Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Quand être maman n’est plus plaisant.

Filed under: septembre 2015 — happy wife at 8:19 on lundi, septembre 28, 2015

On plonge direct dans le dark side of the force aujourd’hui. Le plate, le triste, le décevant, le décourageant, l’écœurant, le « pu capabe », le « j’abandonne », l’affligeant, le catastrophique, l’accablant, le démoralisant côté obscur de la maternité. Pourquoi aborder un sujet si sombre et chagrinant? Parce que je suis absolument certaine (amenez-moi un feu que j’y mette ma main) que je ne suis pas la seule à plonger, parfois, dans la dépression momentanée de la moman tannée. (clin d’œil)

Ce sentiment si prenant de profonde incompétence parentale. Cette saturation aux cris, crises, pleurs, plaintes, larmes, bacon (pas celui qu’on mange avec des cocos) et autres stratagèmes pour obtenir quelque chose du géniteur. Vous l’avez déjà vécu vous aussi ou il n’y a que moi qui est inadéquate? Quand ça me prend, c’est à se demander si je n’ai pas fait une erreur en choisissant de devenir mère. Pas que je doute de moi à toutes les minutes de toutes les heures de tous les jours passés avec Pouliche. Quand même, calmons nos gros nerfs. Juste parfois. J’ai mes moments. Ces moments où j’abandonnerais veaux, vaches, cochons, mari et fifille pour juste être dans le silence avec moi-même et ne rien faire.

D’ailleurs, j’ai visionné un épisode d’une série américaine, How I Met Your Mother, alors que je traversais un de ces moments forts déstabilisants.

 

« Parfois, je souhaiterais ne pas être une mère. Parfois, je veux faire mes valises et partir au milieu de la nuit et ne jamais revenir. »

traduction libre

J’en ai tu pleuré une shot suite à cet aveu!?! Parce que je me reconnaissais. Parce que je ressentais des résonnances si fortes que j’avais l’impression que c’est moi qui parlais. Parce que toutes les mères vivent un jour ou l’autre un instant de désespoir où elles veulent tout abandonner. Et c’est exactement pour ça que les auteurs ont choisis de placer une phrase si frappante dans un sitcom qui se veut humoristique. Parce qu’ils savaient pertinemment que toutes les mères à l’écoute éprouveraient de la compassion. C’est aussi la raison qui me pousse à développer un tout petit peu le sujet dans ce billet. Parce qu’il faut bien se déculpabiliser. Parce que nous sommes humaines et avons aussi des faiblesses, des difficultés et des « écoeurantites aigues. »  Parce que parfois, pas tout le temps, nous avons nos moments, nous lèverions le camp pour galoper vers l’horizon sans regarder derrière.

Malgré le fait qu’il s’agisse d’instants durs et tristes, je crois qu’ils sont nécessaires pour nous ramener aux bases de notre famille. Parce que, lorsque je vis une dépression de moman tannée, je vis aussi par la suite un sentiment de courage, d’espoir et d’amour. Sachant que j’ai choisi de devenir mère pour le meilleur et pour le pire. Que mon enfant et moi partageons un amour inconditionnel qui nous permettra de passer par-dessus les obstacles. Suffit de trouver des solutions au pire, de se rattacher au meilleur. Et, dans les pires cas, il suffit de let it gooooo.

 

Alors, quand être maman n’est plus plaisant, je prends un break, je respire un bon coup, je mange du chocolat en cachette et je me dis (avec vraiment beaucoup de conviction) que demain sera un jour meilleur. Et, le plus souvent, le type de moment illustré ci-dessous arrive et me réconcilie avec mon rôle de mère.

Parce qu’à la fin de la journée, être mère ce n’est pas toujours une partie de plaisir, mais c’est toujours empreint d’amour et de tendresse. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est toujours gratifiant (même lorsqu’on se retrouve les deux mains dans la merde, littéralement.) Bien que nous avons de la difficulté à voir ces aspects dans les moments difficiles, je suis certaine que nous ne nous rappellerons que du bon lorsque nos petits auront quitté la maison.

