Happy wife, happy life

Faut bien se déculpabiliser!

Les BICROBES

Filed under: mai 2015 — happy wife at 9:32 on lundi, mai 25, 2015

Il était une fois, dans un pays fort, fort glacial, une petite fille qui bouillait de fièvre depuis cinq jours et qui toussait tellement que ses poumons sont sortis. (Ils ont dit: « Il fait trop froid ici! » Et sont retournés à leur place, à la chaleur.) Cette enfant, nommée Pouliche, habituellement remplie d’énergie et d’idées originales avait passé les derniers jours couchée sur le divan avec sa doudou. Ironiquement, Pouliche se réveillait plus souvent qu’un nouveau-né la nuit pour tousser, se moucher, dire qu’elle a chaud, boire de l’eau, demander du sirop, dire qu’elle a froid et j’en passe. Sa maman a donc décidé de se lever à 5h du matin pour tenter de réussir l’impossible c’est-à-dire, prendre un rendez-vous dans une clinique sans rendez-vous. Il s’agit là d’un non-sens, me direz-vous mais quossé tu veux, c’est comme ça dans le système de santé de ce pays aussi froid que les couilles d’un Esquimau.

 

Score! La mère cernée jusqu’en dessous des bras a réussi à obtenir une plage horaire avec l’apothicaire, dont la journée semble plus occupée qu’un marchand de glaces durant une canicule. (Hum…. Canicule… Chaleur…) Quelques heures et plusieurs mouchoirs plus tard, la maman et la fillette bravèrent le froid sibérien pour se rendre à la clinique de leur quartier, armées de patience et d’un sac à dos rempli de jouets et de mouchoirs propres. (Parce que même avec un rendez-vous, à la clinique sans rendez-vous, ils vous font attendre…)

Et c’est dans cet endroit bourré de charme et de chaleur (notez ici la pointe de sarcasme) qu’elles firent la rencontre de Mathilde. Mathilde, une autre pouliche qui s’époumone depuis des jours. Mathilde, qui est venue avec son papa, pas aussi prévoyant que la fantastique et organisée maman de notre héroïne. Mathilde, qui s’ennuie depuis déjà un bout de temps et voit en la fillette une amie potentielle. Elle l’enligne, la darde du regard et jette son dévolu sur la pauvre Pouliche affaiblie par la maladie.

Tout à coup, l’enfant a un regain d’énergie incroyable. La mère en vient à se demander ce qu’elles font à la clinique. Avoir su que le remède est une autre princesse pour que les deux puissent se tousser mutuellement au visage… Le problème aurait été réglé depuis longtemps!

C’est ainsi que Pouliche et sa maman perdirent leur dimanche après-midi. Pouliche en jouant avec Mathilde, rebaptisée « Bathilde » du à la congestion nasale. Crachant leurs microbes respectifs dans leurs mains, sur les jouets ou dans le visage de l’autre, au choix. Maman en priant pour que le docteur ne sorte pas sa phrase caractéristique qu’aucun parent visitant une clinique avec un enfant ne veut entendre: « C’est viral, ça va passer. » (Prononcé sur un ton monocorde avec beaucoup de fatigue accumulée dans la voix et une lueur de désespoir dans les yeux.) Et le papa de Bathilde remerciant le ciel d’avoir mis sur son chemin une distraction pour sa fille, lui donnant l’occasion de naviguer sur les réseaux sociaux pendant que la maman mouche les deux fillettes, maintenant inséparables.

Soudain, une voix toute aussi enjouée que le décor de la salle d’attente se fit entendre (sarcasme, prise deux): Pouliche, salle 12. Pouliche, salle 12. Coup de chance, elles sont invitées dans la salle 12 en premier, bien qu’elles soient arrivées après Bathilde. La maman ramassa tous les jouets à la vitesse de l’éclair. « Au diable le Lysol et le Purrel, c’est notre tour! » pensa-t-elle. Puis, elle sent quelqu’un tirer sur le bas de son chandail. Pouliche, un air tristounet sur le visage (air qu’elle a pratiqué dans le miroir, BTW), pris Bathilde dans ses bras comme si on planifiait l’envoyer dans un camp de concentration et dit à sa génitrice: « Est-ce que Bathilde peut benir abec boi, baban? »

L’amitié à ses limites et la patience de la maman aussi. Elle prit donc un ton impitoyable, celui qui annonce que ses paroles sont définitives et sans appel, accompagné d’un visage sérieux, pour ne pas dire un air bête et répondit: « Non. » La mère était prête à toutes éventualités et observa sa Pouliche.

