Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

La sainte paix!

Filed under: juillet 2015 — happy wife at 8:10 on lundi, juillet 20, 2015

Pour faire changement, je m’adresse à vous les « non parents ». Je vous pointe du doigt. Je vous accuse. (En fait, je suis jalouse.) VOUS N’APPRÉCIEZ PAS VOTRE PAIX! 

Avant, lorsque j’étais une « non parent », dans le bon vieux temps, lorsque mes cernes provenaient de soirées de fête délurée, j’écoutais de la musique non-stop. En marchant, en cuisinant, en faisant mes travaux universitaire, avant de dormir. Aujourd’hui, je remarque que plusieurs « non parents » font ça aussi. Mais vous êtes fous! (Je l’étais aussi, remarquez…) Le peu de temps dans une journée où il n’y a aucun bruit, chant, cri, rire, monologue, jouets « éducatif » ou autre, profitez-en! En devenant maman, j’ai découvert la valeur du silence. Mes oreilles m’en sont TELLEMENT reconnaissantes. Savourer un 10 minutes de pur silence par jour, fermer les yeux et apprécier. Je vous conseille cet exercice à vous à la maison, parent ou non. Je vous jure, ça va changer votre vie!

Avant, lorsque j’étais une « non parent », dans le bon vieux temps, lorsque mon cercle social était sacré et que je devais être sérieusement malade pour manquer une activité entre amis, j’étais sans cesse en quête de quelqu’un avec qui passer le temps. Aujourd’hui, je vous vois chercher des choses à faire, des endroits où sortir le vendredi soir. Je ne vous blâme pas mais vous averti que, le jour où vous serez des parents, vous chercherez avec avidité des moments de solitude. Bon, moi je les cherche et j’assume que tous les parents font pareil, eux aussi… (Quoi? C’est pas de même que ça marche?) Encore mieux, passer un moment seule ET en silence. Combo assez rare mais, oh! combien jouissif. 

Et, parce que la mission du blogue est tout de même de vous aider à déculpabiliser, voici une confession qui en fera plus d’une se sentir automatiquement SI bien par rapport à elles-mêmes. Des fois là, ben je pitch Pouliche à la garderie (métaphoriquement, pas besoin d’appeler la DPJ) même si je suis en congé pour faire des trucs seule. Et pas des activités comme un rendez-vous médical ou quelque chose de sérieux de même. Oh no! Je reste à la maison et je me fais une manucure qui pourra sécher au complet sans devoir faire une tresse ou déprendre un jouet d’un endroit exiguë. Je me fais bronzer sans me faire interrompre 1000 fois pour jouer au Baseball ou l’accompagner dans la piscine ou rentrer faire un petit pipi. Et je fais une sieste à l’heure qu’il ME plaît et je me lève lorsque JE suis prête. Et, le dernier mais certainement pas le moindre, je vais à la salle de bain TU SEULE!

 

Je vous vois me juger, vous savez! Je ne fais pas ça souvent… Juste quand je suis sur le bord d’exploser. 

J’ai mes moments. Alors, je passe quelques heures en paix et je retourne chercher Pouliche fraîche comme une mère qui vient de passer du temps seule! 😉 

 

The happiest of wives

L’été, c’est fait pour jouer

Filed under: juillet 2015 — happy wife at 9:00 on lundi, juillet 13, 2015

Comme toute personne normalement constituée, je me réjouis de la chaleur accablante qui s’abat sur le Québec depuis quelques jours et le soleil qui daigne enfin nous rougir les épaules et le bout du nez. Et je me rends compte qu’avec le temps maussade que Dame Nature nous a réservé ce printemps, j’ai comme oublié de planifier les vacances… Tsé, quand t’es pas dans le mood.

Suite à cette réalisation, je me suis précipitée sur les internet (bien prononcer la liaison entre le s et le i pour plus d’impact) à la recherche d’activités à faire en famille, de lieux à visiter, d’évènements et de festivals family friendly et tout autre happening susceptible de combler nos deux courtes semaines de vacances et, vous le savez bien, vider notre compte en banque.

 

La vue de toutes ces attractions plus dispendieuses les unes que les autres me ramène à mon enfance, mes étés. Je me mets à fredonner un des plus grand succès d’un petit band québécois: Passe-Partout (je ne sais pas si vous connaissez?). Je furète sur les internet (n’oubliez pas la liaison) en chantant « L’été, l’été, l’été c’est fait pour jouer » de ma voix la plus agaçante aiguë. Puis, ça me frappe, en pleine face toi! Ben oui! L’été, c’est fait pour jouer. J’avais, genre, oublié ce concept pourtant ancré pour toujours dans ma mémoire musicale.

