Récemment, je tombe sur un article intitulé Au secours, mon ado est accro aux réseaux sociaux. Ça m’a fait un peu peur (un peu, Pouliche a juste 5 ans…) 

J’ai réalisé que s’il y a bien une chose à laquelle je n’ai pas réfléchie avant de me reproduire, c’est l’aspect technologique maintenant automatiquement rattaché à la parentalité. Je ne me lance même pas dans le débat « temps d’écran pour enfant » ni celui du « je ne souhaite pas affiché le visage de mon ange sur les réseaux sociaux. » Ces aspects varient selon les valeurs des parents et l’éducation qu’ils souhaitent offrir à leurs enfants. 

Non, ici je m’inquiète plutôt de la gestion parentale des ZINTERNET chez nos progénitures. Entendons-nous, les réseaux sociaux sont bien en vogue présentement. Plein de gens y sont super actifs et exposent leurs vies, leurs activités, leurs familles, ce qu’ils mangent, etc. C’est devenu un peu la norme de se dévoiler un peu ou beaucoup sur les différentes plateformes. 

Rendue là, c’est une question de jugement. Mais nos enfants, ils n’ont pas trop le temps de développer leur bon jugment qu’ils baignent déjà dans la technologie et l’exposition à la planète entière via le web. Je suis bien contente d’avoir vécu l’éclosion des réseaux sociaux à l’âge adulte. Je suis contente pour ma mère aussi, qui n’a pas eu a gérer cette situation plus que tricky. (En même temps, il y avait d’autres choses inquiétantes à mon époque…) Parce que j’étais assez grande et éduquée pour faire mes propres choix et en assumer les conséquences. Parce que j’avais passé la phase du « je le fais juste parce que tu m’as dit non. » Parce que j’étais consciente de l’impact que certaines publications pourraient avoir sur ma vie présente, et même future. 

Mais tu sais ben que, même si on s’assoit avec la troupe et qu’on discute de tous ces beaux principes, ils vont faire ce qu’ils veulent. Ou ils vont essayer. Je n’avais pas encore réalisé qu’à notre époque, faire des enfants rime avec gérer leur utilisation de la technologie. Et, je me répète, ça me fait un peu peur. Parce qu’on a tous fait des bêtises à l’insu de nos parents aimants. Parce qu’on a souvent assumé les conséquences par la suite. Mais nos bévues n’étaient pas exposées aux vues de tous. C’est ÇA qui me fout la chienne. Les enfants apprennent à utiliser les outils technologiques au primaire. Donc, l’évitement n’est pas une option trop, trop efficace. Pis, ça a aussi ses bons côtés… Comment gérer tout ça et rester sain d’esprit?

Trop boire dans un party à 16 ans, c’est une chose. Se faire filmer ou prendre en photo et distribuer  ces oeuvres sur le net, c’est comme une coche de plus. Et c’est effrayant. Comme tous les autres mortels, mes enfants feront des erreurs. J’aimerais seulement que ça reste pour eux, s’ils ne souhaitent pas partager leur expérience. Est-ce encore possible aujourd’hui? Est-ce que, devenue adolescente, Pouliche se sentira « obligée » de publier moult selfies en top de bikini pour être une « jeune normale?  » Est-ce que la cyber-intimidation aura pris encore plus d’ampleur à ce moment et sera totalement ingérable? Que faire lorsque ses connaissances auront dépassées les miennes (parce que ça VA arriver.)? 

J’ose croire en ma fille, en son intelligence et en son bon jugement, qualités qu’elle expose déjà à 5 ans. Mais, juste pour être sur, si jamais vous nous cherchez, on s’en va habiter dans une commune sans électricité jusqu’à sa majorité!

The happiest of wives