P.S.: Je vous promets que le prochain billet sera moins dark. Comme je disais, j’ai mes moments. 😉 

The happiest of wives

 

 

Qu’est-ce que c’est que ce cirque?

Filed under: septembre 2015 — happy wife at 8:24 on lundi, septembre 21, 2015

Chose promise, chose due mesdemoiselles et messieurs! Après avoir souligné au feutre fluo les jugements que vivent (enfin, je crois) les mères au foyer, c’est au tour des autres! Nous scruterons à la loupe les stéréotypes associés aux mamans qui sont retournées au travail après un congé (trop court) de maternité bien mérité. Parce qu’évidemment, aucune situation n’est parfaite et tous s’entendent, plus souvent qu’autrement, pour mettre l’accent sur les aspects négatifs d’une situation plutôt que mettre en lumières les avantages. Je dis: rions-en! Injectons un brin d’humour à cette vision plutôt maussade pour nous aider à passer une meilleure journée.

Nous le savons tous, une mère qui travaille (quand ses enfants ne sont pas malades), c’est comme les hôtels durant la saison des mariages: complètement booké. Pas une seconde de lousse. Et ça amène son lot de préjugés.

  • Elle travaille plein temps, c’est une mère absente pour ses enfants. Ils vont vivre avec cette lacune toute leur vie.
  • Elle fait passer ses ambitions avant sa famille.
  • Elle termine à 17h30? Ils ne doivent manger que du prêt-à-manger. Ses enfants vont acquérir des mauvaises habitudes de vie.
  • C’est certain qu’elle n’a pas de hobbies.
  • Elle a des hobbies? Alors, sa maison et les tâches doivent être négligées.
  • Son mari l’aide avec les tâches ménagères? Tu vois bien qu’elle est incapable de tout accomplir!

Il y a toujours quelqu’un pour tenir ce type de discours, n’est-ce pas? Qu’à cela ne tienne, je maintiens ma position: il n’y a pas deux équipes. Toutes les mamans n’en forment qu’une seule; celle des femmes qui ont choisi de devenir mère et ainsi, ont aussi choisi de faire des compromis et des sacrifices.

Évidemment, je m’y connais un peu plus sur le thème « mère qui travaille » puisqu’il s’agit de ma réalité. Puis dans le tourbillon de la vie quotidienne, je trouve que j’ai l’air tout droit sortie d’un cirque. Je devrais appliquer au Cirque du Soleil. Après tout, j’ai plusieurs cordes à mon arc:

  • Jongleuse: entre l’horaire de travail, de la garderie, des cours de danse, des sorties avec les petits amis, le lavage, le ménage, le repassage, la vaisselle, la cuisine, les lunchs, le chien, le lapin, l’heure du bain, Alouette!

  • Dompteuse de lions: De lionceaux, devrais-je dire. Je dois calmer mes petits rugissants, irritables et affamés au quotidien.
  • Acrobate: Accomplissant des postures incroyables pour éviter marcher sur les blocs Légo qui traînent partout sur le plancher du salon.
  • Funambule: Équilibriste qui avance sur une corde raide soit, marcher en ligne droite après avoir passé 14 nuits blanches de suite.
  • Trapéziste: Le plus souvent lorsque je dois faire face à un nouveau comportement ou une question désarmante, je me lance dans le vide en espérant rattraper le trapèze au vol et j’interviens au meilleur de mes connaissances.
  • Clown: Il faut bien les amuser, ces petits, une fois de temps en temps. Alors, j’use de ressources jusque là inconnues et je les fais rigoler en faisant des pitreries.

Tant qu’à ne plus savoir où donner de la tête, autant se flatter! Les mamans, à la maison ou qui travaillent, sont toutes débordées. Si une journée est plus calme, nous nous trouvons un nouveau projet. On est faites de même! À croire qu’on aime se donner du trouble. Mais bon, nous sommes si attachantes!

M. Laliberté, si vous lisez ceci vous pouvez me rejoindre par courriel.  

The happiest of wives

Mère (enchaînée) au foyer

Filed under: septembre 2015 — happy wife at 8:04 on lundi, septembre 14, 2015

Je vis dangereusement et je me lance une fois de plus dans un sujet chaud, un tabou: Les mamans à la maison. Bien entendu, j’étends le sujet aux stay at home dads aussi. Par contre, dans le but d’alléger ce texte, la formule féminine sera utilisée.