Je me suis mise à réfléchir. Ben oui, encore! De quoi ma Pouliche a le plus besoin durant les vacances (bah, soyons généreux, durant l’été complet!)? Et la famille elle, de quoi a-t-elle besoin pour passer du bon temps?

Je pense que ne rien faire figure au top du palmarès. En tant que grands, on a bien de la difficulté avec ce concept là, hein? Moi je dis, mettons le en application! Nos enfants n’ont pas besoin de G.O. en tout temps pour les stimuler. Parfois, s’ennuyer peut être très bénéfique. Lorsqu’on s’ennuie, on cherche des choses à faire. Lorsqu’on cherche, on développe notre créativité et notre imagination. Et lorsqu’on stimule la créativité, on découvre! Let’s go, l’ennui, let’s go!

Le but ultime des vacances, c’est de passer du temps ensemble, right? Alors, pourquoi ne pas se concentrer là-dessus et faire des activités plus simples, mais où nous serons réellement ensemble? Des jeux de société sur le balcon, cuisiner, se lancer des balloons d’eau, n’importe quoi tant que le plaisir préside l’assemblée! Et pourquoi ne pas donner plus de lousse à notre horaire durant l’été? Déjà que de septembre à juin, l’horaire et la routine prennent toute la place et qu’il est difficile d’en déroger sans en payer le prix durant un mois… Se coucher plus tard, souper devant un feu de camp, laisser les enfants choisir leurs vêtements le matin pour accélérer le processus et éviter la bataille (même s’ils sont un peu tout croches…). Passe-Partout aurait aussi du insérer dans le texte « L’été, c’est fait pour prendre son temps et reprendre son souffle. »

Bien que le temps en famille est important durant les vacances, je pense que la saison estivale invite à laisser de l’espace aux enfants. Enwèye dewors! Leur donner des permissions nouvelles (genre aller au parc au bout de la rue tout seul) et les laisser un peu en paix. Les momans, ce que je m’apprête à dire va vous faire frémir, vous êtes averties! C’est le temps de délaisser le rôle de police/poule/infirmière/paranoïaque. Je sais, plus facile à dire qu’à faire. Mais imaginez comment vos petits seront fiers lorsqu’ils auront ENFIN le droit d’aller seuls dans la cour arrière! (Ok, j’exagère mais vous voyez le portrait.)

Remarquez que les exemples tournent toujours autour de l’extérieur et de la nature? Je pense que je n’ai pas besoin d’élaborer plus que ça. Été = Nature.

L’été est aussi synonyme de NOUVEAU! Nouveau quoi? Ça vous appartient. Nouveau chemin pour aller à l’épicerie en vélo (merci Google Map). Nouveaux jouets de piscine (merci Dollorama). Nouveau livres à toutes les semaines (merci bibliothèque). Sky is the limit! Et pour presque pas de sous, en plus. Ça peut aussi être nouvelle sortie. C’est agréable aller au zoo. Surtout si on ne s’y sent pas obligé.

Mais quelle réalisation géniale! Alors, j’ai éteint l’ordinateur, je me suis pris un verre de vin (acheté avec l’argent économisé par moins de sorties durant les vacances) et je suis allée me coller sur Pouliche et Joyeux papa qui faisaient griller des guimauves sur le feu. Life is good!

 

The happiest of wives

 

Le petit tab(&;?(*?*&;$

Filed under: juillet 2015 — happy wife at 8:40 on lundi, juillet 6, 2015

Les sujets tabous ne me font pas peur! Aujourd’hui, on cite l’église, on offusque les baby-boomers, on SACRE!!! Yes monsieur. Je parle de religion drette là. Je suis folle de même! Je réfléchis à l’impact de la religion, ou plutôt de la laïcité, sur l’éducation de nos enfants. Et sur leur langage. Les fameux mots « pas beaux », ceux qu’on interdit à nos petits. Ceux aussi qu’ils utilisent dans notre dos (ou dans notre face, pour nous faire réagir…)

