Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

I’m too sexy for my love

Filed under: août 2015 — happy wife at 9:09 on lundi, août 31, 2015

Suite à un texte qui s’est valu des commentaires mitigés à propos du stress parental lié à la rentrée scolaire, je lâche mon dévolu sur un autre sujet qui nous saute au visage quand la rentrée approche: LES GUENILLES.

Parce que oui, pour un enfant qui aime encore se rouler dans la boue, jouer aux camions dans le sable mouillé (boue, prise 2), descendre une côte en gazon, faire semblant d’être un chat, chien ou tout autre animal qui se promène à quatre pattes et qui s’essuie les mains sales sur le chandail et/ou le pantalon, les vêtements ne sont rien de plus que des bouts de tissu, des guenilles qui lui permettent de se couvrir.

Par contre pour le parent, c’est une toute autre game. Nous n’avons qu’à jeter un œil sur ces photos de bébés hipsters que j’ai trouvé sur les Z’Internet:

 

Non mais c’est tu cute!?! Pas pratique pour deux cents. Les tuques des ti-gars ont dues tomber comme 3 secondes après la photo. De plus, ils doivent avoir TELLEMENT de traces de doigts dans les lunettes, mais siiii mignon! Puis, ses bottes coutent plus chers que ma garde-robe entière mais, encore une fois, siii adorable. On jase là… Si on l’habitue à avoir l’air d’une carte de mode à la pouponnière, est-il réaliste de penser qu’à l’adolescence, Junior désirera rafraichir le contenu de son placard aussi souvent que sortent les numéros de Vogue, Marie Claire et Elle? Vite de même, je dirais oui.

C’est tu juste moi qui voit plus de crochets dans la colonne des négatifs que dans celle des positifs? Je vis aussi un sentiment de culpabilité en voyant ces jolies photos (pour faire changement.) Parce que Pouliche, elle a l’air d’une enfant dans ses vêtements. Ben oui toi! Est-ce que c’est moi qui n’a pas bien lu le manuel d’instruction? Il manquait une page dans ma copie? Parce que quand je la vois enterrer ses jambes jusqu’à la taille dans le carré de sable, on dirait que je repense automatiquement à la valeur de ses pantalons. J’habille ma fille en guenilles. Je m’assume quasiment. Vas-y! Expérimente, observe, tache-toi, rampe, mange avec les mains. Anyway, j’ai eu ton t-shirt à rabais dans une friperie. (Le mien aussi, soit dit en passant)

Détrompez-vous, je comprends l’envie de faire porter à notre progéniture de jolis vêtements de marque et tout, et tout. Je la ressens moi aussi, cette envie. Je me retiens. Plus précisément, mon compte en banque me retient. Mais j’ai aussi cette petite voix dans ma tête qui me chuchote, chaque fois que j’entre chez [insérer un nom de magasin de vêtements pour enfants trop cher]:  » 40$ pour un chandail qu’elle portera quoi, 2 semaines avant qu’il soit trop petit? I don’t think so! » Puis, je me dirige vers la friperie.

Finalement, ce que je trouve mignon c’est que ces enfants ont l’air de petits adultes. Ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose au final. Ils auront en masse le temps de vouloir avoir tel article à la mode ou tel marque de chaussures parce que leur chanteur préféré en fait la pub avec tant de passion qu’ils vous bouderont jusqu’à l’obtenir. Ont-ils vraiment besoin de suivre la mode pour enfants? Tu parles d’un drôle de concept: la mode pour enfants. À mon sens, il ne devrait y avoir que des vêtements pour enfants. Point barre. Je ne suis pas tout le temps aussi révoltée et en crise d’opposition, si ça peut vous rassurer. J’ai mes moments.

Laissons nos petits être des enfants. Se salir, trouer leurs vêtements à force de jouer au cirque sans que ce soit grave ou que ça fasse un trou dans notre budget. Surtout, offrons leur des habits qui sont confortables pour jouer à être enfants, à défaut d’être incroyablement cute. Puis tous les sous économisés dans le placard peuvent être réinvestis, je sais pas moi, dans le vin? Non? Le régime d’épargne étude serait plus raisonnable? Ah bon.

