Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Je ne suis pas un parent, mais…

Filed under: octobre 2015 — happy wife at 8:32 on lundi, octobre 26, 2015

Je me souviens d’une époque qui me paraît si lointaine (you know, il y a 5 ans et 383 nuits blanches) où je n’étais pas une mère. J’écoutais et j’observais les gens qui avaient enfanté discuter de la différence entre les parents et les non-parents. Je voyais, plus souvent qu’autrement, des commentaires jaillirent dans le style: « Ils ne peuvent pas comprendre,eux. Ils n’ont pas encore d’enfants. »  Ou le classique « Quand tu auras des enfants, tu comprendras! » Je concevais bien qu’une fois que tu avais joint le Club des Popas et des Momans, ta vie changeait à jamais à un point que je ne saurais imaginer (puis, les parents nous le répétaient TELLEMENT souvent.) Ces petits mômes là, ça te change une amitié aussi. En repensant à toute cette ère pré-maternité, je réalise que les amis sans boulets enfants écopent la majeure partie du temps du blâme: parce qu’ils ne peuvent pas comprendre. En effet, c’est une réalité tout à fait inconnue. Possiblement, qu’ils n’auront jamais d’enfants. Est-ce que ça veut dire pour autant que ces personnes sont imbéciles et ne connaissent rien à la vie?

Parce qu’un « laisse faire tes conseils, t’as pas d’enfants. » est si vite arrivé et SI mal reçu, je me replonge dans la peau de cette jeune femme sans vergeture qui se fait appeler par son prénom (Ah, le bon vieux temps!) et je réfléchis aux aspects que les parents ont peut-être oublié dans le tourbillon de leur nouvelle vie. J’en ai trouvé 5 (pas pire, hein?)

  1. On entend des trucs comme « Mes amis célibataires ne comprennent pas que je peux pas juste partir sur un coup de tête comme eux. J’ai des enfants à m’occuper! »

On ne peut plus vrai! Par contre, ça ne veut pas dire que la routine de la marmaille est obligée de nous empêcher de se voir. Ce n’est pas parce qu’on est libre de mini moi qu’on veut automatiquement sortir au restaurant ou dans un bar le mardi soir. On va aller chez vous, on ne regardera pas le ménage, on va vous aider avec l’heure du bain et de l’histoire et on va passer un moment de grandes personnes quand les petits dorment. N’hésitez pas à inviter les non-parents sous votre toit, incluez les dans la routine. S’ils sont vos amis, ils ont envie d’en faire partie, j’en suis certaine!

2. Tous ces articles et images avec pour titre :  » 3000 raisons qui prouvent que les non-parents ne comprennent pas notre réalité de pauvres parents esclaves de leurs progénitures »

Est-ce que vous voyez à quel point ce type de publications peut amener vos amis à s’éloigner ou se taire en votre présence? Avant que vous ne deveniez parents, est-ce que vos amis devaient faire SUPER attention à tout ce qu’ils pouvaient dire ou vos conversations étaient fluides et libres de jugement? Allez, les parents, revenez à l’essentiel de l’amitié. Peut-être qu’on lancera une phrase que vous trouvez ridicule ou utopique. So what? Je suis absolument convaincue que vous portez tout autant de jugements sur la vie de célibataire et personne ne vous fait lire d’articles à ce sujet!

P.S. : (Pour une toute petite minute, je redeviens une moman) Il est à noter que toute phrase commençant pas  » Je ne suis pas parent, mais… » Et ce terminant par « à ta place » peut être interprétée de façon négative ou engendrer une réaction fulminante. La vigilance est tout de même un tout petit peu de mise…

3. Vous croyez que c’est politically correct de sortir une phrase comme: « Évidemment que tu voudras des enfants! Tu vas changer d’idée. Tu ne connais pas l’amour tant que tu n’as pas sorti un être de ton vagin ventre. »

Est-ce que je t’écœure, moi, avec ton choix d’avoir contribué à peupler la planète et de rester avec tes enfants à la maison? Of course not! Pouvez-vous imaginez la scène: « Évidemment que tu voudras une carrière! Tu vas te tanner rapidement des petits et des substances qui leur sortent par tous les orifices. Et l’argent! Tu ne connais pas le plaisir tant que tu ne t’es pas offert le luxe d’une paire de chaussures hors de prix pour toi au lieu d’acheter des lingettes humides! » Principe de base de la vie en général: Respecte mes choix, je respecterai les tiens.

