Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Yoga, relaxation et garderie obligatoire

Filed under: avril 2016 — happy wife at 3:23 on vendredi, avril 29, 2016

De nos jours, on mène une vie de fou. On court comme des coqs et des poulettes pas de tête après nos queues pour arriver à nowel en même temps que tout le monde. On fait du yoga, de la méditation, de la visualisation. On booke nos week-ends à pleine capacité pour être certains de profiter de chaque minute avec notre famille parce qu’avec le lundi revient le vite-vite-vite et le dépêche-toi. On essaye des nouveaux trucs pour ralentir le rythme. On tente de trouver un équilibre qui convient à notre style de vie. Le plus souvent c’est un échec parce qu’on n’y met pas assez d’efforts ou qu’on ne persiste pas. What else is new? Je vais vous le dire, ce qui est nouveau!

La toute nouvelle nouveauté est les 52 jours d’absence maximales par année en service de garde subventionné. 52 jours. C’est tout. Tu dépasses la limite, ton service de garde perd un pourcentage de ses subventions. Penses-y à deux fois avant d’aller à la Ronde un mardi. Mamie voudrait bien prendre 2-3 jours collée avec son petit-fils. NON! Il a plus le droit. Il a atteint son maximum de congés de maladie. Je sais pas pour vous, moi je trouve ça plate. 

J’ai eu la chance, le privilège, le bonheur de ne pas être coincée avec une telle limite alors que Pouliche fréquentait la garderie. J’étais à l’université les premières années, ensuite je travaillais à temps partiel. Croyez-moi, elle a probablement été plus absente que présente à la gardo. Mais que se passera-t-il avec bébé 2, 3, 4 et 5? Nous devrons couper dans les vacances, autrement nous sommes responsables du déficit de notre service de garde? Nous devrons refuser les offres généreuses de nos proches de s’occuper des enfants en plein milieu de semaine « parce qu’il FAUT aller à la garderie? » Quossé ça!?! La loi donne un maximum de 10h de garde par jour, j’imagine que c’est pour éviter les abus. Dans la même ordre d’idée, il y a eu abus des congés familiaux? C’est ta raison pour mettre en place une politique qui les limite, Philippe? Il me semble que « trop de temps en famille », ça ne sonne pas comme un motif de signalement à la DPJ…

Déjà que les garderies font des miracles avec des budgets tellement bas que le seuil de la pauvreté se sent fier, tu veux pas être LA famille qui prend congé juste pour le fun. Tu vas te faire tirer des roches par la direction, buddy! Nous serons tiraillés entre le sentiment de culpabilité de ne pas passer du temps précieux en famille lorsque ça nous est possible et le sentiment de culpabilité de faire perdre des précieuses ressources au service de garde qui nous permet de travailler et de savoir nos enfants aimés, en sécurité et joyeux… 

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Parce que je les trouve importantes, les journées en congé relax. Parce que j’essaie de tendre vers un style de vie plus lent et calme. Parce que j’ai vraiment pas envie d’avoir à compter les jours où mes enfants s’absentent de la garderie. Parce qu’il faut savoir trouver l’équilibre dans ce monde de fou. Parce qu’un service de garde éducatif de qualité, ça prend de l’argent et des gens de coeur pour venir à bout de l’offrir. Parce que ce genre de politique coupe dans l’éducation de nos enfants et que ça me pue au nez. 

Je ne pourrai plus faire la garderie buissonnière. Vous non plus. POCHE!

The (not so) happiest of wives

 

Mais qu’est-ce que LES AUTRES vont penser?

Filed under: avril 2015 — happy wife at 3:54 on lundi, avril 18, 2016

Tu t’es déjà fait cette réflexion? Pire encore, quelqu’un t’as déjà regardé droit dans les yeux, la peur se lisant dans son regard, en te disant: « Mais as-tu pensé à ce qu’ils vont dire, les autres? » Quoi? Les deux te sont arrivés? Aie, aie, aie! Ça va mal à shop...

Tes choix vestimentaires, alimentaires, tes opinions, la façon dont tu souhaites élever tes enfants, c’est TOI. Point. Pas l’opinion de Ti-Bum au coin de la rue, ni celle de ton arrière-grande-tante qui habite à l’ancien pays. Anyway, quand est-ce que le regard des autres est vraiment, véritablement, authentiquement SI important? J’irai même plus loin; à quelle fréquence ce que nous croyons être le jugement que porte autrui sur nous est fondé? Parce qu’on est pas juste bons pour se juger et se culpabiliser. Oh no! On est aussi très bons à interpréter un regard, un rire ou un commentaire. On excelle un peu moins lorsque vient le temps d’habiter nos testicules et vérifier la véracité de nos hypothèses. 

Ne nous mentons pas, ça empire lorsqu’on ajoute des petits êtres humains sur terre. 

