Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Et le sexe, dans tout ça?

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 12:43 on lundi, novembre 9, 2015

Yeux chastes, s’abstenir! Le texte suivant portera sur un sujet qui n’est « pas pour les doux. » Le SEXE. Les relations sexuelles. Jouer au docteur, si tu préfères. Tu es du genre à fermer les lumières durant l’amour? Mon conseil: ferme les yeux durant la lecture de ce billet. 😉 

Premièrement, sortons le méchant, ce qui nous rend amers, la crotte qu’on a sur le cœur. Parlons de ce couple d’amis dont nous envions la vie sexuelle. On connaît tous au moins une paire de parents qui semblent complètement épanouis sexuellement malgré leur poupon d’un mois et demi. Du genre: « Nous faisons l’amour à TOUS les matins sous la douche et TOUS les soirs dans le salon. »

Ok j’exagère un ti-brin, mais avouez que vous avez tous eu des gens en tête à la lecture de cette phrase. Et on est dont jaloux d’eux, hein? Peut-être qu’ils exagèrent, peut-être même qu’ils mentent! Mais ça, on le sait pas nous, pauvres parents épuisés qui ne voient le lit que comme un objet qui apporte un tout petit peu de repos. Puis, peut-être qu’ils disent vrai. Alors, on les envie quand même…

Parce qu’il y a belle lurette que les dessous affriolants ont été remplacés par les magnifiquement sexy soutiens-gorge d’allaitement. Parce qu’avec les années, Monsieur Papa a tendance à s’endormir sur le divan aux alentours de 19h30 en ronflant comme une tondeuse à gazon et qu’une fois toutes les tâches terminées, on rêve beaucoup plus de notre douillette et notre oreiller que d’une nuit torride de sexe chaud, sensuel et épuisant. Surtout parce qu’on se demande comment ils y arrivent, eux.

Qu’on se le tienne pour dit, il n’y a pas de doute, on s’aime d’amour dans le couple. Tous les jeunes parents ont ce même réflexe de souligner l’amour malgré l’abstinence. Mais, avec l’arrivée des enfants, les priorités changent. Et le corps change. Et l’humeur change. Et la quantité d’endroits où il est possible de batifoler dans la maison diminuent. Et la spontanéité s’efface. Et les cernes s’accumulent. Le linge sale s’accumule aussi. Finalement, tout le monde se retrouve en situation de déséquilibre et doit s’adapter. Quelle partie de la vie passe en dernier le plus souvent? Vous avez raison: le couple et tout ce que ça implique (clin d’œil).

 Je vous donne GRATUITEMENT les trucs infaillibles (garantis ou argent remis) pour se mettre dans le mood :

  • Envoyez les enfants jouer dehors et restez à l’intérieur!
  • Prenez un verre ensemble lorsque les petits sont couchés, même si on est mardi.
  • Le sexe réduit les maux de tête. Profitez-en!
  • Oubliez les tâches. Elles vont vous attendre jusqu’à demain…

 

  • Persévérez. Ça se peut que bébé se mette à pleurer pendant que vous enlevez vos chemises. Ce n’est que partie remise!
  • Laissez vos complexes de maman dans la garde-robe.
  • Profitez de la sieste d’après-midi pour batifoler.
  • Aller au lit 30 minutes plus tard. So what? De toute façon, on ne peut pas être plus cernés que ça!
  • [insérez ici votre truc personnel]

Le sexe, c’est gratuit ET c’est l’fun! On serait bien fous de s’en passer…

The happiest of wives

Conjuguer « fatigue » au présent et au futur

Filed under: avril 2015 — happy wife at 9:50 on lundi, avril 20, 2015

Dormir… J’ai l’impression que ma définition d’une bonne nuit de sommeil a bien changée entre le moment où j’étais une étudiante sans enfant et le moment fatidique où je suis devenue maman. Et je ne parle même pas de la période poupon où le bambin dort une heure et quart entre deux boires. Notre fille a 4 ans et, malgré nous, la fatigue fait toujours partie intégrante de nos vies. J’ai le sentiment que ça durera encore et encore, même si elle vieillit. (Quelqu’un, dites-moi que je me trompe!)