C’est ainsi qu’elles firent leur entrée dans la salle 12 avec Pouliche qui pleurait comme une jumelle siamoise qui vient d’apprendre que sa sœur a été adoptée… En bonne mère indigne, la maman se dit que les pleurs de sa fille allaient rendre encore plus crédibles ses maux et permettront surement d’éviter la phrase qui tue. L’apothicaire ausculta Pouliche durant un gros 10 secondes puis émit son verdict. Ce médecin diagnostique plus vite que son ombre. Lucky Luke peut aller se rhabiller! Peut-être souhaitait-il simplement s’éloigner le plus rapidement possible de cette enfant qui hurle et dont chaque orifices du visage semblent avoir des fuites? Heureusement pour la santé mentale de la maman, il les informa que Pouliche était atteinte de deux otites et d’une bronchite.

Elles vécurent heureuses et eurent une prescription d’antibiotiques.

The happiest of wives

Maman… What else?

Filed under: mai 2015 — happy wife at 9:04 on lundi, mai 18, 2015

J’écris ce matin, inspirée par cette journée pluvieuse qui me donne envie de rester en pyjama sale à manger du popcorn pour déjeuner. Peu fière de mes pulsions un peu dégoutantes, je décide de me décrasser les neurones et de chercher un sujet à explorer, un sujet qui porte à réflexion. Rapido-presto, un des sujets les plus compliqués de l’univers me saute au visage (métaphoriquement, of course. Le sujet n’est pas violent.): LA FEMME.

LA FEMME se définissait autrefois par son rôle de mère de famille. Elle s’occupait de ses enfants, procréait encore et encore, allaitait, cuisinait et torchait la maison, les enfants, le mari. Voilà! Simple de même.

Puis, est venue l’émancipation. LA FEMME veut s’épanouir, se définir dans un autre rôle que celui de mère. Travailler, performer, gravir les échelons tout en portant des talons hauts. Rapidement, toutes les tâches connexes de la vie familiale sont réapparues en criant:  » On a besoin de toi, femme! »

Aujourd’hui, dans cette ère moderne, technologique, libre d’expression et lourde de pressions sociales, LA FEMME cherche l’équilibre (moi, en tout cas, je cherche l’équilibre), la conciliation travail-famille. Et je m’interroge. Comment se définir et s’épanouir en tant que femme, sans être automatiquement scotché au rôle de mère. Oui, je suis une maman mais, what else? (Quoi d’autre, pour les ceux un peu moins bilingues qui me lisent quand même. ;))

Parce que le travail, c’est bien beau, ça fait sortir de la maison. Par contre, ce n’est absolument pas là que je m’épanouis en tant que femme. Et je n’ai certainement pas envie d’être définie par mon emploi plate à temps partiel, choisis pour concilier la famille (d’abord) avec le travail (ensuite). Parce qu’on le sait tous, une mère c’est pas fiable. Ça doit adapter son horaire de travail à celui de la garderie, de l’école, des matchs de soccer et des cours de peinture sur vitrail. Une mère, ça demande toujours congé parce que ses flos pognent tout ce qui passe. Bref, mon travail est une source de revenus qui convient à mon rôle de parent. Pas d’épanouissement à l’horizon. J’ai déjà aspiré à plus, lorsque j’étais jeune, frivole, pleine d’ambitions et d’idées naïves à propos du monde et des possibilités qu’il avait à offrir à une fraîche fillette telle que moi. Pas tout le temps. J’ai eu mes moments. Maintenant, j’aspire à moins pour avoir plus. (Un petit bonjour à tous les lecteurs philosophes qui jubilent en analysant cette phrase à l’instant.)

Si je récapitule, je suis une maman et une employée. Ok… What else?