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C’est la rentrée… Revenons-en!

Filed under: août 2015 — happy wife at 4:01 on mardi, août 25, 2015

Pouliche, née en octobre, passe un an de plus à la garderie. Je ne vis donc, pas encore la frénésie du début de l’école. Par contre, comme tout bon parent, je suis entourée d’autres parents dont la rentrée leur pousse dans le derrière. Et j’ai 4 petits mots pour eux (yeux sensibles, s’abstenir): Calm the fuck down!

Ça court d’un bord pis de l’autre pour trouver LA marque de crayon à mine ergonomique recommandée, LA paire de souliers qui fait de trace sur les planchers et toute autre peccadille sans importance. Ça s’inquiète de l’heure de la récréation, de la valeur nutritive des lunchs et tout autre fait sur lequel ils n’ont pas vraiment de contrôle. Dude! Ce sont les dernières journées d’été où il fait chaud, beau et où on sourit encore. Profitez-en! L’été, c’est fait pour jouer et relaxer et se baigner et manger de la crème glacée. Vous avez toute l’année scolaire pour courir d’un bord pis de l’autre. Là, c’est le moment de relaxer un peu. C’est tellement pas grave si vous vous couchez à 21h30 un soir de semaine parce qu’après le souper, vous avez eu envie de faire une ballade en vélo jusqu’à la crèmerie. Le tourbillon de devoirs, leçons, cuisine, tâches, lavage et compagnie arrivera bien assez rapidement. 

En plus, les petits sont excités que l’école commence bientôt. Ça serait bien que leurs parents ne leur renvoient pas une image de stress et d’angoisse. Des plans pour qu’ils n’aient plus envie de prendre l’autobus « tape-cul ». Anyway, on perd rien pour attendre, chers parents. Attendez que vos enfants se transforment en grands flancs mous d’ados dont le mot préféré est un grognement incompréhensible. Durant cette période de constante opposition envers l’autorité, vous ne voulez pas regarder en arrière en vous disant: « Si seulement je m’étais calmé le pompom quand Ti-Gus était jeune… » Revenons-en de la rentrée! Allez vous couler un verre de rouge et mangez des chips dans une tente en couvertures devant un film de disney. You’re welcome!

 

 

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Trop, c’est comme… TROP!

Filed under: août 2015 — happy wife at 9:29 on lundi, août 10, 2015

Après avoir écrit un billet sur l’impossibilité d’appliquer la méthode de rangement de Marie Kondo sur Pouliche, j’écris aujourd’hui sur le thème de (roulement de tambour): Se débarrasser des jouets! Je sais, je sais c’est contradictoire comme pas possible. Considérant le fait que je suis une contradiction sur deux pattes et que je suis capable de me sentir triste et heureuse EN MÊME TEMPS, je me permets de vous offrir deux articles traitant de sujets qui s’opposent (faut qu’il y en ait pour tous les goûts!)

 

 Bien que, subitement, les enfants développent un attachement pour les jouets dont on tente de se débarrasser, on se retrouve souvent dépassés par le nombre de jouets mis à la disposition de nos jeunes. Ici, j’implique tout le monde et ne parle pas que de ma situation personnelle parce que je SAIS que c’est un problème généralisé dans les familles au Québec. On a peur qu’ils manquent de quelque chose, nos petits anges. On ne voudrait surtout pas que leur éducation soit mise en péril parce qu’ils n’ont pas eu accès à tel jeux. Et que dire de nos familles élargies qui gâtent les enfants avec tant d’amour et de bonnes intentions. Après, on se retrouve à plonger dans la montagne de toutous pour atteindre la porte où nous rangeons tous les autres jouets.

Hein? Hein? Tu te reconnais? Je le savais!

