Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Kidos et réseaux sociaux…

Filed under: juin 2016 — happy wife at 3:58 on jeudi, juin 23, 2016

Récemment, je tombe sur un article intitulé Au secours, mon ado est accro aux réseaux sociaux. Ça m’a fait un peu peur (un peu, Pouliche a juste 5 ans…) 

J’ai réalisé que s’il y a bien une chose à laquelle je n’ai pas réfléchie avant de me reproduire, c’est l’aspect technologique maintenant automatiquement rattaché à la parentalité. Je ne me lance même pas dans le débat « temps d’écran pour enfant » ni celui du « je ne souhaite pas affiché le visage de mon ange sur les réseaux sociaux. » Ces aspects varient selon les valeurs des parents et l’éducation qu’ils souhaitent offrir à leurs enfants. 

Non, ici je m’inquiète plutôt de la gestion parentale des ZINTERNET chez nos progénitures. Entendons-nous, les réseaux sociaux sont bien en vogue présentement. Plein de gens y sont super actifs et exposent leurs vies, leurs activités, leurs familles, ce qu’ils mangent, etc. C’est devenu un peu la norme de se dévoiler un peu ou beaucoup sur les différentes plateformes. 

Rendue là, c’est une question de jugement. Mais nos enfants, ils n’ont pas trop le temps de développer leur bon jugment qu’ils baignent déjà dans la technologie et l’exposition à la planète entière via le web. Je suis bien contente d’avoir vécu l’éclosion des réseaux sociaux à l’âge adulte. Je suis contente pour ma mère aussi, qui n’a pas eu a gérer cette situation plus que tricky. (En même temps, il y avait d’autres choses inquiétantes à mon époque…) Parce que j’étais assez grande et éduquée pour faire mes propres choix et en assumer les conséquences. Parce que j’avais passé la phase du « je le fais juste parce que tu m’as dit non. » Parce que j’étais consciente de l’impact que certaines publications pourraient avoir sur ma vie présente, et même future. 

Mais tu sais ben que, même si on s’assoit avec la troupe et qu’on discute de tous ces beaux principes, ils vont faire ce qu’ils veulent. Ou ils vont essayer. Je n’avais pas encore réalisé qu’à notre époque, faire des enfants rime avec gérer leur utilisation de la technologie. Et, je me répète, ça me fait un peu peur. Parce qu’on a tous fait des bêtises à l’insu de nos parents aimants. Parce qu’on a souvent assumé les conséquences par la suite. Mais nos bévues n’étaient pas exposées aux vues de tous. C’est ÇA qui me fout la chienne. Les enfants apprennent à utiliser les outils technologiques au primaire. Donc, l’évitement n’est pas une option trop, trop efficace. Pis, ça a aussi ses bons côtés… Comment gérer tout ça et rester sain d’esprit?

Trop boire dans un party à 16 ans, c’est une chose. Se faire filmer ou prendre en photo et distribuer  ces oeuvres sur le net, c’est comme une coche de plus. Et c’est effrayant. Comme tous les autres mortels, mes enfants feront des erreurs. J’aimerais seulement que ça reste pour eux, s’ils ne souhaitent pas partager leur expérience. Est-ce encore possible aujourd’hui? Est-ce que, devenue adolescente, Pouliche se sentira « obligée » de publier moult selfies en top de bikini pour être une « jeune normale?  » Est-ce que la cyber-intimidation aura pris encore plus d’ampleur à ce moment et sera totalement ingérable? Que faire lorsque ses connaissances auront dépassées les miennes (parce que ça VA arriver.)? 

J’ose croire en ma fille, en son intelligence et en son bon jugement, qualités qu’elle expose déjà à 5 ans. Mais, juste pour être sur, si jamais vous nous cherchez, on s’en va habiter dans une commune sans électricité jusqu’à sa majorité!

The happiest of wives

Vivre ses passions

Filed under: juin 2016 — happy wife at 10:55 on mardi, juin 7, 2016

Ce weekend, je regardais Pouliche cuisiner de délicieux biscuits choco-framboise avec minutie, attention et amour. Elle veut devenir pâtissière, notre Pouliche. Je l’observais donc, mesurer chaque ingrédient avec précision, battre les oeufs avec vigueur, goûter les pépites de chocolat avec gourmandise. J’étais impressionnée, hypnotisée. Pour cette grande fillette de 5 ans, cuisiner est une véritable passion. C’était MA-GNI-FI-QUE à voir. 

Suite à cet instant de bonheur à espionner mon enfant, j’ai eu comme un p’tit down. Parce que réalistement, quelles sont les chances que Pouliche devienne la prochaine Cake Boss? Encore plus probablement, on peut prévoir un ou des éventuels  changements de passion au fil des années. Parce qu’enfant, tu veux devenir pompier ou ballerine. Puis, tu veux devenir chanteur ou avocat. Puis, tu découvres le cheerleading ou le football. Finalement, t’as pas la cote R nécessaire pour des études en médecine pis tu fais des sciences humaines au Cégep de ta région pour finir dans une job qui paye les factures, mais qui est bien loin de ta passion. 

Aussi sombres soient ses pensées, je réalise que plusieurs personnes vivent leurs passions au quotidien, mais un très, très petit nombre de personnes chanceuses et travaillantes vivent DE leur passion. Il y a là toute une différence. Pouliche devra, un jour, faire des choix comme nous l’avons tous fait. Est-ce que je continue les cours de chant dans l’espoir d’un jour devenir la prochaine Céline Dion ou je m’inscris en chimie au Cégep pour un avenir plus certain? Est-ce que je continue de donner des ateliers de peinture pour une bouchée de pain et d’accumuler des tonnes de jobs d’appoint pour survivre en attendant qu’on découvre mon talent ou je deviens comptable pour payer mes comptes et pouvoir aller dans l’sud deux fois par année? 

*À noter que mon cerveau associe « passion » avec « art. » Mais, t’sais, tu peux être passionné par n’importe quoi là. Soit pas barré!

Entendons-nous qu’il faut avoir le feu sacré et une volonté de fer pour passer par-dessus tous les obstacles et les rejets qui peuvent nous barrer le chemin vers nos passions, alors que c’est si simple de faire un DEP et de trouver du travail à 18 ans jusqu’à la retraite. Pas de soucis, ou presque. Pas de casse-tête. Personne à convaincre. 

Évidemment, je m’interroge: Comme parent, quel modèle donnes-tu? Je vis mes passions au quotidien. Je pratique et j’enseigne le yoga, j’écris, je dessine, je cuisine. Ceci dit, ça ne paye pas les factures. Alors je travaille. J’aime bien ce que je fais, mais pas de passion à l’horizon. C’est dull, non? Pas exactement ce que je souhaite voir Pouliche reproduire. Mais c’est la réalité.

Peut-être que c’est de la surprotection, mais je n’ai pas envie que mes enfants voient cette réalité comme la seule issue possible à la vie d’adulte. Je veux qu’ils rêvent. Je veux qu’ils croient que tout est possible. Je veux qu’ils travaillent d’arrache-pied pour atteindre LEURS objectifs. Je veux qu’ils aient du plaisir dans tout ce qu’ils entreprennent. Je veux que leurs choix représentent leur personnalité et leurs désirs, et non pas une obligation. Je veux qu’ils se cherchent, qu’ils aient tous les outils nécessaires pour se trouver. 

À bien y penser, tu feras bien le travail que tu voudras, Pouliche. Tu vivras tes passions ou tu vivras de tes passions. On s’en fout. Sois heureuse. 

The happiest of wives

 
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