Je suis aussi une épouse. Mais je suis très heureuse et épanouie de ce côté-là (merci joyeux papa). Alors, on va passer rapidement cette sous-catégorie. Pas que je ne souhaite pas développer le sujet mais, j’ai l’étrange sensation que je vais me faire lapider si j’étends mon bonheur conjugal sous les yeux des lectrices un petit peu moins comblées et surtout, oh! combien à fleur de peau à cause des hormones de grossesse. Donc, je ne dirai que ceci: Gna gna gna gna gna!

Comment je m’épanouis, dont? Je n’ai pas vraiment de hobby. Je cuisine mal. Je ne suis pas manuelle. Je n’aime pas le plein air. Je ne m’entraîne pas. Ah ça, non! Je fais du yoga… avec ma fille la plupart du temps. Pas full reposant. Je passe plus de temps sur son tapis que sur le mien. Mais j’aime bien, tout de même, faire semblant d’être zen et sereine.

Obviously, j’écris des billets sur un sympathique blogue pour les mamans qui débordent de culpabilité et qui pleurent des les allées du IGA (Ou c’est juste moi?). Pour aider ces mamans à se sentir un peu mieux, pour qu’elles puissent rire un coup (à défaut de prendre un coup) et qu’elles se sentent prêtes à passer au travers de la prochaine nuit blanche sans se demander où elles ont fait erreur.

Hum… Je sens les regards dubitatifs percer l’écran de mon portable. Mea culpa. Vous avez bien raison, l’écriture de ce blogue est un geste complètement égoïste. Bien sur, je souhaite alléger la journée d’une maman le temps d’une lecture. J’espère de tout cœur que mes textes font un peu de bien, parfois. Mais, principalement, c’est moi que ces textes font rire. C’est à moi qu’ils font du bien. Je vous vomis mes maux de maman, réels ou imaginaires, entre deux berceuses pour rendormir Pouliche en pensant que je suis vraiment due pour trimer la forêt boréale qui s’est développée sur mes jambes. Et ça me fait du bien. J’ai l’impression d’accomplir quelque chose. Quelque chose qui diffère complètement des responsabilités familiales, même si je ne parle que de ces dernières.

À chaque billet que je publie, j’ai une pensée pour ma fille qui, un jour, les lira avec horreur. « What!?! T’as raconté ÇA sur le world wide web? » Ma fille qui, un peu plus tard encore, ressentira une certaine fierté, peut-être même une ti-brin d’admiration, envers sa mère parce qu’elle a eu la naïveté le courage d’offrir, à qui veut bien le lire, des textes qu’elle a écrit avec son cœur et son humour bizarre.

So, en tant que femme, comment je me définis? Eh ben, comme une maman! Chaque sujet, peut-être l’aurez-vous remarqué, finit par se lier avec la famille. (Attention, c’est TRÈS subtil.) Je suis une maman tout le temps. Avec plein de petites sous-catégories qui viennent se raccrocher tant bien que mal à la catégorie principale. Et comment je m’épanouie? En écrivant sur la famille et en yogatant (Non, je ne sais pas s’il y a un verbe pour « faire du yoga ». Oui, j’en ai inventé un. Sue me!) avec Pouliche… Il y a comme une redondance.

Je me roule dans le bonheur et les débordements de la vie de famille et j’aime ça. Pourquoi donc, je me suis mise à réfléchir sur le sujet de l’épanouissement de la FEMME, plus précisément le mien? Ah, oui! Pour éviter de manger du popcorn sous la pluie. Yummy, du popcorn dégoulinant de beurre que ma fille essuierait sur ses pantalons ou dans mes cheveux. Moi et mes jambes poilues, ont va aller se préparer un snack.

 

The happiest of wives

 

 

C’est pour quand le prochain?

Filed under: mai 2015 — happy wife at 8:44 on lundi, mai 11, 2015

Petit retour aux sources aujourd’hui (sources vieilles d’un mois et demi). Je chiale! Il faut bien accepter sa vraie nature. Et dans ma forêt intime, celle qui crée ma fantastique personnalité (Je ne suis pas juste chialeuse, je suis très humble aussi. Vous l’aviez remarqué?), il y a une grande part de haine envers les règles sociales non-écrites que certains ont oublié de lire (ou de « non-lire »).

