Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Pas de chiens, de patins à roulettes ni d’enfants…

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 8:22 on lundi, novembre 23, 2015

 

Inspirée d’un mouvement aux États-Unis qui s’étend depuis environ 5 ans, le « No Kids Allowed » selon lequel il est censé, voir normal, d’interdire l’accès à certains endroits publics (tel des restaurants, des cinémas, même des compagnies aériennes) aux enfants de tous âges pour des raisons toutes plus obscures les unes que les autres, je me suis dit qu’on était mieux d’en rire!

Clairement, certains gestionnaires choisissent d’instaurer cette politique dans le but de ne pas avoir à ramasser du vomi sur leurs tapis ni à entendre des jeunes s’exclamer et attirer une clientèle précise, soit les célibataires sans enfants. Vous comprendrez que, mis à part dans les bars et les clubs de danseuses nues, je suis contre ce mouvement anti-familles. Après tout, il faut les bien les sortir, ces enfants-là, si on veut être capable de leur apprendre à se conduire en société! Ceci dit, rendons à César ce qui lui appartient; les enfants peuvent être particulièrement turbulents quand ils s’y mettent. Nous avons tous vécus des épisodes de gêne niveau 10 ou exprimé à un inconnu que nous sommes désolés par l’entremise d’une petite moue internationale qui n’a pas besoin de paroles en support.

 J’ai donc dressé une courte liste des PIRES endroits pour exister en famille, pour qu’on se bidonne un peu.

  • Un restaurant où il y a un espace bar ou pire, du tapis! Entendons nous, le Mc Do est taillé sur mesure pour que les petits crient, cours, fassent des miettes au sol et j’en passe. Par contre, un certain concept traverse parfois l’esprit du parent: manger au restaurant, un VRAI resto. Alors pensant avoir une belle soirée, on y emmène la famille. Ambiance feutrée, éclairage tamisée, musique de fond, coutellerie faite d’autre chose que de plastique jetable. LE RÊVE. Les frères qui se lancent des boulettes de pain et chantent à tue-tête Petit Papa Noël et bébé qui renverse sa sauce sur la tapis, ça clash… 
  • Une TRÈS longue file à l’épicerie en hiver. Les enfants sont fatigués d’avoir traîné leurs 10 lbs d’habit de neige tout autour du super-marché, ils ont chaud, ils touchent à tous les bonbons mis juste à leur hauteur à la caisse, ils pilent sur les orteils du Monsieur derrière. Ouf! Puis, le coup de grâce; Ti-gars te crie par la tête: « Ça pique dans mes fesses! »
  • Un centre d’achat. Il n’y a rien que les enfants ne demandent pas d’acheter. Évidemment, on refuse tout. C’est pire s’il y a une animalerie sur place! Il suffit que la petite dernière se lance dans une crise de bacon bien croustillant pour que, soudainement, toutes les p’tites madames croisent votre chemin. Et elles ne se gênent pas pour vous lancer des regards lourds de sens, ces p’tites madames. Parfois, j’ai le goût de leur lancer: « La voulez-vous? Je vous l’échange contre vos sandales et vos bas! »
  • L’église. Le silence est un concept acquis, et non inné. De plus, l’architecture d’une église cause énormément d’écho. De quoi rougir lorsque Pouliche demande (très fort): « Pourquoi il porte une robe, le monsieur en avant? »

  • Une piscine où il n’y a que des adultes. Même en temps que grande personne, j’ai de la difficulté à ne pas faire d’éclaboussures en nageant. Les enfants sont en apprentissage ET manque de coordination + ils adorent sauter dans l’eau = tu peux oublier ton brushing, buddy!

Je pourrais continuer longtemps, mais concentrons-nous sur le dénominateur commun: tous ces endroits sont publics et il y a des gens. Fonder une famille, ça veut aussi dire vivre des moments bizarres, malaisants où nos petits amours et leur spontanéité vont nous mettre un brin dans l’embarras. Et nous, parents pas d’allure, on prend ces petits moments pour du bonheur pur et on en rit parce que c’est tellement mignon. Si t’es pas content, ouvre toi un commerce « No kids allowed. » Moi, je sors mes petits en public, avec pas de laisse en plus! 😉

The happiest of wives

Il reste 5 vendredis avant noël!!

