Reste environ une centaine de belles journées d’été avant que Pouliche ne commence la grande aventure de l’école primaire, des bulletins et des notes dans l’agenda. Crise d’anxiété, évidemment. 100 jours, c’est peu pour décider quel genre de parent-scolaire on veut être. Parce que tu veux pas te tromper, t’sais. 

J’ai toujours ben pris une décision: Ma fille, ni mes enfants futurs s’il y en a, ne seront pas les meilleurs, dans RIEN. S’ils le deviennent, ce sera à force de travail, de passion et de plaisir. Tu capotes, hein? Quelle mère indigne! Alors, je me livre. Je dois être honnête, la décision s’est un peu basée sur mon éducation. (Je ne suis pas la première mère indigne.) J’ai eu le privilège d’avoir des parents qui ne m’ont jamais laissée gaspiller mon potentiel, ni mon talent. Ils m’ont poussée à donner le meilleur de moi-même et à me dépasser. Le plus important; ne pas me comparer à PERSONNE. JAMAIS. Ils ont choisi d’élever un humain, une personne et non une performance. Merci, c’est très apprécié. 

Vous comprendrez donc que je vais essayer de répéter le pattern. Déjà à 5 ans, notre jolie Pouliche a essayé plein de choses plus diverses les unes que les autres, choisissant au gré de ses intérêts les activités de la saison: natation, soccer, ballet, karaté, cirque, cuisine, gymnastique et j’en passe. Notre demande est la suivante; Terminer la session à laquelle tu es inscrite et faire de ton mieux à chaque cours. Point. Jamais nous ne l’avons poussée à devenir Micheal Phelps, Zénadine Zidane, Anik Bissonnette, Jackie Chan, Guy Laliberté, Jean Soulard ou Nadia Comaneci. 

Plus tard, elle souhaitera poursuivre un rêve? On va l’encourager. Elle se découvrira plusieurs passions et chassera plusieurs petits rêves en même temps? Go for it

Je souhaite, à travers cette méthode, lui fournir l’espace nécessaire pour s’épanouir, apprendre à persévérer et mettre des efforts et du travail dans ce qui lui tient à coeur. J’espère aussi que ça lui permettra de se découvrir en tant que plus si petit humain et de respecter son propre rythme et ses limites.

Finalement, je crains un peu cette rentrée scolaire. J’ai peur que le milieu un peu trop rigide à mon goût de l’école brise toute cette belle magie et ce puissant sentiment de bien-être qui émane de sa petite personne. J’ai peur que les comparaisons fassent tout de même leur chemin dans son esprit. Que les notes inscrites au bulletin viennent saboter tous les efforts qu’elle aura mis dans ses projets scolaires. Mais, comme dirait moman; on travsera l’pont quand on s’ra rendu! En attendant, soi toi-même Pouliche. C’est ainsi que tu es la meilleure. 

The happiest of wives