Je vais me concentrer sur les incursions dans ma bulle oh! combien précieuse concernant la vie familiale, bien que nous savons tous qu’elles surviennent plus souvent qu’à leur tour, même sans enfant. Vous avez déjà rencontré un de ces personnes dans la rue, au magasin, au restaurant, au parc ou tout autre endroit qui n’est PAS votre maison donc, où vous ne l’avez PAS invitée, qui agit avec vous comme de vieilles connaissances et qui s’en permet? Je vous vois tous et toutes opiner du bonnet. J’assume que tout le monde comprend ce que je veux dire. Sinon, vous êtes bien chanceux! (Mais vous pouvez lire quand même. Vous allez voir, c’est très bon!)

Ce récit débute lorsque je suis tombée enceinte. (Hein! Hein! Vous êtes tous surpris!) Je suis une de ces chanceuses qui a développé sa bedaine sur le tard. J’ai donc, eu la paix longtemps. Mis à part durant les cours prénataux. Toutes ces questions d’inconnus « Savez-vous le sexe? Je pense que ça va être une fille. » (WTF?) « T’es due pour quand? » « As-tu des nausées? » Et ainsi de suite. Je me suis dit, naïvement, que c’était circonstanciel. Que les mamans et quelques papas du groupe étaient curieux. Le plus souvent, ils me posaient la question pour, finalement, y répondre même si je ne la renvoyais pas. (Je sais. J’ai fait le test.)

Soudain, Ze bedaine a fait irruption autour du 7e mois. Là, j’ai découvert que j’étais devenue un lieu public. Le touchage de mon ventre rond « pour la chance » sans demander la permission, évidemment. Souvent, je n’avais droit à aucun avertissement. Juste la surprise de me faire taponner par un étranger. Les questions intimes et les anecdotes toutes aussi intimes que je ne souhaite pas entendre du tout. Les jugements « Vous voulez pas savoir le sexe? Vraiment » Et, la pire selon moi: « Tu dois être du pour bientôt!? Regarde-moi le ventre, toi! » Hum… Pas avant 2 mois… Toi, t’as des grosses fesses, BTW. Eh non, malheureusement ce n’est que mon imagination qui parle. Je suis trop bien élevée pour répondre de la sorte (Merci maman). Alors, je me questionne sur la pensée collective de notre société (Attention, enjeu POLITIQUE, ici). Pourquoi la population se donne-t-elle le droit de faire invasion dans la vie privée d’une femme juste parce qu’elle est enceinte? Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable? J’ai eu le goût de me terrer dans ma chambre, sous les couvertures jusqu’à ce que le petit miracle se pointe le bout du nez.

Erreur! Ça déculpe, ce manque de savoir-vivre là, lorsqu’un tout petit mignon poupon fait son apparition dans le vrai monde. Allez les doigts dans la poussette, et que je te chatouille les orteils, et que je te mets un doigt dans le nez en visant ta joue. EILLE! Garde tes microbes pour toi, je vais garder les miens pour moi. (Là, je pouvais être un peu moins polie et mettre ça sur le dos du post-partum.) Au-delà des attouchements (oui, oui. Vous avez bien lu.), il y a aussi les jugements du genre « Oh! Ce qu’elle est dodue! Elle doit boire VRAIMENT beaucoup de lait…? » « Tu ne l’allaites pas…? » « Tu fais du portage…? » Notez que c’est toujours dit sous forme de question, pour éviter la confrontation, mais les points de suspension à la fin de la phrase vous trahissent! Il y a aussi ceux qui s’essayent « Quel joli garçon! » Wrong! C’est une fille, même si son chandail est vert. Pourquoi la population se donne-t-elle le droit de faire irruption dans la bulle d’un fragile poupon? Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable de juger les choix des parents sous prétexte qu’ils sont différents? Des envies d’ermite me sont apparues. Je nous imaginais tous les trois seuls, dans un shack dans le fond d’un bois. Mais bon, mon conjoint, appelons le joyeux papa, a refusé ma solution avec comme seule raison: « Tu capotes! » Remarquez qu’il n’avait peut-être pas tort.