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 8:56 on lundi, novembre 16, 2015

Depuis quelques SEMAINES déjà, je vois ce genre d’image circuler sur les réseaux sociaux. (Oui, t’as bien lu. SEMAINES.) Pour mettre les choses au clair, je trippe sur Noël et sur la magie et sur les histoires du Père Noël et sur l’émerveillement de Pouliche lorsqu’elle aperçoit le lutin qui a dessiné des visages sur nos clémentines.

Ceci étant dit, calme tes nerfs, le pressé! Ce n’est pas parce que l’Halloween est passée qu’on est obligés par la loi de se pitcher sur une autre fête. Fait 18 degrés dehors et tu voudrais que je songe à Noël et le froid et la neige et la slush brune sur mes jolies bottes tout de suite? Hell no! Parce qu’en effet, dans 5 vendredis c’est le jour de la naissance du Christ. Mettons qu’on voudrais mettre ça dans une autre perspective, c’est aussi dans une quarantaine de dodos… Dans un peu moins de 1000 heures… Dans tout près de 58000 minutes… Je vais m’arrêter là, bien que je pourrais continuer encore longtemps à mettre cette période pénible joyeuse le plus loin possible du présent.

Parce que c’est bien cute cette image qu’on garde en tête du temps des fêtes magique en famille. Comme si à chaque année, notre cerveau effaçait délibérément les souvenirs un peu moins joyeux.

« Voyons, il n’y a que du plaisir et des sourires dans le temps des fêtes! » me direz-vous. BULLSHIT! Commençons par le magasinage, qui est un enfer en soit avec tout ces gens qui sont à la recherche DU cadeau (probablement le même que vous avez dans votre mire et pour lequel vous vous battrez bec et ongles dans le seul but de faire sourire votre nièce.) Ensuite, il faut les cacher, ces cadeaux! Les enfants sont des fouineux de première. Ça devient tout un casse-tête de trouver l’endroit idéal où Ti-Gars ne pensera pas à aller mettre le nez sans abîmer sa nouvelle console de jeu. Puis, il faut aussi gérer l’horaire parce qu’organiser une seule fête, ça serait beaucoup trop simple! Alors on sort le calendrier er on le noirci jusqu’à se demander si on a assez d’argent pour payer le carburant pour tous ces déplacements.

Finalement arrive la dizaine de jours la plus occupée de toute ton année. Tout le monde à la morve au nez (quand ce n’est pas la gastro) mais ils se pointent tous au party quand même et ça se donne la main et ça s’échange des microbes becs. On se couche à des heures pas possibles. Les enfants fatigués sont, eux aussi, pas possibles. Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté je n’ai que 2 jours de congé au travail durant le temps des fêtes. Alors je galope de fête en fête en bureau et mes cernes m’accompagnent, tenant leur propre tasse de café. Il y a toujours des tempêtes de neige qui rendent les déplacements dangereux, mais on y va quand même… On ne peut pas manquer ça, c’est Noël! Il y a toujours LE membre de la famille qui boit trop et fait un fou de lui (trop souvent, c’est moi.) Il y a les tantes qui puent de la bouche. Il y a en toujours deux pour se chicaner et créer un malaise. Les enfants des autres qui salissent ta SEULE robe propre. Le plus jeune qui fait une crise parce que le Père Noël ne lui a pas enveloppé un chiot. Après le tourbillon des festivités, il y a des brillants, des épines de sapin et des restants d’emballage cadeau partout. Nous avons le ventre gonflé comme au 8e mois de grossesse de s’être bourré la face dans la dinde et l’alcool pendant deux semaines. Le chaos quoi!

