Tu t’es déjà fait cette réflexion? Pire encore, quelqu’un t’as déjà regardé droit dans les yeux, la peur se lisant dans son regard, en te disant: « Mais as-tu pensé à ce qu’ils vont dire, les autres? » Quoi? Les deux te sont arrivés? Aie, aie, aie! Ça va mal à shop...

Tes choix vestimentaires, alimentaires, tes opinions, la façon dont tu souhaites élever tes enfants, c’est TOI. Point. Pas l’opinion de Ti-Bum au coin de la rue, ni celle de ton arrière-grande-tante qui habite à l’ancien pays. Anyway, quand est-ce que le regard des autres est vraiment, véritablement, authentiquement SI important? J’irai même plus loin; à quelle fréquence ce que nous croyons être le jugement que porte autrui sur nous est fondé? Parce qu’on est pas juste bons pour se juger et se culpabiliser. Oh no! On est aussi très bons à interpréter un regard, un rire ou un commentaire. On excelle un peu moins lorsque vient le temps d’habiter nos testicules et vérifier la véracité de nos hypothèses. 

Ne nous mentons pas, ça empire lorsqu’on ajoute des petits êtres humains sur terre. 

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je lui sers du Mc Donald un mardi soir? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je saute la corvée d’aspirateur aujourd’hui? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je le laisse choisir ses vêtements pour aller à la garderie? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi, avec le p’tit qui nous fait un bacon ultra croustillant au milieu de l’allée d’épicerie? »

Craindre l’opinion des autres; quel modèle merdique à léguer à ses enfants. Leur apprendre à suivre un modèle établi par leur micro société au très grand risque de faire les choses à sa façon et peut-être, même pas sur, faire jaser de soi autour de la machine à café le lendemain. Au final, ce qui motive cette censure, ce n’est pas le jugement des autres en soit, c’est la peur du jugement des autres. Et cette peur, nous l’avons développée quelque part. Je ne suis pas la première (j’espère profondément ne pas être la dernière) à dire NON aux qu’en-dira-t-on. NON à la chaîne toxique de la crainte du jugement des autres. OUI à être soi-même, à encourager nos enfants à se découvrir et célébrer les magnifiques personnes qu’ils sont des toutes leurs différences. OUI à un mode de vie différent de celui qui semble faire l’unanimité, si celui-ci nous convient mieux. L’aspect magique de tout ça, plus tu t’approches de ce qui Te rejoint, moins l’opinion des autres t’importe. Pretty cool, right?

Vas-y mon enfant d’amour, suit ton cœur et fais ce qui TE plait, à toi, juste à toi, rien qu’à toi. T’es un joli garçon mignon et tu aimes les poupées, les poussettes roses et les sacs à couche. En voilà dans la cour avant pour que tous les voisins puissent admirer à quel point tu seras un excellent grand frère, ami et père. Amuses-toi! Tu veux affirmer ton autonomie et que nous soyons fiers de toi alors tu décides de t’habiller seule, un bon matin, avec deux bas pas pareil, une jupe jaune serein accompagné d’un t-shirt mauve à pois verts et tous les colliers que tu as déjà bricolé. T’es belle, ma Pouliche. A pour l’effort!

Je suis épuisée par ma semaine de travail, terrassée par une grippe d’homme et le plancher est dû pour être lavé? Il va attendre. Je me colle sur le divan pour jouer à Uno en famille. 

Si tu as un problème avec ça, tu peux toujours me dire ton opinion. Je vais peut-être même faire sembler de t’écouter…

The happiest of wives