure et quart entre deux boires. Notre fille a 4 ans et, malgré nous, la fatigue fait toujours partie intégrante de nos vies. J’ai le sentiment que ça durera encore et encore, même si elle vieillit. (Quelqu’un, dites-moi que je me trompe!)

Fidèle à moi-même, je tiens à vous avertir que nous traiterons d’un sujet déjà tellement usé qu’il y a des trous dedans. Et, toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai pas l’intention de réinventer la roue. Seulement souligner les réalités parentales et, en passant, lever mon chapeau à tous les parents fatigués de ce monde. Prêts? On part!

*Veuillez noter que la forme féminine utilisée dans ce texte désigne aussi bien les hommes que les femmes. Le genre féminin est utilisé dans le but d’alléger le texte et, let’s be honest, parce que je sais que c’est surtout les mamans qui me lisent et qui se sentiront interpelées.

 

BTW, ça a pas vraiment l’air de ça, dormir avec un enfant (petite note pour les novices).

Encore aujourd’hui, je me questionne sur la ou les causes de tant de fatigue depuis la maternité. Si j’analyse la situation en surface, ça ne semble pas si pire. Notre fille dort 10 heures la nuit, ce qui est tout à fait respectable. Bon, passons outre le fait qu’elle se réveille avec un spring sous ses petits pieds, qu’elle serait déjà prête à courir jusqu’au parc pour grimper et sauter et qu’elle vient me réveiller avec un monologue de 3000 mots alors que je ne pense qu’à m’injecter de la caféine par intraveineuse. Ceci dit, vous savez bien que je me contente rarement d’une analyse en surface (sauf quand ça fait mon affaire). Alors, pourquoi tant de fatigue? Pourquoi ce manque d’énergie et ces cernes mauves sous mes yeux?

C’est ainsi que la jeune auteure réalisa que maternité est conjugué au présent et au futur (bouhou) avec fatiguée. (Notez ici la plug du titre.) Être mère, c’est se dévouer aux membres de sa famille. C’est travailler, mettre un plat au four, l’oublier et servir un repas trop cuit. C’est ranger TELLEMENT de jouets qu’on se demande où on a trouvé le budget pour tout ça.

Être parent, c’est plier des vêtements, aller chez le médecin, nettoyer les traces de doigts sur le frigo, aider le plus grand avec ses devoirs (oh! que je redoute ce moment…), donner des câlins, en recevoir, jouer, donner le bain. C’est aller au travail, revenir du travail, travailler à la maison. C’est ENFIN se coucher, mais continuer de penser et de faire des listes.

Être mère, c’est aussi procrastiner. On choisit nos priorités pour survivre. Dans ma folle jeunesse, je vous ai tous jugés sans exception, parents procrastinateurs. Je fais mon coming out. J’ai naïvement cru qu’avec mes fantastiques capacités organisationnelles (je me lance des fleurs, vous êtes libres d’en faire autant), je serais différente de vous. Et bien, un simple coup d’œil au plancher sale de mon salon et à la poussière accumulée sur la pile de linge sale prouvera que, finalement, je choisis, moi aussi, les priorités: avoir du plaisir avec ma famille d’abord, les tâches ensuite.

C’est tout ça la maternité, et bien plus. Depuis toujours. Et c’est un choix que nous avons tous fait. Malgré tout ce chialage, je crois que c’est un choix courageux qui mérite d’être honoré.

Donc, je te félicite, toi la maman fatiguée, impressionnante et extraordinaire. Toi, la maman qui n’a pas une seconde pour se reposer. Toi, la maman qui repousse quotidiennement ses limites. Toi, la maman qui aime tes enfants de tout ton cœur, même quand tu souhaiterais juste qu’ils s’endorment.

Toi, qui fait des milliers de tâches tous les jours, sans relâche (bon, tu procrastines, mais si peu), même quand tu es fatiguée. Je vous encourage tous à aller faire un bisou à votre maman et à la remercier d’avoir fait ce brave choix. C’est fait? Good!

Avec tous ces compliments, encouragements et tout cet amour (et beaucoup de café), dites-moi, qui a besoin de dormir?

The happiest of wives

 
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