Finalement, j’apprécie le petit désordre de ma vie familiale. Ça me semble si calme comparé aux temps des fêtes. Tout ce chialage simplement pour résumer la pensée suivante: Noël, c’est pas tu suite. Jouons dans les feuilles d’automne. Profitons du soleil qui est encore avec nous plus de 2 heures par jour. Buvons des trucs chauds aux épices ou à la citrouille. Après tout, il nous reste 5 vendredis, 40 dodos, 1000 heures, 58000 minutes pour nous préparé. On court tellement tout le temps, en toute situation et tout au long de l’année. On peut bien chiller et reprendre notre souffle (et manger des bonbons d’Halloween) entre deux célébrations.

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Et le sexe, dans tout ça?

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 12:43 on lundi, novembre 9, 2015

Yeux chastes, s’abstenir! Le texte suivant portera sur un sujet qui n’est « pas pour les doux. » Le SEXE. Les relations sexuelles. Jouer au docteur, si tu préfères. Tu es du genre à fermer les lumières durant l’amour? Mon conseil: ferme les yeux durant la lecture de ce billet. 😉 

Premièrement, sortons le méchant, ce qui nous rend amers, la crotte qu’on a sur le cœur. Parlons de ce couple d’amis dont nous envions la vie sexuelle. On connaît tous au moins une paire de parents qui semblent complètement épanouis sexuellement malgré leur poupon d’un mois et demi. Du genre: « Nous faisons l’amour à TOUS les matins sous la douche et TOUS les soirs dans le salon. »

Ok j’exagère un ti-brin, mais avouez que vous avez tous eu des gens en tête à la lecture de cette phrase. Et on est dont jaloux d’eux, hein? Peut-être qu’ils exagèrent, peut-être même qu’ils mentent! Mais ça, on le sait pas nous, pauvres parents épuisés qui ne voient le lit que comme un objet qui apporte un tout petit peu de repos. Puis, peut-être qu’ils disent vrai. Alors, on les envie quand même…

Parce qu’il y a belle lurette que les dessous affriolants ont été remplacés par les magnifiquement sexy soutiens-gorge d’allaitement. Parce qu’avec les années, Monsieur Papa a tendance à s’endormir sur le divan aux alentours de 19h30 en ronflant comme une tondeuse à gazon et qu’une fois toutes les tâches terminées, on rêve beaucoup plus de notre douillette et notre oreiller que d’une nuit torride de sexe chaud, sensuel et épuisant. Surtout parce qu’on se demande comment ils y arrivent, eux.

Qu’on se le tienne pour dit, il n’y a pas de doute, on s’aime d’amour dans le couple. Tous les jeunes parents ont ce même réflexe de souligner l’amour malgré l’abstinence. Mais, avec l’arrivée des enfants, les priorités changent. Et le corps change. Et l’humeur change. Et la quantité d’endroits où il est possible de batifoler dans la maison diminuent. Et la spontanéité s’efface. Et les cernes s’accumulent. Le linge sale s’accumule aussi. Finalement, tout le monde se retrouve en situation de déséquilibre et doit s’adapter. Quelle partie de la vie passe en dernier le plus souvent? Vous avez raison: le couple et tout ce que ça implique (clin d’œil).

 Je vous donne GRATUITEMENT les trucs infaillibles (garantis ou argent remis) pour se mettre dans le mood :

  • Envoyez les enfants jouer dehors et restez à l’intérieur!
  • Prenez un verre ensemble lorsque les petits sont couchés, même si on est mardi.
  • Le sexe réduit les maux de tête. Profitez-en!
  • Oubliez les tâches. Elles vont vous attendre jusqu’à demain…

 

  • Persévérez. Ça se peut que bébé se mette à pleurer pendant que vous enlevez vos chemises. Ce n’est que partie remise!
  • Laissez vos complexes de maman dans la garde-robe.
  • Profitez de la sieste d’après-midi pour batifoler.
  • Aller au lit 30 minutes plus tard. So what? De toute façon, on ne peut pas être plus cernés que ça!
  • [insérez ici votre truc personnel]

Le sexe, c’est gratuit ET c’est l’fun! On serait bien fous de s’en passer…

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J’étais un parent parfait… Jusqu’à ce que j’ai des enfants!