4. L’esprit de compétition…

« Arrête de te plaindre que tu es fatiguée. Je viens de passer 6 nuits blanches en ligne. »

« Pff! Ta vie est tellement relaxe. Attends d’avoir à gérer l’horaire de travail, de garderie, de soccer, de fêtes d’enfants, de repas avec les grands-parents, de gymnastique,  les maladies, bla, bla bla. »

« J’ai pas eu le temps de prendre ma douche depuis trois jours! »

« Le sexe? Oublie ça! On est bien trop épuisés pour ça (en plus de pas s’être lavé en 3 jours…) Je ne me rappelle même pas la dernière fois que c’est arrivé. »

C’est beau! On a compris. Les parents sont fatigués, occupés, et sales. C’est un choix que vous avez fait. Ça ne nous empêche pas, les non-parents, d’être fatigués ou occupés. On a même le droit de sauter une douche! Je vais vous en apprendre une bonne: c’est pas une course ni une compétition. J’ai jamais entendu parlé de la discipline olympique de celui qui a le moins le temps de faire son lavage ou de celui qui pue le plus.

Pour le sexe; je suis vraiment désolée pour vous, pauvres parents!

5. Les parents sous-estiment les non-parents.

Voilà, c’est dit! Il est tout à fait vrai que nous ne pouvons qu’imaginer les changements et les difficultés reliés à la vie de nouveaux parents, en tant qu’électron libre. Mais les amis doivent-ils absolument avoir le même train de vie, les mêmes buts et objectifs pour pouvoir se soutenir? Je ne crois pas. Pas du tout. Après tout, les amis sont là pour souligner les efforts et les victoires, aussi petits soit-ils. Les amis, c’est fait pour écouter. Racontez-nous à quel point c’est difficile. Racontez-nous les progrès. Il me semble qu’il est possible de vivre l’amitié comme nous le faisions BK (Before Kids), c’est-à-dire être présents les uns pour les autres. En tant que non-parent, j’ai envie d’être présente pour vous, mes amis momans. Ne sous-estimez pas l’importance de mes oreilles dans votre nouvelle vie.  

Maintenant que j’ai terminé ma période Back to the Future, j’aimerais tant vous dire que je n’ai rien fait de toutes les choses susmentionnées. Que je n’ai pas jugé mes amis célibataires, que je ne me suis éloignée de personne post-maternité. Certes, j’ai eu mes moments. Je suis une personne fantastique avec une magnifique personnalité, mais je ne suis pas parfaite! (Par exemple, l’humilité ne fait pas partie de mes qualités.) Par contre, je peux vous dire que je vais me tourner ma langue une bonne dizaine de fois dans la bouche la prochaine fois que l’envie me prendra de dire « Tu comprendras quand tu auras des enfants! »

The happiest of wives

Confidences d’une amie ingrate

Filed under: octobre 2015 — happy wife at 9:03 on lundi, octobre 12, 2015

Tout récemment, une amie m’envoie un courriel qui commence ainsi: confidences d’une amie ingrate. Et non, vous ne connaîtrez pas le contenu du courriel, ma gang de curieux! Au-delà de me faire rire, cette introduction m’a aussi portée à réfléchir. (Eh oui! Encore! À croire que j’ai beaucoup trop de temps libre…) Il semble que la switch « ami présent, aimable et disponible » se met à off la seconde où une nouvelle petite vie envahie la maisonnée. Je vous vois opiner du bonnet. Nous passons tous cette étape vraiment pas bon ami. 

« Désolée d’avoir été une mauvaise amie dernièrement, j’étais occupée à être une mère fantastique! » traduction libre

 

Soyons clairs, je ne parle pas de s’octroyer le droit de devenir un bitch finie ou de partir des rumeurs qui démolissent des familles. Pas ce genre de mauvaise amie là. Juste moins disponible, avec des priorités différentes et tellement, tellement fatiguée. Ce billet s’adresse aux non-parents, au fond. Le message que je tente de passer c’est qu’il est de votre devoir de bonne amie de faire preuve de compréhension envers votre copine qui est débordée, éreintée et cernée jusqu’en dessous des bras.