Donc, les momans à la maison. J’entends d’ici les « oh » et les « ah » de frayeur. Je sais, c’est un sujet délicat. Bien que j’ai de la difficulté à m’expliquer comment, en 2015, le fait de faire le choix de rester avec tes enfants soit encore tabou. Dès qu’une femme ose s’exposer au grand jour et clame fièrement qu’elle est mère au foyer, les jugements fusent de partout! Ou peut-être est-ce seulement moi qui perçoit des regards accusateurs et interrogateurs? Anyway! « Elle n’a pas d’ambition. Elle s’oublie pour servir sa famille. Elle se fait vivre par son conjoint. Elle relaxe. Ça doit être TELLEMENT plus facile. » Et il ne faut pas se leurrer, je suis certaine que les mamans à la maison ont leurs jugements face aux femmes qui ont enfanté ET qui travaillent. « Mais comment arrive-t-elle à la fin de sa journée? Ils doivent manger des repas en boîte tout le temps. Ses enfants passent plus de temps à la garderie qu’avec leur mère. » N’ayez point d’inquiétudes, je trouverai bien un peu d’inspiration pour parler des working moms dans un autre billet!

Comme s’il y avait deux équipes les mères qui travaillent et celles qui sont au foyer. Pourtant, il s’agit d’un choix dans les deux cas. T’as choisi de rester à la maison ET t’as choisi de retourner au travail. Ni l’un ni l’autre n’est meilleur ou plus honorable. La p’tite mère a fait le choix qui lui convient à elle ainsi qu’à sa famille, that’s it! D’un côté comme de l’autre, il faut faire des sacrifices, des compromis, des choix. Ne devrions-nous pas revenir aux bases et former une seule équipe: celle des femmes qui ont choisies d’être maman?  

De plus, si vous êtes en train de lire ce billet c’est que vous avez de l’humour! Rions donc de tous ces jugements et faisons preuve d’autodérision. Dévoilons des secrets lugubres et bien gardés de la réalité des mères au foyer.

  • Évidemment qu’elles jacassent et prennent part aux rumeurs, il n’y a rien d’excitant qui se passe dans la journée!
  • Les gens de leur entourage leur dompent leurs enfants ou leurs animaux à garder parce que, de tout façon, c’est pas comme « si tu avais du travail à faire ou quoi que ce soit. »
  • Elles n’ont plus AUCUNE excuse pour être en retard à quelque rendez-vous que ce soit. Elles n’ont rien d’autre à faire… elles sont à la maison!
  • Elles n’ont plus AUCUNE excuse pour ne pas faire des lunchs santé sans sucre, sans gars, sans goût… elles sont à la maison!
  • Honnêtement, les plombiers ne sont jamais sexy. Rien d’excitant à recevoir le gars du câble non plus.
  • Elles ne sont plus supposées être fatiguées pour jouer aux fesses le soir.

La vie est trop courte pour être prise au sérieux. Soyons en paix avec nos choix et transformons les citrons que la vie nous donne en limonade. Visons le bonheur et la simplicité. Ok j’arrête là, avant qu’on se noie dans la barbe à papa rose.

The happiest of wives

Moi… c’est qui ça, moi?

Filed under: septembre 2015 — happy wife at 9:11 on lundi, septembre 7, 2015

« Comme plusieurs, mes journées sont ‘’settés aux quarts de tour’’. Phrase répétée des millions de fois, mais dans ces situations-là : On s’oublie souvent. On oublie de prendre soin de soi. Et ce, peu importe la manière. Depuis que j’habite à MTL, je fais à peu près toutes mes commissions à pied. Déjà là, je me dis que je bouge, mais ce n’est certainement pas suffisant. Ce matin, je suis partie de la maison à 6h40 pour aller jogger. J’ai l’habitude de me lever vers 8h donc le réveil n’était pas siiiiii pire que ça. Le jogging lui l’était. J’avais l’impression que mon esprit s’était levé, mais pas mon corps (Wake up el gros. La game est commencée). Mais j’y ai été pareil. Et si pendant une semaine, c’était seulement un petit 10 minutes chaque matin ? Parce que les grands changements qui sont là pour rester viennent tranquillement avec le temps.