Tout ça pour dire que parfois, less is more. En me basant sur le fait que les enfants d’amour apprennent en jouant, je me suis mise à voir la salle de jeux comme étant le bureau de Pouliche. L’endroit où elle travaille ses connaissances et fait de nouveaux apprentissages. J’ai donc fait le parallèle avec mon travail. Dans mon bureau, pour que je puisse travailler et être productive, je dois diminuer les sources de distraction. Pleins d’images sur les murs, un bureau rempli de paperasse et de cossins, ça distrait! Pourquoi serait-ce acceptable de pitcher ma fille dans une pièce qui croule sous les jouets?

Souvent, on peut entendre les enfants dire « Je m’ennuie. Je ne sais pas à quoi jouer. » En tout cas, j’entends ça souvent chez moi! Je pense qu’ils ont trop de choix en même temps. Ça les distrait et ils ne savent plus dans quoi se lancer alors, ils s’éteignent. Faut trouver une solution, pronto! Je ne laisserai pas nos enfants se ramollir le cerveau parce qu’on leurs offre trop de jouets, c’est pas vrai!

Je m’inspire de la méthode Montessori pour vous proposer une salle de jeux réorganisée:

  • On commence par mettre la pièce toute nue. Ainsi, les articles qu’on décide d’y mettre auront été choisis avec attention.
  • On décide combien de jeux et de livres on veut exposer dans le bureau la salle de jeux de l’enfant. ET ON S’Y TIENT! Par exemple, 12 jeux et 8 livres. Si tu veux en ajouter un, il faut en retirer un aussi.
  • On essaye de toucher à toutes les sphères du développement dans ce qui est accessible: Motricité globale, motricité fine, cognitif, musical, jeux symboliques, les arts et les livres.
  • On garde les items à un nombre minimum. Pas besoin de 800 blocs Légo…

La méthode Montessori, de ce que j’en retiens, vise une ambiance, un climat paisible où il n’y a ni trop, ni pas assez de couleurs. Où les objets sont multifonctions. (Et où l’adulte laisse l’enfant explorer toutes les possibilités qu’offre un seul et même jeu.) Tout cela pour permettre à l’enfant de grandir en liberté et dans le respect, où l’adulte observe et laisse l’enfant faire, explorer, découvrir, devenir autonome.

Pas plus compliqué que ça! Ben, dans la parole parce que dans l’application, c’est tout un challenge. Autant pour l’enfant que pour les parents! Par contre, en bout de ligne, je crois fermement que c’est aidant et positif. L’enfant est beaucoup plus absorbé dans le jeu qu’il choisit. Il s’y investit. Ses apprentissages n’en seront que bonifiés.

Et, argument très vendeur, il est beaucoup plus rapide de ranger la salle de jeux. Donc, le petit bout d’homme ou de femme chez toi se tanne moins rapidement et, fort probablement, rangera-t-il TOUS les jouets avant d’aller dormir! C’est tu pas beautiful, ça?

Je ne dis pas que cette méthode est la meilleure. Je ne dis pas que tous vont avoir envie de l’appliquer. Anyway, qui suis-je pour sortir un tel jugement? Tout ce que j’essaie de transmettre, c’est une opinion. Vous inviter à réfléchir différemment. Peut-être que d’effectuer une couple de changements dans la salle de jeux de votre maisonnée ne fera pas de tort. Je dis ça de même, là. T’en fais ce que tu veux! En attendant, j’entends de moins en moins souvent le classique « Ch’sais pas quoi faire! » pendant que j’ai les deux mains dans la pâte à pizza. Un brin plus de tranquillité pour Joyeux papa et moi, un GROS brin de plus de concentration dans ses jeux pour Pouliche. Tu vois ben que je suis vendue!

Toi, s’t’en penses??