Je vous mets en contexte (profitez-en, c’est gratuit!) Joyeux papa utilise les mots d’église à toutes les sauces. Je vous donne des exemples (gratuit aussi!) Il les conjugue, comme les verbes: En écoutant le hockey « Il l’a ***é dans le net. » Il l’utilise comme un nom: « On se donnait des bines sur l’épaule. Il m’en donné une *** » Ou comme expression couramment utilisée: « Je m’en ***. » Très fréquemment, Joyeux papa remplace les adjectifs par un juron bien senti: « Le ***, il m’a joué un tour. »

Je pense que ça suffit, vous en avez eu pour votre argent. 😉 Bref, les blasphèmes sont abondants sous notre toit. Même pas besoin d’être de mauvaise humeur ou de s’être cogné le petit orteil sur le coin de la table. (Dans ces moments-là, il enfile les jurons like they’re going out of style!) Bon, j’avoue, il n’y a pas que Joyeux papa qui sacre chez nous. J’en utilise un, une fois de temps en temps (beaucoup trop souvent à mon goût). Ça sort tout seul!

Par contre ce qui me pousse à réfléchir sur le sujet, c’est lorsque Pouliche utilise ces « pas beaux mots ». Automatiquement, nous la réprimandons et lui interdisons d’employer ce genre de langage. Mais dans le fond là, dans le fin, fin fond bien loin, si elle connait ces mots, c’est parce qu’elle nous entend les dire. Pourquoi c’est correct pour nous et pas pour elle? Et surtout, qu’est-ce qu’elles ont de si mauvais, ces paroles?

 

Parce que, maintenant qu’elle manie l’art d’argumenter comme un politicien, Pouliche questionne les interdits. « Pourquoi je ne peux pas dire ce mot, maman? » Ma réponse beaucoup trop simple et peu satisfaisante « Parce que ce n’est pas bien de dire ces mots-là. Ce sont des sacres. » Ce à quoi la petite curieuse répond « C’est quoi, des sacres? »

Boum! C’est quoi, des sacres? LA colle, toi chose! Même lorsque j’étais enfant, le concept de mots reliés à l’église, et donc sacrés, était très abstrait et peu relié à mon vécu. De nos jours dans une société de plus en plus laïque et dans laquelle les églises et leur ameublement s’effacent, comment expliquer à ses enfants le concept de jurons reliés à la religion?

Pipi, caca et autres, ça c’est facile. Ce sont des mots de toilette. Point barre. En plus, mes les adultes en rient. C’est comme moins grave. Mais la religion…. Je ne suis pas pratiquante, je ne suis pas trop certaine de croire en Dieu et tous ses miracles et je n’ai pas enseigné les saints écrits à ma fille. Pour l’instant, ma réponse reste la même, simplement parce que je n’ai pas trouvé mieux. Donc, les sacres ce sont des mots « pas beaux » qu’il ne faut pas utiliser, même les adultes ne devraient pas les utiliser. Mais on le fait quand même… Je sais, ça ne fait pas de sens. Comme le café ou les boissons gazeuses. Ce n’est pas bon pour toi, Pouliche. Non, ce n’est pas bon pour moi non plus. Pourquoi j’en boit? Parce que sans caféine, je dors au lieu de jouer avec toi! Pour les jurons, je n’ai pas encore trouvé d’excuse autre que c’est vulgaire. Tout aussi peu satisfaisant et abstrait pour un enfant. Et le auparavant populaire « ça fait de la peine au petit Jésus » aura pas ben, ben d’impact sur ma fille. Ça réponse serait surement « C’est qui le petit Jésus? » Et Dieu sait que je n’ai pas envie de me lancer dans cette explication maintenant!

Bien que ce ne soit pas accepté socialement, je me questionne sur l’utilisation des blasphèmes… Si l’église et ce qu’elle contient ne veut rien dire de significatif pour mon enfant, est-ce que c’est encore mal d’utiliser les mots proscrits? Ou si ceux-ci deviennent simplement des adages populaires? Pas que je tienne à ce que mes enfants les utilisent. On jase là! Parce qu’un tabernacle, franchement, même moi je ne suis pas certaine de ce que c’est. Allez imaginer ce que sa représente pour une poupoune de 4 ans. Sommes-nous rendus ailleurs concernant les jurons? Est-ce rendu tellement banal et si peu significatif que nous n’avons plus d’excuse valable pour les interdire? Je n’ai pas de réponse. Mais je trouve que c’est un pensez-y bien. Alors, pensez -y bien en ***! 😉 

 

The happiest of wives

 

 

 
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