Je vais aussi vous mettre en garde: c’est plus que possible que l’amie nouvelle maman (jusqu’à quand sommes-nous nouvelles mamans? 8 ans?) annule votre soirée de sacoche parce que Miss Pouliche a la gastro ou parce que Garçon fait de la fièvre. Et vous savez quoi? Elle n’invente pas d’excuse! Elle rêve de cette soirée loin des pleurs, des requêtes, des tâches ménagères et pleure probablement en ramassant du vomi dans les cheveux de sa fille. 

Vous pouvez aussi oublier les conversations téléphoniques. Que dis-je! Les conversations tout court. Inévitablement, vous serez interrompus par un petit être en construction qui a un besoin aussi pressant que celui de montrer son plus récent barbot ou qui vient de tomber dans les escaliers. Si vous avez la mémoire courte, traînez un bloc-notes pour pouvoir reprendre la discussion là où vous avez été coupés. (Vous voyez, il n’y a aucun problème, que des solutions!) Pour vous amuser en attendant le retour de votre interlocutrice, remarquez à quel point les parents semblent aussi développer le Syndrôme de Gilles de la Tourette. Par exemple:  » Hier, nous sommes allés – TOUCHE  PAS AU CACA – au Costco et nous avons trouvé… » Rires garantis et l’attente paraîtra moins longue ou du moins, plus agréable. 

Le plus important, non parent;, sachez que votre amie qui est dorénavant ingrate à tout autant besoin de votre amitié qu’avant d’avoir fait le choix complètement fou de procréer. Et qu’elle s’efforce de vous offrir le très peu de temps libre qu’elle n’a pas. Aussi indigne soit-elle, je suis persuadée qu’elle vous donne tout ce qu’elle a! Soyons l’ami fantastique qui fait preuve d’empathie et qui propose des solutions au lieu de se plaindre. N’ai-je pas raison? (Of course, j’ai TOUJOURS raison.) 

 

The happiest of wives

So, je veux me partir une garderie!

Filed under: octobre 2015 — happy wife at 1:10 on mercredi, octobre 7, 2015

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Il y a un phénomène qui se produit ces temps-ci (du moins, autour de moi.) TOUT LE MONDE s’ouvre des garderies en milieu familial. Oui, oui, tout le monde! Non, non, je n’exagère pas du tout! Donc, je juge (t’sais, comme d’habitude.) Laissez-moi vous dire que je suis la parade, moi aussi. Je rêvasse derrière mon ordinateur lorsque c’est tranquille au bureau. Je m’imagine à la maison, bien relaxe, à faire mes petites affaires entourée d’une belle marmaille souriante et enjouée. Je popotte, je joue, je les endors, je fais un petit ménage…

Je répète: je rêvasse. Bien que la majorité des gens savent à peu près dans quoi ils s’embarquent lorsqu’ils ouvrent leur maison à d’autres familles, j’entends aussi des horreurs ou des idées utopiques concernant ce choix de carrière. Pour avoir travaillé des années en CPE, je sais de quoi il retourne d’avoir un groupe d’enfants à sa charge entourée d’une équipe de directeur, de cuisinier, d’aide-éducatrice et d’éducatrice en dyade de groupe. Et c’est de la job! Je n’ose même pas imaginer ce que ça implique pour une femme (oui, je dis une femme même s’il y a des hommes qui le font. Sue me!) qui s’embarque dans cette aventure seule. Je me fais l’avocat du Diable. Tu trouves une raison pour partir ta gardo chez toi, je trouve la faille. Parce que l’imaginaire est rarement le reflet de la réalité.

J’ai décidé d’établir un top 5 des raisons qui, pour moi, ne font aucun sens d’ouvrir un service de garde en milieu familial.

#5  Je serai mon propre patron.