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Les premières fois

Filed under: août 2015 — happy wife at 9:13 on lundi, août 3, 2015

Tout le monde parle des premières fois de leurs enfants. Tous ces moments, plus magiques les uns que les autres, où l’enfant prodige fait un acte sommes toute banale qu’il n’a jamais produit encore. Le premier sourire, le premier mot (souvent, c’est juste du babillage BTW), les premiers pas, la première chute face première (tsé, juste après les premiers pas), le début de la garderie, le premier pepi dans l’pot, la première journée d’école, la première p’tite blonde et la liste peut continuer à l’infini, se répète de progéniture en progéniture. Et on se vante, parce qu’évidemment notre enfant est le plus meilleur, le plus avancé (Pouliche marchait à 10 mois, je dis ça de même), le plus toute.

Constatation parallèle, les parents sont dont ben imbus de leurs enfants! Je m’inclue dans cette catégorie. Je ne suis pas supérieure aux autres simples mortels, très loin de là… La minute qu’on devient parent, on ne parle plus que de notre progéniture, de ses exploits, des nouveautés dans sa petite vie et du contenu de sa couche. Bref, juste un petit clin d’œil à tous les géniteurs qui me lisent: Parlez d’autre chose, une fois de temps en temps! Ben cute ton gosse, mais un moment donné, ça fait!

Justement, parlons d’autre chose (pas de panique les momans, ça va quand même traiter des enfants!). Personne ne parle des autres premières fois. Les premières fois qui ne suscitent pas un sentiment de fierté ou ne font pas fondre le cœur en disant « Awww! » Celles que nous n’avons pas le goût de prendre en photo. Celles que nous n’exposons pas sur les réseaux sociaux. Ben moi, je vais le faire! Peut-être cela encouragera certaines courageuses à suivre mon initiative et partager les VRAIS expériences.

Genre, la première fois que tu allaites là, ben ça se peut vraiment beaucoup que ça te fasses mal. Malgré tout ce qui est dit dans les cours prénataux et toutes tes amies qui ont pogné la twist du premier coup (bullshit!). Ça va être bizarre, tu ne seras pas sûre du tout de ce que tu fais. C’est bien possible que bébé ne boive absolument rien durant de longues minutes où tu auras envie de t’arracher les mamelons. Peut-être que ça va bien aller aussi, tsé je veux pas te faire peur. MA première fois, outch! Encore une fois, je dis ça de même…

Il y a aussi la première fois que tu fais une sortie au IGA. Ben oui, quand tu es nouvelle maman le simple fait de sortir de ta maison constitue une sortie. Donc, la première fois que tu installes la coquille de transport dans le panier avec ton tout-petit poupon qui dort paisiblement et que tu crois naïvement que tu pourras faire les courses tranquille. Une nano seconde plus tard, bébé hurle et devient couleur cerise. T’as même pas eu le temps de mettre les pommes dans le panier. (Les fruits et légumes sont à l’entrée de l’épicerie…) Juste entendre ses pleurs te créer des ronds de lactation sur le chandail. T’es épuisée et cernée et là, tu te décourages. Te dis que tu ne pourras jamais plus rien accomplir. Cette pensée te déprime et tu vas te cacher au fond d’une allée pour pleurer en réconfortant ton enfant d’amour.

La première chicane concernant l’éducation des enfants avec ton conjoint. Ça non plus, personne n’en parle. On aime bien laisser croire que tout est parfait. Que tout va bien dans le meilleur des mondes. Qu’on télépathise avec notre douce moitié et qu’on est toujours d’accord. Mais la réalité est toute autre. Je dis que nous devons nous faire un devoir de nous méfier des « parfaits. » Surtout que nous, on en a une famille, on sait la vérité.

Finalement, les familles vivent toutes un tas de nouvelles expériences, plaisantes ou non, qui forment notre identité familiale, qui nous lient les uns aux autres et qui façonnent des souvenirs. Toutes les premières fois sont importantes et laissent une trace indélébile dans notre histoire. Puis, bien souvent, on finit par en rire avec le temps. Célébrons chaque première fois. Assurons-nous de la stocker dans notre mémoire. Parce qu’on n’a jamais de deuxième chance pour vivre une première fois…

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