Faites donc quelque chose pour vous dans les prochains jours. Prenez un moment pour prendre soin de vous. »

Inspirée par cette publication d’Andréanne Marquis le 27 août dernier et fidèle à mes habitudes, j’ai pris un gros moment de réflexion (l’éternel 10 minutes tout en partant une brassée de lavage et en cuisinant le souper) pour analyser ce que je fais pour moi. Évidemment, j’ai vite fait le tour de la question. Comme il restait 9 minutes et 45 secondes, j’ai réfléchi à toutes les tâches quotidiennes. AYOYE! J’étais étourdie juste de penser à tout ce que nous devons accomplir dans une journée typique familiale. Toutes ces tâches, activités, déplacements, etc. qui sont intégrés à notre routine, que nous faisons mécaniquement sans vraiment s’en rendre compte ou sans y porter une attention particulière. Ou bien, nous ne voulons pas y porter attention parce qu’autrement c’est décourageant. Faites l’exercice, voir. T’es pas game! Quand on s’y arrête, on réalise qu’on… n’arrête juste pas. (Sauf lorsqu’on s’arrête pour y penser.) Surtout les momans. Où prend-on toute cette énergie? Ok, je me plains tout le temps que je suis DONT fatiguée mais quand même. Je pense que derrière chaque maman se cache un petit lapin Energizer. Quelqu’un a une autre théorie pour expliquer tous ces accomplissements? Non? C’est bien ce que je pensais…

« Et si c’était seulement un petit 10 minutes chaque matin », ou chaque après-midi, ou chaque soir, ou chaque lunch? Après tout, 10 minutes c’est si peu. Reste toujours bien 23 heures et 50 minutes pour faire tout le reste. On jase là, disons qu’au lieu de prendre 10 minutes pour me pencher sur des questions (pas tant) existentielles, je faisais 10 minutes de jogging. Je vois déjà tous les avantages. Et vous? Êtes-vous aussi visionnaires que moi? Mme Marquis veut courir, bon. Pour ma part, eurk! Je suis plus du style 10 minutes de yoga. Mais bon, que ce soit 10 minutes de marche rapide, une demie heure de pilates ou une heure de workout extrême,  l’important c’est de s’y mettre! Qu’on s’entende, l’objectif est de prendre du temps pour soi dans le sens de prendre soin de sa santé. Si tu veux prendre 10 minutes pour boire du vin, trouve-toi un autre moment!

Mettons qu’on s’y oblige. Mettons qu’on l’inscrit à notre agenda à l’encre indélébile. Mettons qu’on s’impose une discipline. Mettons qu’on ne se trouve pas d’excuse (parce que nous sommes très bons là-dedans, nous êtres humains modernes.) Beau temps, mauvais temps. Dans la santé comme dans la maladie. Pour le meilleur et pour le pire. Quels seront les bénéfices pour Bibi? Se sentir mieux dans sa peau. Sentiment de fierté et d’accomplissement. Peut-être même plus d’énergie! (Hell yeah!) Puis nos petits, dans tout ça. Est-ce que ce changement et cette discipline leur apporte quelque chose? Quelle image vous croyez que ça donne à nos enfants? Quelles seront les perceptions de nos Pouliches et de nos Fistons? Je crois que je n’ai même pas besoin de répondre!

N’est-ce pas des concepts que nous tentons tous d’inculquer à nos progénitures? N’abandonne pas. Soit discipliné. Termine ce que tu as commencé. Adopte de saines habitudes de vie. Prêchons par l’exemple, chers parents lecteurs! Can I get an « Amen« ? Prenons le temps d’inspirer nos enfants.

The happiest of wives

 
  Je veux découvrir des blogues!
×

Les meilleurs blogueurs québécois!

Abonnez-vous et faites rayonner les meilleurs blogueurs indépendants du Québec!


Non merci, ça me tente pas!