Puis, un jour, ton enfant grandit et est capable de faire les yeux qui veulent dire « je ne te connais pas, laisse-moi tranquille ». Les gens font des sourires, envoient parfois la main mais, le plus souvent, le laisse aller en paix. Ah! Soulagée en observant ces comportements sociaux plus acceptables, je me dis que c’est le début d’un temps nouveau. Nous voilà devenus des oiseaux. Mais le répit fût de courte durée puisque LA question, vraisemblablement incontournable à toute conversation avec une mère, a fait son apparition rapidement. Vous me voyez venir? Allez, tous ensemble: « C’est pour quand, le prochain? » On peut-tu procréer comme on veut? Toutes les mères l’ont entendue maintes et maintes fois. Même les mères de famille nombreuse se le font demander après le 19e enfant. Quelle question inadéquate. Surtout que les gens qui la posent ne s’attendent pas toujours à une réponse franche. Ils sont donc pris de court et fortement mal à l’aise lorsqu’on leur répond qu’il n’y en aura pas d’autres. (Ça, c’est mon petit plaisir malsain. J’adore les malaises.) Quand est-ce que c’est devenu socialement acceptable de demander aux parents leurs intentions de copuler? Le shack à refait son apparition dans mon esprit. Joyeux papa toujours contre l’idée, je me suis dit que, peut-être si j’en faisais mention dans un billet sur mon blogue, ça changerait les choses.

Donc, en attendant que ce texte face le tour de la Terre, ou le tour du Québec, je m’amuse à créer des malaises en répondant parfois trop franchement aux questions, selon moi, déplacées des gens qui se croient tout permis vis à vis ma famille. Parfois, j’insère un élément perturbateur, un mensonge éhonté le plus souvent, juste pour voir apparaitre les regards réprobateurs des poseurs de questions. Et je m’amuse, mais je m’amuse au dépend de la population!

Je terminerai en disant ceci: Toi, lecteur, si le chapeau te fait… 😉

The happiest of wives

Le bonheur dans mon salon

Filed under: mai 2015 — happy wife at 9:15 on lundi, mai 4, 2015

Oyé! Oyé! J’ai une grande déclaration à faire. Ouvrez bien vos oreilles, je ne le répèterai pas deux fois: On a le bonheur dans la face. On (on INCLUT la personne qui écrit) le cherche partout, tout le temps mais, il est dans notre salon tel un énorme éléphant rose qui n’attend que de se faire remarquer.

Qu’avons-nous, être humains, simples mortels, à toujours, inlassablement être à la recherche du bonheur avec un « b » majuscule? Et, encore plus important, de quelle source est-ce qu’on tient notre définition du bonheur? Concernant la famille, il faudrait toujours être plus heureux, avoir des enfants plus performants, être les meilleurs parents, faire plus d’activités. Remarquez le mot qui revient encore et encore: plus. Plus que qui? Plus que quoi? Je constate que nous sommes, de façon majoritaire, d’éternels insatisfaits. Et, honnêtement, je ne pense pas que ce soit une attitude gagnante si l’objectif à atteindre est un sentiment de bien être. Mais bon, peut-être que je me trompe.

Alors à partir de maintenant, je cesse d’inclure l’humanité toute entière dans ma réflexion et je me concentre sur les perceptions de bibi. Alors, toujours selon bibi, c’est quoi le bonheur? Parce que, je l’avoue, pendant un petit bout de temps (bout de temps qui m’a paru tout sauf petit), je pensais bien qu’il avait déserté la maisonnée. Qu’il m’avait abandonnée. Jusqu’à ce que je prenne un des mes fameux moments d’auto-évaluation (toujours 10 minutes, période de temps maximale pour ne penser qu’à son petit nombril quand on est maman). Durant la dite période de réflexion, je me suis rendue compte que ma vision du bonheur était teintée (pour ne pas dire peinturée à la grandeur de mon esprit) des images de bonheur projetées par les médias, les films, les livres, les gens de mon entourage, les contes pour enfants, [insérez ici d’autres exemples, je suis certaine que ça s’applique], etc. J’ai d’ailleurs une petite confidence à vous faire. Je vous invite à vous approcher parce que je vais murmurer…Écrire, ça amène tellement de réflexion et d’introspection que c’est mieux qu’une thérapie et… C’EST GRATUIT! (Désolée pour vos frêles oreilles, je n’aurais pas du crier.) Écrire, ça pousse à réfléchir et réfléchir, ça amène des pistes de solution…