Filed under: novembre 2015 — happy wife at 12:32 on mardi, novembre 3, 2015

Parce que je vous aime bien, chers lecteurs, et que je souhaite ardemment vous aider à déculpabiliser face au rôle de parent, je me lance dans l’autodérision aujourd’hui. Je me montre sous un nouveau jour. J’exhibe ma vulnérabilité pis toute le kit. J’expose les idées toutes plus utopiques les unes que les autres que j’entretenais lorsque nous avons choisi de fonder une famille, Joyeux Papa et moi. Et pour le plaisir, je vais aussi présenter la réalité. Juste pour me remettre dans’face à quel point j’imaginais un monde remplis de licornes et d’arc-en-ciel avant d’avoir à subvenir aux besoins de Pouliche. Alors, tirez-vous une bûche! Je sens qu’on va bien se bidonner…

 

  • La malbouffe, je vais éviter ça à mes enfants autant que possible. EXIT le McDo. / Joyeux Papa a fait manger une croquette de poulet à Pouliche vers 18 mois et ce fut le coup de foudre…. Et parfois le vendredi après une semaine de fou, j’apprécie le congé de cuisine et le sourire de la famille lorsqu’ils aperçoivent le sac brun, jaune et rouge.
  • Je suis éducatrice dans la vie. J’en gère 10, 5 jours par semaine. / Mais les 10 ont tous 4 ans et demi, je ne les aime pas de façon viscérale et je les vois venir lorsqu’ils s’essaient. Pouliche connait mes points faibles mieux que n’importe qui, malheureusement…
  • C’est pas vrai que je vais me laisser aller. C’est primordial de prendre du temps pour soi. / Et c’est exactement ce que je fais. Je prends du temps pour moi et JE DORS!!! Plus de temps pour le make up ou les brushings.
  • Pas question qu’elle joue sur mon cellulaire! / Jusqu’à ce qu’on ait à attendre 3 heures dans une clinique médicale. Je me suis laissée tenter. Que voulez vous? La chair est faible et les regards réprobateurs des vieilles madames m’ont fait peur.
  • Je suis certaine que je vais trouver le temps d’entretenir la maison durant les siestes. / Hum, les nuits sont aussi blanches que les dents de la fille dans la pub de Colgate… Durant les siestes de Pouliche, au risque de me répéter, JE DORS! La maison ressemble à une chambre d’hôtel où serait passé Motley Crue avec des enfants.

  • Bien sur que nous continuerons à faire des sorties en amoureux! / Wrong! Entre le prix du billet de cinéma, le coût du baril de popcorn en combo avec un 4 litres de Pepsi et le tarif de la petite gardienne qui pourrait s’acheter un char de l’année avec son salaire annuel, ajouté à l’heure tardive à laquelle termine le film, ben on reste chez nous! En pyjama, collés sur le divan à regarder Netflix.
  • C’est pas si compliqué, l’heure du dodo: Suffit d’établir une routine stable. / Oui, c’est compliqué et pas que l’heure du dodo. Chaque source de conflit, de confrontation et de bisbille devient un véritable casse-tête. Parce qu’on est fatigués, parce qu’on a notre journée dans le corps et la crise de pleurs dans le c… Parce que la routine y est pour beaucoup, mais ce n’est pas un remède miracle.

  •  Évidemment, nous en voulons plus qu’un! / Ok, pas si évident au final. Entre le manque de sommeil, les dents qui poussent, le boulot qui recommence, les congés de maladie, les tâches ménagères, la (sur)vie de couple et le semblant de vie sociale, ça peut être un peu épeurant d’imaginer volontairement recommencer ce tour de manège là.

Là n’est cité que quelques exemples des conceptions de la maternité que je me faisais. Boy! J’étais dans le champ. Où sont les licornes? La seule idée que j’entretenais et qui s’est réalisée est la suivante: Cet enfant-là sera une source intarissable d’amour et de joie. Aussi quétaine que ça puisse paraître, on l’aime la Pouliche! Même dans les crises de bacon, même durant les nuits blanches, même lorsque nous restons à la maison le vendredi soir. On n’est pas parfait, loin de là. Mais la perfection, c’est ennuyant, non?

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