Nuance très importante ici, prenez des notes: Tu n’auras pas de patron certes, mais tu devras tout de même effectuer un service à la clientèle hors pair auprès des parents. Et, tu sais des parents, ça veut juste le mieux, le meilleur, le nec plus ultra pour leurs enfants. On ne peut pas les blâmer, on est pareil! Ceci dit, ils ne se gêneront pas pour te chicaner, te gronder et te réprimander si quelque chose dans ton service de garde ne font pas leur affaire. Alors non, tu n’auras plus de patron. Par contre, dans n’importe quel travail incluant celui de responsable de service de garde en milieu familial, il y aura toujours quelqu’un pour te dire quoi faire, comment le faire et tu devras continuer d’user de toutes tes réserves de tact et rester cool en toutes circonstances. Not an easy job


# 4 Je veux une job moins stressante.

Est bonne! Essaye de gérer 6 enfants âgés quelque part entre 2 mois et 5 ans, qui ont tous des besoins, des envies et des intérêts, des rythmes différents en même temps d’assurer leur sécurité, d’appliquer ton programme éducatif, de faire à manger et le ménage et la lessive, la désinfection des jouets, pour ensuite effectuer les mêmes tâches auprès de ta propre famille jusqu’à ce que tu échoues dans ton lit. Essaye ça et reviens me dire si t’es moins stressée…

#3 Je vais travailler de la maison.

Ah, ça oui. Tu seras à la maison 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Tellement que t’en pourras plus! Arrivera un temps où la seule chose dont tu auras envie, c’est de sortir de ta maison. Pas seulement ça, mais il ne s’agira plus tout à fait de TA maison. Ça deviendra ton entreprise, un lieu public fréquenté par pleins de gens. Ça deviendra « la garderie » bien plus souvent que « la maison. » Je veux pas décourager personne. Je veux juste souligner qu’une garderie en milieu familial, ça prend de la place et tu y perds un peu ta maison au détriment du service de garde.

 

#2 C’est payant.

Si tu ne sais pas compter, c’est vraiment rentable! Mettons qu’on calcule un ti-brin, juste pour voir, pour le fun… Tu travailles 50 heures par semaine en présence d’enfant, parce que le Ministère demande d’ouvrir ton service de garde 10 heures par jour. Drette en partant, tu fais 10 heures de plus hebdomadairement que bien des salariés. Ajoute à cela les heures où la gardo est fermée, mais où tu fais du ménage, de rangement, de la rotation de jeux, de la désinfection, de la cuisine, des courses, de la planification, de la préparation de matériel. Mettons qu’on veut pas s’éreinter, on ajoute 10 heures par semaine. Si ma calculatrice dit vrai, on est déjà rendu à 60 heures par semaine. Ce n’est que les heures travaillées. Il faut déduire les achats reliées au service de garde (lingettes humides, jouets, épicerie, etc.), le matériel (meuble, poussette et autres) et les impôts que tu payeras à grands frais puisque tu es travailleur autonome. Alors, est-ce que c’est payant? Je te laisse deviner!

#1 Je vais être avec mes enfants.

 En effet, tu seras en présence de tes enfants. À savoir si tu leur offrira l’attention et le temps de qualité que tu imagines, c’est une autre histoire! Parce qu’il n’y aura pas qu’eux. Il y a aussi ceux qui payent pour que tu prennes soin d’eux, que tu les stimules, que tu leurs apprennes des trucs nouveaux, que tu les nourrisses, que tu les changes, que tu les berces. De plus, tes petits amours devront apprendre à partager leur maison, leurs jeux, leur mère. Ils réagiront à tous cela, probablement très, très fort. Et tu trouveras ça difficile durant un bout. Il faut faire la différence entre être en présence de ces enfants et accorder du temps à ces enfants.

 Si tu as déjà nommé une des raisons susmentionnées pour partir ta gardo, sérieux, va voir un orienteur! Juste pour être doublement, triplement certain que tu veux vraiment ouvrir un service de garde dans ton nid familial. Je te dis ça de même, mais parfois vaut mieux rêvasser derrière son bureau… Un éducatrice avertie en vaut deux! Et si tu es toujours motivée et pleine d’entrain à l’idée d’ouvrir ta maison à des petits minois autre que les tiens malgré la lecture de ce texte cinglant, tant mieux! Bonne prise de décision, là!

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