Pour en revenir à nos moutons (oups, mes moutons), j’en suis venue à la conclusion que le bonheur « c’est comme du sucre à la crème, quand t’en veux, t’en fais. » Il suffit d’apprécier et, franchement, de voir plus petit une fois de temps en temps. De parfois se contenter de choses simples ou de solutions à court terme. Fini la recherche du summum dans toutes les sphères de la vie. Fini le « plus ». Fini l’époque du Think Big, Sti! (Désolée Elvis Gratton, je refuse ta proposition.) Pour ma part, le bonheur, surtout le bonheur familial, se retrouve dans les petites choses. Pour y accéder à ce bonheur, j’ai du faire l’effort de retrouver la capacité de s’extasier. Une fois que j’ai compris ce concept, j’ai réalisé que j’avais les yeux fermés durant tout ce temps et que Monsieur Bonheur (notez ici le « b » majuscule) était dans mon salon depuis le début.

J’ai donc recommencé à apprécier les sourires généreusement offerts par les membres de ma famille. Apprécier les soupers de grilled cheese et de soupe aux tomates devant un film pour enfant (miettes sur le plancher incluses). Apprécier le doux câlin de Pouliche qui me réveille le matin, peu importe l’heure qu’il est. Apprécier les mots d’enfant. Apprécier ces moments où le soleil entrant par la fenêtre me réchauffe pendant qu’on déjeune en famille. Apprécier les moments en couple à la maison quand la petite dort. Apprécier ce que la vie a à offrir de mieux, finalement.

Je vous vois venir, mes vous autres. « Si on voit petit, on n’ira pas loin. » et autres commentaires de ce genre. Eh ben, vous avez raison! Je crois que c’est important, toujours pour atteindre l’objectif bonheur, d’avoir des projets. Des idées qui nous stimulent, nous amène à nous extasier, nous obligent à vivre des défis et surtout, les relever. Si les projets deviennent une tâche, à quoi bon? Je pense qu’il faut faire des choix judicieux, même parfois être un peu égoïste. Planifier un voyage autour du monde, se faire tatouer ou faire de la peinture avec les orteils. Peu importe! Tant qu’on y éprouve du plaisir. (Petit paragraphe en « on ». Je ne voulais pas que vous vous sentiez exclus.)

Le plus grand obstacle dans la course au bonheur, c’est moi-même. Mes perceptions, ma façon de réagir aux difficultés, mon choix de carrière, la pression que je me mets sur les épaules, les comparaisons que je fais trop souvent, la notion de plus que j’impose à ma famille. Tout ça met un frein au magnifique voyage que la vie offre. Je vais arrêter là. On dirait que j’ai plagié mon texte dans un self help book

Le bonheur, finalement, c’est tout ces petits moments où la Terre arrête de tourner. Est-ce que j’ai le bonheur facile? Je pense que oui, maintenant. Parce que la Terre ne bouge plus dès qu’on fait un sandwich familial. (Câlin où on écrase quelqu’un au centre. Essayez pas, vous avez tous déjà fait ça!)

À la suite de cette constatation, je réalise que malgré les épreuves, je choisis de vivre les plus beaux moments de ma vie, jour après jour. (Cheesy, je sais. Mais vous vous attendez à quoi de la part d’une maman qui partage ses réflexions sur le monde de la maternité, les moments familiaux les plus cutes avec le monde entier et qui fait du plagiat dans des livres de croissance personnelle? Of course, j’ai un côté quétaine!)

Alors, je continue de cuisiner du sucre à la crème en rigolant avec ma fille. On partage cette sucrerie en famille, laissant dans miettes partout. Et j’essaie de penser d’en donner un morceau à Monsieur Bonheur. Pour le remercier. Pour qu’il reste dans mon salon.

The happiest of wives

 
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