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je lui sers du Mc Donald un mardi soir? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je saute la corvée d’aspirateur aujourd’hui? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser si je le laisse choisir ses vêtements pour aller à la garderie? »

-« Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi, avec le p’tit qui nous fait un bacon ultra croustillant au milieu de l’allée d’épicerie? »

Craindre l’opinion des autres; quel modèle merdique à léguer à ses enfants. Leur apprendre à suivre un modèle établi par leur micro société au très grand risque de faire les choses à sa façon et peut-être, même pas sur, faire jaser de soi autour de la machine à café le lendemain. Au final, ce qui motive cette censure, ce n’est pas le jugement des autres en soit, c’est la peur du jugement des autres. Et cette peur, nous l’avons développée quelque part. Je ne suis pas la première (j’espère profondément ne pas être la dernière) à dire NON aux qu’en-dira-t-on. NON à la chaîne toxique de la crainte du jugement des autres. OUI à être soi-même, à encourager nos enfants à se découvrir et célébrer les magnifiques personnes qu’ils sont des toutes leurs différences. OUI à un mode de vie différent de celui qui semble faire l’unanimité, si celui-ci nous convient mieux. L’aspect magique de tout ça, plus tu t’approches de ce qui Te rejoint, moins l’opinion des autres t’importe. Pretty cool, right?

Vas-y mon enfant d’amour, suit ton cœur et fais ce qui TE plait, à toi, juste à toi, rien qu’à toi. T’es un joli garçon mignon et tu aimes les poupées, les poussettes roses et les sacs à couche. En voilà dans la cour avant pour que tous les voisins puissent admirer à quel point tu seras un excellent grand frère, ami et père. Amuses-toi! Tu veux affirmer ton autonomie et que nous soyons fiers de toi alors tu décides de t’habiller seule, un bon matin, avec deux bas pas pareil, une jupe jaune serein accompagné d’un t-shirt mauve à pois verts et tous les colliers que tu as déjà bricolé. T’es belle, ma Pouliche. A pour l’effort!

Je suis épuisée par ma semaine de travail, terrassée par une grippe d’homme et le plancher est dû pour être lavé? Il va attendre. Je me colle sur le divan pour jouer à Uno en famille. 

Si tu as un problème avec ça, tu peux toujours me dire ton opinion. Je vais peut-être même faire sembler de t’écouter…

The happiest of wives

Casanière ou simplement sauvage?

Filed under: avril 2016 — happy wife at 8:14 on lundi, avril 4, 2016

« On est-tu assez ben chez nous! » Phrase préférée dans notre maisonnée, si on n’inclus pas « Ramasse tes jouets. » « Touche pas à ça. » et « Je t’avais averti de pas y toucher! » 

L’art du coccooning, je t’ai développé ça à un niveau expert-avancé. Toutes les excuses sont bonnes pour décliner une offre de sortie et simplement rester chez moi à colorier avec Pouliche ou se coller en buvant un chocolat chaud. 

J’ai toujours eu cette tendance casanière; passer mon temps en pyjama sur mon divan. (Couch Potato Alert!) Depuis l’arrivée de Pouliche, ça a comme décuplé, toute cette affaire-là. Avec le temps et un peu de recul, je me rends compte que la ligne est mince entre être casanière et, tout simplement, être sauvage. 

Quand Joyeux Papa m’annonce que Ti-couple nous invite samedi soir, ma première réflexion est automatiquement: « Argh. J’AI PAS LE GOÛT! » suivie d’une baboune intérieure. Le bébé en moi continue sa crisette sur un petit temps, histoire de « justifier » le refus. Malheureusement pour Bébé Happy Wife, les raisons ne sont jamais suffisantes pour réellement refuser l’offre généreuse de Ti-couple. Parce qu’en tant qu’adulte, je ne considère pas l’idée « Je vais devoir m’habiller pour y aller » comme une raison suffisante de rester à la maison…

De plus, je suis devenue une amie de merde depuis la naissance de Pouliche. Parce qu’avec la venue au monde de cette petite merveille est apparue l’excuse ultime pour la moman-sauvage-qui-veut-rester-à-la-maison: « Je suis trop fatiguée. » Quelle révélation! Même si Pouliche est grande, autonome et dort toute la nuit depuis belle lurette, personne n’ose réfuter cette objection. Voilà le court récit de comment j’ai gagné le titre déshonorable de pire amie qui ne veut jamais sortir et annule tout le temps. 

Au final, le confort d’une maison, c’est un piège. Un cadeau empoisonné. Un couteau à deux tranchants. Une drogue dure dangereuse. On y sombre facilement et rapidement. On devient dépendant. On s’isole. On déçoit notre entourage. Notre apparence physique décline à vue d’oeil. On devient une personne différente. Dans le fond, j’essaie de vous mettre en garde. Le cocooning, c’est mal! Je vous aurez avertis…

The happiest of wives

 
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