Fidèle à moi-même, je tiens à vous avertir que nous traiterons d’un sujet déjà tellement usé qu’il y a des trous dedans. Et, toujours fidèle à mes habitudes, je n’ai pas l’intention de réinventer la roue. Seulement souligner les réalités parentales et, en passant, lever mon chapeau à tous les parents fatigués de ce monde. Prêts? On part!

*Veuillez noter que la forme féminine utilisée dans ce texte désigne aussi bien les hommes que les femmes. Le genre féminin est utilisé dans le but d’alléger le texte et, let’s be honest, parce que je sais que c’est surtout les mamans qui me lisent et qui se sentiront interpelées.

 

BTW, ça a pas vraiment l’air de ça, dormir avec un enfant (petite note pour les novices).

Encore aujourd’hui, je me questionne sur la ou les causes de tant de fatigue depuis la maternité. Si j’analyse la situation en surface, ça ne semble pas si pire. Notre fille dort 10 heures la nuit, ce qui est tout à fait respectable. Bon, passons outre le fait qu’elle se réveille avec un spring sous ses petits pieds, qu’elle serait déjà prête à courir jusqu’au parc pour grimper et sauter et qu’elle vient me réveiller avec un monologue de 3000 mots alors que je ne pense qu’à m’injecter de la caféine par intraveineuse. Ceci dit, vous savez bien que je me contente rarement d’une analyse en surface (sauf quand ça fait mon affaire). Alors, pourquoi tant de fatigue? Pourquoi ce manque d’énergie et ces cernes mauves sous mes yeux?

C’est ainsi que la jeune auteure réalisa que maternité est conjugué au présent et au futur (bouhou) avec fatiguée. (Notez ici la plug du titre.) Être mère, c’est se dévouer aux membres de sa famille. C’est travailler, mettre un plat au four, l’oublier et servir un repas trop cuit. C’est ranger TELLEMENT de jouets qu’on se demande où on a trouvé le budget pour tout ça.

Être parent, c’est plier des vêtements, aller chez le médecin, nettoyer les traces de doigts sur le frigo, aider le plus grand avec ses devoirs (oh! que je redoute ce moment…), donner des câlins, en recevoir, jouer, donner le bain. C’est aller au travail, revenir du travail, travailler à la maison. C’est ENFIN se coucher, mais continuer de penser et de faire des listes.

Être mère, c’est aussi procrastiner. On choisit nos priorités pour survivre. Dans ma folle jeunesse, je vous ai tous jugés sans exception, parents procrastinateurs. Je fais mon coming out. J’ai naïvement cru qu’avec mes fantastiques capacités organisationnelles (je me lance des fleurs, vous êtes libres d’en faire autant), je serais différente de vous. Et bien, un simple coup d’œil au plancher sale de mon salon et à la poussière accumulée sur la pile de linge sale prouvera que, finalement, je choisis, moi aussi, les priorités: avoir du plaisir avec ma famille d’abord, les tâches ensuite.

C’est tout ça la maternité, et bien plus. Depuis toujours. Et c’est un choix que nous avons tous fait. Malgré tout ce chialage, je crois que c’est un choix courageux qui mérite d’être honoré.

Donc, je te félicite, toi la maman fatiguée, impressionnante et extraordinaire. Toi, la maman qui n’a pas une seconde pour se reposer. Toi, la maman qui repousse quotidiennement ses limites. Toi, la maman qui aime tes enfants de tout ton cœur, même quand tu souhaiterais juste qu’ils s’endorment.

Toi, qui fait des milliers de tâches tous les jours, sans relâche (bon, tu procrastines, mais si peu), même quand tu es fatiguée. Je vous encourage tous à aller faire un bisou à votre maman et à la remercier d’avoir fait ce brave choix. C’est fait? Good!

Avec tous ces compliments, encouragements et tout cet amour (et beaucoup de café), dites-moi, qui a besoin de dormir?

The happiest of wives

 
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